Danemark : l'éolien a fourni 47% de l'électricité consommée en 2019

Danemark : l’éolien a fourni 47% de l’électricité consommée en 2019

danemark eolien electricite 2019 - L'Energeek

Après un léger recul en 2018, l’éolien a continué sa progression au Danemark, battant un nouveau record : en 2019, 47% de l’électricité consommée dans le pays était produite par une éolienne, selon les chiffres du rapport annuel d’Energinet, le réseau de transport d’énergie national, publié ce jeudi 2 janvier 2020.

En 2019, l’éolien reprend sa marche en avant au Danemark

C’est devenu un véritable rendez-vous. Tous les ans, en tout début d’année, Energinet, le réseau de transport d’énergie au Danemark, détaille le mix électrique de l’année écoulée. Les chiffres de l’éolien y sont scrutés avec attention. Jusqu’ici l’année 2017, avec 43% d’éolien dans la consommation d’électricité nationale, détenait le record. 2018 avait marqué un recul (41%), à cause de conditions atmosphériques particulières (vents historiquement faibles).

Mais 2019 marque le retour de la marche en avant. Ce jeudi 2 janvier 2020, Energinet a révélé que l’éolien avait couvert 47% des besoins d’électricité du Danemark en 2019. Cette progression est notamment due à l’ouverture, à l’été 2019, d’un nouveau parc éolien en mer de grande taille, par l’énergéticien suédois Vattenfall, en mer du Nord.

Le Danemark profite ainsi à plein de sa situation géographique propice à l’éolien, notamment en mer, et d’une volonté politique forte et ancienne : les premières éoliennes danoises datent des années 1970, le pays fut le premier à mettre en service un parc offshore, à Vindeby, dès 1991.

Ce 47% est un record mondial : la moyenne européenne se situe à 14% d’éolien dans le mix électrique ; la seconde marche du podium européen est occupée par l’Irlande, avec 28%, soit presque moitié moins. En y ajoutant la production solaire, les renouvelables ont couvert la moitié de la consommation électrique du pays, contre moins de 20% en 2009.

Vers une électricité 100% renouvelable dès 2030 ?

Le pays ambitionne d’ailleurs de produire l’intégralité de son électricité à partir de sources renouvelables dès 2030, avec une réduction de 70% de ses émissions de gaz à effet de serre.

Ponctuellement, le pays a déjà réussi cette prouesse. La veille de Noël semble d’ailleurs propice à ces records. En 2016, dans la nuit du 23 au 24 décembre, déjà, le pays avait produit plus de 100% de sa consommation d’électricité à partir de l’éolien. En 2019, la prouesse a été réitérée : durant la même nuit, 111% de la consommation a été couverte par la production éolienne.

« On l’a vu venir, le Danemark est l’un des bons élèves de la classe Europe. Les Danois ont commencé par faire de grosses économies d’énergie donc c’est plus facile de suppléer à leurs besoins. C’est une bonne nouvelle, ça veut dire que la transition est déjà réussie chez eux » a salué Benoît Hartmann, de France Nature Environnement.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Une fumisterie, produire de l’énergie par intermittence (énergie qui ne se stocke pas) parfois en grande quantité d’autres fois très peu, n’est pas une solution pour pouvoir alimenter un pays, cette production d’électricité n’existe que grasse aux subventions et à la pression de lobbies très puissant.

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  • L’électricité est un transfert d’électrons. Il sera donc totalement impossible de stocker directement de l’électricité.
    Les énergies du type solaire ou éolienne étant intermitentessont donc dans l’impossibilité d’alimenter à 100% un réseau. Il faut donc les utiliser dans les pays où la consommation est en même temps que la production
    Ex solaire en Californie pour la climatisation ex 2 éolienne dans les zones très ventres mais pas en France (taux de pructio environ 25 %

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  • Cet article fait passer le Danemark pour un modèle.
    Et pourtant : dans les 24 dernières heures, le contenu CO2 du KWh danois fluctue entre 150 et 286 grammes.
    Par comparaison sur la même période, le KWh français pèse entre 66 et 77 g.

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  • Passer de 80% de fossile à 50% en 10 ans, bravo !
    C’est une performance remarquable.

    Alors certes il reste du fossile (50%, ben oui hein !), mais ça va continuer à baisser.
    Surtout qu’avec des voisins gavés d’hydroélectricité ils sont vraiment dans les meilleures conditions pour passer intelligemment et simplement à 100 %, d’ici 10 ans et peut être même moins !
    Aura-t-on finit Flamanville d’ici là ?

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  • Bonjour,
    Malheureusement votre article comporte une erreur de taille qui provient du communiqué originel que vous avez reproduit comme d’autres médias. Ce n’est pas la moitié de l’électricité qui a été fournie par les énergies renouvelables en 2019 au Danemark, mais environ 75 %. Car aux 43 % d’éolien et 3 % de solaire il faut ajouter la production des centrales à biomasse. Or en 2018 ces centrales ont fourni 22 % de l’électricité consommée dans le pays. Je n’ai pas encore les chiffres pour 2019, mais comme la croissance de l’électricité fournie par la biomasse a été de 2 à 3 % par an ces dernières années, il n’y a pas de raison qu’elle ne se soit pas poursuivie en 2019. D’autant que de nouvelles conversions à la biomasse de centrales au charbon avaient été annoncées pour 2019(Asnæs notamment). J’estime donc qu’en 2019 les centrales biomasse ont produit environ 25 % de l’électricité. Au total c’est donc bien 75 %. Contrairement aux fake news classiques propagées dans les commentaires précédents, le Danemark s’est engagé dans la sortie du charbon et il est en bonne voie de le faire. Ces dernières années plusieurs grosses centrales au charbon ont été converties à la biomasse. Lors d’un voyage récent j’ai aussi pu voir dans les campagnes de nombreuses petites centrales de cogénération utilisant de la paille et dans les fermes des installations de biométhanisation qui produisent de l’électricité dans un moteur et l’injectent dans le réseau.

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  • Désolé, dans mon commentaire précédent j’ai fait une erreur. Il fallait évidemment lire 47 % d’éolien et pas 43 %. Pouvez-vous corriger. Merci

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  • Beaucoup de désinformation sur le Danemark. Ce pays consomme encore beaucoup de charbon, exporte une bonne partie de son électricité d’origine éolienne excédentaire en Norvège et Suède, importe beaucoup d’électricité de Suède (40 % en ce moment) produite avec du nucléaire, a un KWh électrique moyen (en 2018) 10 fois celui de la France et a une très forte empreinte écologique. Concernant la biomasse, beaucoup de désinformation sur son impact carbone comme le relatait déjà ce média Belge : https://www.lesoir.be/art/938260/article/demain-terre/environnement/2015-07-16/copenhague-neutre-en-carbone-pas-si-simple-disent-ecolos

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  • @ Dan, Athos, Bletton, “la vraie (lol !) pensée Écolo”, si les concours d’âneries et de manque d’objectivité étaient des disciplines olympiques, avec vous on n’arrêterait plus d’entendre chanter la Marseillaise ;o)))

    “La théorie du complot et des lobbies des renouvelables” : les renouvelables sont multiples et sont la plupart en concurrence ou sur des métiers différents : solaire PV, éolien sur les appels d’offres, biogaz, gazéification/pyrolyse/biomasse, géothermie, solaire thermique etc. et EDF qui fait du nucléaire fait également des renouvelables, du stockage etc

    Ce serait bien que le “lobby” du solaire thermique soit puissant pour reprendre Athos qui n’a pas suivi la procédure des appels d’offres et la suppression rapide des subventions car jusqu’à présent et depuis des décennies que ce secteur galère, il ne représente quasiment rien en France malgré son efficacité, durabilité, moyens de stockage, compétitivité, coefficients de performances, évolutions techniques etc. et alors qu’il se décline sous forme hybride, CSP etc avec pour ce dernier des coefficients de performance de 80 à comparer à moins de 3 en pratique moyenne pour les pompes à chaleur qui durent moins longtemps, sont moins performantes également pour le froid etc et sont la plupart importées et on la plupart encore des gaz réfrigérants hyper réchauffants climatiques, sont encore mal recyclées et alors que les climatiseurs vont se vendre au rythme de 10 à 17 par seconde dans le monde d’ici 2050.

    Concernant par ailleurs le Danemark, la France n’avait plus ni pétrole ni gaz dans les années 70 et a donc opté pour le nucléaire se fichant complètement de la réduction de C02. Le Danemark a démarré quelques 20 ans plus tard pourtant il va plus vite. Quand vous comparez 2 choses, essayez un minimum d’être objectifs même si vous survolez ces sujets.

    Vous comparez des historiques différents. Le DK était autosuffisant en gaz naturel et en pétrole et est même devenu exportateur d’énergie nette dans les années 1990. Il est redevenu ensuite importateur d’énergie nette. En 2016, la dépendance à l’égard des importations était de 13,9 % alors que la moyenne de l’UE dépassait 53 % et reste quasiment à ce niveau élevé y compris France (49%) qui subissait d’autant les variations de prix. Le Danemark a compensé la baisse de l’extraction de pétrole et de gaz en augmentant la production d’électricité à partir de sources renouvelables locales (principalement éolien, biomasse, solaire).

    Le gouvernement Messmer en France n’a jamais fait le nucléaire en vue de réduire le C02 et le Grenelle de l’Environnement ne date que de 2007 pour une mise en application vers 2010.

    Si vous observez les pentes graphiques de réduction des émissions par habitant et plus encore par PIB (pourtant en plus forte croissance au Danemark) les tendances sont plus favorables au Danemark.

    (En outre rapporté à la taille des 2 pays ses émissions au plan mondial sont négligeables comparées aux nôtres)

    Donc au lieu de critiquer comme toujours bêtement ce pays qui est notre partenaire tout comme les autres, vous devriez plutôt analyser ce qui a été bien et qui peut nous servir, ce serait plus intelligent et constructif.

    Par exemple 64% en moyenne des bâtiments sont connectés aux réseaux de chaleur (et jusqu’à 98% dans des villes) ce qui permet l’intégration de nombreuses sources de chaleur et froid autrement souvent perdues, évite la thermosensibilité record dont nous sommes champions du monde avec + 2,4 GWh par °C de moins en dessous des moyennes l’hiver et déjà 600 MWh l’été/°C de plus, une décarbonisation rapide, l’intégration de solaire thermique avec stockage, de la basse température, des coûts modérés de chauffage donc de facture globale (pour ceux qui évoquent le prix TTC de l’électricité sans analyser les factures respectives globales ni à quoi correspondent les taxes, leurs impacts positifs et ce que cela représente vraiment dans le budget comparé des ménages : l’énergie pèse moins lourd dans le budget des danois et il y a beaucoup moins de précarité énergétique (Eurostat). Le prix du MWh des réseaux de chaleur en Europe du Nord est généralement en moyenne autour de 30 euros le MWh donc compétitif au gaz dont les prix à l’inverse varient comme de nouveau récemment avec Trump et l’Iran.

    Pour comparaison en France nous n’avons que 5% de bâtiments couplés à des réseaux de chaleur qui sont pourtant majoritairement dans le monde un moyen à coût modéré de lutter contre la précarité énergétique et de décarboner rapidement comme d’utiliser de nombreuses sources de chaleur ou froid perdues.

    De plus nous commençons à peine en France les réseaux de chaleur basse température (5e Generation DHC networks – 5GDHC) qui ont un meilleur rendement, des Cop moyens effectifs de 4 à 7 voire plus avec du solaire CSP, permettent le chaud et froid, beaucoup d’intégrations d’énergies souvent perdues, le couplage avec les autres réseaux haute température etc

    La facture TTC est toujours la même tarte à la crème que les idiots ressortent chaque fois sans analyser ni regarder les systèmes et données en détail. Si par exemple en Bulgarie le prix de l’électricité n’est pas cher, cela représente bien plus dans le budget des ménages. Donc le prix de l’énergie est relatif.

    De plus on sait que le gouvernement danois peut baisser depuis pas mal d’années les taxes qui ne sont pas réclamées par les producteurs de renouvelables comme Orsted ou autres intervenants comme Danfoss qui l’ont déclaré mais qu’il finance son budget en partie de cette manière.

    Ces taxes ont notamment servi à l’efficacité énergétique secteur sur lequel le Danemark a progressé plus vite que la France (donc factures la encore d’autant réduite)

    De plus au Danemark (comme par ailleurs en Allemagne ou environ 55% de la population touche des revenus des renouvelables citoyennes qui viennent en déduction de leur facture), il existe plus de 400 entreprises de chauffage appartenant à des consommateurs de chaleur (coopératives), à des municipalités et, dans certains cas, à des entreprises privées. Idem pour l’éolien.

    Donc quand vous parlez des prix de l’énergie avec les taxes qui expliquent ces différences de tarifs globaux sans comparer les systèmes respectifs çà n’a rien d’objectif sans rentrer dans des comparaisons détaillées.

    Hors taxes l’électricité pour les ménages est moins chère au Danemark qu’en France et baisse actuellement alors que la nôtre augmente.

    Pour les retombées positives des taxes, l’efficacité énergétique au Danemark a augmente depuis de nombreuses années grâce à la fiscalité.

    Ainsi depuis plus d’une décennie, la croissance économique et la consommation finale d’énergie sont séparées en permanence. Entre 2005 et 2015, la consommation d’énergie finale a diminué de 11 % malgré une croissance constante du PIB. Le Danemark a ainsi obtenu une réduction (2006-2020) de la consommation d’énergie primaire de 14,5 %.

    De plus la consommation d’énergie rapporté au PIB du Danemark est parmi les plus faibles de l’UE et s’élève à 66 tep/million (à comparer : Allemagne 111 et plus en France). L’industrie, qui a augmenté l’efficacité énergétique de 25 % (2005-2015), a une grande part dans l’amélioration de cet indicateur. Dans les ménages et les services, l’efficacité énergétique s’est améliorée d’environ 5,6 % au cours des 10 dernières années.

    Les entreprises de distribution DNO (chauffage, gaz, électricité) doivent réduire chaque année le niveau d’énergie vendue de 1,5 % grâce à des actions visant à accroître l’efficacité. Les DNO sont soumises à des systèmes obligatoires d’efficacité énergétique et suite à l’accord sur l’énergie de 2012, toutes les DNO doivent réduire chaque année la consommation finale d’énergie de 2,6 % à 3 %. L’objectif est fixé pour chaque année. Par exemple, en 2016, 43 % de l’objectif de réduction était pour l’industrie, 29 % pour les ménages et 19 % pour le secteur des services.

    Les fonds qui bénéficient de cette fiscalité pour la modernisation du secteur énergétique sont en circuit fermé. Les subventions pour le développement de systèmes de chauffage et cogénération proviennent en premier lieu des taxes dites carbone donc neutres pour le budget de l’Etat. Les fonds ainsi obtenus sont pratiquement entièrement réinvestis dans des entreprises réduisant la consommation de combustibles fossiles.

    Bref il y a beaucoup d’aspects qui fonctionnent bien entre autres au Danemark et dont d’autres pays dont la France pourrait s’inspirer au lieu de critiquer par principe et sans arguments solides.

    Baisse des émissions comparées Danemark (ligne en vert) et France (ligne en bleu) par habitant. C’est encore plus flagrant en proportion du PIB pourtant en croissance supérieure au Danemark :

    https://www.cjoint.com/doc/20_01/JAhhMlXjJRM_Screenshot-2020-01-07-Global-GHG-and-CO2-Emissions—knoema-com-1-.png

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  • – Prix hors taxes de l’énergie notamment aux ménages danois inférieurs au Danemark comparé à la France

    – taxes plus élevées qu’en France mais efficacité énergétique supérieure (revenus des renouvelables citoyennes venant en plus en déduction pour une majorité de danois)

    – et factures corrigées des différences climatiques, précarité énergétique, part dans le budget des ménages inférieure au Danemark comparativement à la France

    Je précise que contrairement au nucléaire plus limité, lorsque l’on développe des renouvelables sur les territoires (tous types de solaires, éolien, biogaz, gazéification hydrothermale, hydro, réseaux de chaleur avec approvisionnement de toutes sources de chaleur ou froid d’entreprises et industries locales, produits issus de la biomasse etc) et que comme en Allemagne et Danemark entre autres la population participe majoritairement et touche des revenus, çà participe à une meilleure diffusion des revenus de l’énergie à bien plus de populations que ne le fait le nucléaire moins répandu sur l’ensemble du pays et çà participe à réduire les fractures économiques et sociales et crée des emplois et savoir-faire locaux pour des territoires souvent moins favorisés.

    Cà permet en plus à des communes, entreprises etc d’être le cas échéant autonomes en énergie donc d’éviter des frais de réseau comme les technologies le permettent de plus en plus y compris en France.

    https://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php?title=File:Prix_de_l%27%C3%A9lectricit%C3%A9_pour_les_m%C3%A9nages,_second_semestre_2017_(en_euros_par_kWh)_FP18-FR.png

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  • Hub(s) énergétique(s) entre plusieurs pays d’Europe du Nord dont Grande Bretagne ! (vous avez dit “Brexit” ?!)

    Le ministère danois du climat, de l’énergie et de l’approvisionnement lance des études exploratoires pour une ou plusieurs îles artificielles qui serviront de plaque tournante pour un grand parc éolien offshore et power to X avec d’autres pays européens (au moins 10 GW).

    – L’opérateur danois Energinet, un des partenaires du projet DTU, travaille également avec le GRT néerlandais Tennet pour développer une plate-forme éolienne en mer du Nord (une île de six miles carrés sur Dogger Banke)

    – La Oil and Gas Authority du Royaume-Uni étudie la possibilité de créer des îles artificielles sur lesquelles on pourrait produire de l’électricité et de l’hydrogène à partir de l’énergie éolienne.

    Parallèlement, le Centre pour l’énergie et l’électricité de l’Université technique danoise (DTU) dirige un projet de recherche visant à déterminer quelle technologie sera nécessaire pour qu’une île artificielle puisse relier les parcs éoliens de la mer du Nord aux pays voisins.

    Les études préliminaires du gouvernement danois examineront les possibilités dans le Kattegat, la région du Jutland central danois, la Baltique et la mer du Nord.

    Un montant de 65 millions de DKK (8,7 millions d’euros) inclus dans la loi de finances danoise pour 2020 va permettre de financer les études de faisabilité. Elles doivent notamment confirmer qu’il est possible d’établir une ou plusieurs îles énergétiques dans le respect de la nature et de l’environnement. ” La capacité du parc éolien offshore sera d’au moins dix gigawatts – nous avons actuellement 1,7 gigawatt d’éolien offshore au Danemark et des plans ont été adoptés pour porter ce chiffre à 5,6 gigawatts – il fournira une grande partie de l’Europe”, déclare le ministre du Climat, de l’Énergie et de l’Approvisionnement, Dan Jørgensen. Cela correspond à 10 grands parcs éoliens offshore qui pourraient répondre à la demande d’électricité de plus de 10 millions de foyers, ainsi qu’aux transports (y compris les avions, les bateaux) et à l’industrie. Le Danemark a une population d’environ 6 millions d’habitants. L’idée est que la structure sera construite en modules. Ainsi, au fil du temps, il sera possible de l’agrandir avec d’autres îles. L’île (ou les îles) figure depuis longtemps sur la liste des projets du gouvernement avec un objectif opérationnel d’ici 2030.

    Le coût total du projet devrait se situer entre 200 et 300 milliards de DKK (27 et 40 milliards d’euros) et le prix du MWh produit sera plus bas qu’actuellement. Il y aura de fortes économies d’échelle, d’importantes interconnexions internationales pour les marchés de l’énergie et pour une transition efficace, ainsi qu’un facteur de charge élevé. Les investissements devraient être réalisés principalement par le secteur privé, suivi par le Danemark et plusieurs autres pays européens (Grande Bretagne, Ecosse, Pays-bas, Allemagne, Norvège, Suède etc)

    ” Nous devons rapidement commencer à dresser la carte des défis technologiques auxquels nous sommes confrontés lors de la mise en œuvre de nouvelles solutions énergétiques, afin que les entreprises danoises soient prêtes à offrir les technologies et les services appropriés “, déclare le professeur Jacob Østergaard de DTU Electrical Engineering. Cela sera fait avec le Centre pour l’énergie et l’électricité de DTU Electrical Engineering avec la participation de la Confédération de l’industrie danoise (DI) et Energinet en coopération avec Vestas, Siemens-Gamesa, ABB, NKT, Ørsted, Energy Innovation Cluster.

    Le Danemark a récemment adopté une nouvelle loi sur le climat. Son objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 70 % d’ici 2030. Le pays veut être neutre sur le plan climatique d’ici 2050. L’année dernière, le pays a couvert 41% de ses besoins en électricité grâce à l’énergie éolienne.

    Huit des dix partis du Parlement danois ont approuvé la nouvelle loi sur le climat, qui, en plus de fixer de nouveaux objectifs d’émission stricts et d’instituer un mécanisme de contrôle rigoureux, oblige le gouvernement à présenter chaque année des projets précis pour décarboniser tous les secteurs, de l’énergie au transport en passant par l’agriculture.

    Avec l’objectif inscrit dans une loi sur le climat juridiquement contraignante, nous espérons que le Danemark pourra inspirer d’autres pays à suivre” a déclaré M. Jørgensen lors de l’adoption de la loi.

    https://kefm.dk/aktuelt/nyheder/2019/dec/regeringen-tager-foerste-skridt-til-etablering-af-energi-oe/?

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  • @ Dan :

    On parlait des progrès en terme d’émissions du “secteur énergétique” qui évolue favorablement très vite grâce aux renouvelables au Danemark notamment et ce malgré des subventions, ou bien disparues, ou sinon en fortes réductions selon les secteurs et dates des projets.

    Faits qui contredisent la propagande habituelle de gens/lobbyistes anti-renouvelables qui prétendent par ailleurs lutter contre les émissions de CO2 et qui lorsque l’on constate le cycle des “méga-feux” incontrôlables qui s’est enclenché en permanence dans le monde comme en Australie actuellement, sont des personnes que l’on peut qualifier de sinistres débiles complètement incompétents et irresponsables, dont fait partie entre autres le premier ministre australien Scott Morrison qui faisait encore récemment la promotion du charbon et va finir par se faire lyncher par les pompiers australiens qui n’en peuvent plus, ou encore Vladimir Poutine qui prétendait que c’était peut-être l’axe de la Terre qui avait changé (un vieil argument maintes fois démenti scientifiquement depuis des décennies).

    De très longues peines de prison et amendes seraient à prévoir pour des dirigeants aussi irresponsables face à des conséquences aussi lourdes pour l’humanité.

    L’empreinte carbone est une approche plus globale et concerne notamment la consommation, produits importés etc. Vous avez raison de citer ces derniers comme je n’ai cessé de le faire car ils ne sont pas encore assez systématiquement pris en compte.

    Cette empreinte est en grande partie liée au “niveau de vie plus élevé au Danemark qu’en France” (moins d’écarts de revenus entre habitants notamment etc) et à des aspects comme “l’alimentation” (on voit par exemple que dans la région de Copenhague ils mangent trop de viande). On constate aussi des écarts pour telle ou telle raison entre régions en France.

    L’empreinte carbone a des écarts de 0,6 à 10 entre des régions des pays européens – ce qui souligne l’importante d’établir des “données par régions” et à ces dernières de corriger leurs dérapages. Ce n’est pas encore fait malheureusement.

    Par contre on constate que le Luxembourg est mal placé et c’est en bonne partie lié au fait que les carburants fossiles y sont peu chers (moins taxés) et que des transporteurs et autres groupes ou personnes étrangères à ce pays viennent s’y fournir régulièrement, même si le Luxembourg n’est par ailleurs pas un modèle.

    En Allemagne 3 länders à eux-seuls dont la Bavière sont responsables de 40% de l’empreinte carbone allemande.

    C’est donc plus “par régions” moins que par pays qu’il faut comparer et agir au plan européen puisqu’il y a une minorité de régions qui sont à des écarts 10 fois supérieurs par rapport au mieux placées et l’effet de levier y est plus fort pour agir efficacement que de considérer une “moyenne” par pays.

    https://www.carbonbrief.org/mapped-how-embodied-carbon-footprints-compare-across-europe

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  • Attention à ne pas faire passer le Danemark comme un modèle. Il émet toujours 4 à 5 fois plus de CO2 par KWh que la France.

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  • @ Ivan :

    Regardez mieux les chiffres d’émissions par habitant, Danemark en vert, France en Bleu. Le Danemark progresse mieux que nous et va nous dépasser bientôt malgré un Pib par habitant supérieur.

    Aucun pays n’est vraiment un “modèle” tellement l’histoire et les situations sont différentes selon les pays mais il y a des aspects dont il faut tirer parti objectivement pour évoluer favorablement :

    https://www.cjoint.com/doc/20_01/JAhhMlXjJRM_Screenshot-2020-01-07-Global-GHG-and-CO2-Emissions—knoema-com-1-.png

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