Nord Stream 2 : les sanctions américaines vont provoquer un retard

Nord Stream 2 : les sanctions américaines vont provoquer un retard

Lundi 23 décembre 2019, le gouvernement allemand a reconnu que les sanctions américaines allaient provoquer un retard dans la livraison du gazoduc Nord Stream 2, qui doit faciliter l’acheminement du gaz russe en Union Européenne. Donald Trump avait promulgué, en fin de semaine dernière, une loi sanctionnant les entreprises participant au chantier. Nord Stream 2 devrait tout de même être achevé au second semestre 2020.

Un retard et un surcoût pour Nord Stream 2

Quelques mois de délai supplémentaire : tel sera, selon l’Allemagne, la conséquence des sanctions américaines décidés par Donald Trump contre le gazoduc Nord Stream 2. Lundi 23 décembre 2019, Peter Beyer, coordinateur transatlantique du gouvernement allemand, a ainsi déclaré que ces sanctions allaient “retarder l’achèvement de Nord Stream 2 en mer Baltique, mais je pense que le pipeline sera terminé au cours du second semestre de l’année prochaine”.

Ce vendredi 20 décembre 2019, une loi américaine a été promulguée, instaurant des sanctions commerciales contre les entreprises européennes participant à la construction des gazoduc Nord Stream 2 et TurkStream. L’exécutif américain estime que ces gazoduc vont augmenter la dépendance de l’Union Européenne au gaz russe. Première conséquence de cette loi : Allseas, la firme suisso-néerlandaise chargée de poser les pipelines de Nord Stream 2, a suspendu sa participation au chantier.

“Il existe des alternatives, mais elles seront retardées et entraîneront également des coûts plus élevés”, a commenté Peter Beyer. Nord Stream 2 va permettre de livrer 55 milliards de m3 de gaz russe en Union Européenne, soit 11 % de la consommation annuelle européenne. Le projet est pratiquement terminé.

Une question de souveraineté énergétique (et politique)

Ces sanctions américaines, qui, selon Peter Beyer, font “beaucoup de mal”, ont été largement critiquées par des responsables politiques de l’Union Européenne et de la Russie. Premier bénéficiaire du gazoduc, l’Allemagne est bien évidemment en première ligne : Nous poursuivrons les pourparlers comme annoncé et nous continuerons de soutenir que nous n’approuvons pas cette pratique de sanctions extraterritoriales a ainsi déclaré Ulrike Demmer, porte-parole du gouvernement.

Moscou s’est montré beaucoup plus offensif, profitant de cette affaire pour critiquer l’attitude américaine et renforcer sa sphère d’influence :Les Etats-Unis ont puni leurs propres alliés qui essayent simplement de régler leurs problèmes économiques et énergétiques. Désormais, les pays sont prévenus : même si Washington vous promet quelque chose, vous risquez d’être abandonnés, a attaqué Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères.

En France, c’est Pascal Bonniface, directeur fondateur d’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), qui a invité les responsables politiques à réagir face à ce qu’il estime être une ingérence des Etats-Unis dans la politique énergétique européenne.

Rédigé par : La Rédaction

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COMMENTAIRES

  • La menace (…) constituent !!!!
    Et c’est le directeur de l’IRIS qui écrit cela!…
    Il n’y a pas que la souveraineté qui fout le camp, les bases de la langue l’accompagnent…

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