Les pays du G20 veulent développer l'hydrogène vert

Les pays du G20 veulent développer l’hydrogène vert

Dans le cadre du G20 qui se tiendra à Osaka les 28 et 29 juin 2019, sous la présidence du Japon, la question de l’hydrogène est à l’honneur. En effet, les ministres de l’environnement du G20 étaient réunis le week-end du 15 juin 2019 à Karuizawa, au Japon. Ils ont annoncé leur volonté commune de coopérer pour développer l’usage de l’hydrogène. Il est notamment question de faire de l’hydrogène un recours prioritaire pour stocker l’électricité verte produite.

L’heure de l’hydrogène est arrivée

Les ministres de l’environnement du G20, réunis sous la présidence du Japon, se sont mis d’accord pour assurer l’essor du marché de l’hydrogène. L’accord est motivé par deux éléments : l’urgence climatique d’une part, et d’autre part les récentes innovations technologiques, qui démontrent la viabilité de la solution hydrogène à échelle industrielle.

Le consensus du G20 en faveur de l’hydrogène est aussi une réponse donnée à l’Agence Internationale de l’Energie. Le 14 juin 2019, l’AIE avait remis un rapport aux pays du G20 pour leur demander de développer une filière de l’hydrogène vert. D’après les estimations de l’AIE, l’hydrogène est actuellement à un tournant de son développement. Les coûts des énergies renouvelables enregistrent une baisse constante. Dans le même temps, la production d’hydrogène a beaucoup progressé. Toutefois, si on estime aujourd’hui la production mondiale à environ 70 millions de tonnes, l’hydrogène génère toujours beaucoup de gaz à effet de serre.

Le G20 roule pour l’hydrogène

Concrètement, le Japon va coopérer avec ses partenaires de la triade ; au total 2 accords ont été signés. Le premier accord de coopération, entre le Japon et l’Union Européenne a pour but de construire conjointement des démonstrateurs d’hydrogène. Ils feront la preuve du potentiel industriel de l’hydrogène. Ensemble, le Japon et l’UE se mettront aussi d’accord pour harmoniser la future réglementation du marché.

Le second accord, conclu entre le Japon et les Etats-Unis, est comparable dans sa teneur. La coopération entre les deux pays doit accélérer l’essor technologique de l’hydrogène. Les deux pays veulent notamment financer un programme d’étude pour observer le rôle de l’hydrogène comme levier pour faire baisser les émissions de CO2. Avec ce dynamisme, on estime par ailleurs que les prix de l’hydrogène pourraient diminuer de 30% à l’horizon 2030.

L’hydrogène : la solution du G20 pour stocker l’énergie

Si l’hydrogène est devenu un sujet aussi crucial, c’est parce que, dans l’optique du développement des énergies alternatives, le stockage de l’énergie est au coeur de tous les débats. Et justement, l’hydrogène représente une solution de stockage. On peut produire de l’électricité, notamment à partir d’énergies renouvelables (et intermittentes), pour ensuite stocker cette électricité verte. Il suffit pour cela de transformer de l’eau en hydrogène sous pression.

L’hydrogène ainsi produit alimente ensuite une pile à combustible. Deux choix sont possibles : utiliser ce procédé comme seule solution de stockage, ou alimenter l’industrie en général, et les transports en particulier. Dans le premier cas de figure, l’hydrogène offre une réponse à l’intermittence des énergies renouvelables, et permet de stabiliser l’approvisionnement d’un réseau électrique. Dans la seconde hypothèse, l’hydrogène devient alors le moyen de faire “rouler au vert” les véhicules comme les voitures, mais aussi les trains et, à plus long terme, les avions et les bateaux.

La France, déjà acteur du secteur de l’hydrogène vert

Cette solution énergétique n’a rien d’une utopie. En effet, le marché mondial de l’hydrogène se structure doucement. Le français Alstom a annoncé, le 21 mai 2019, qu’il allait fournir 27 trains à hydrogène à l’entreprise de transports allemande Fahma. Ils seront mis en circulation en 2022.

Idem dans le secteur de l’aéronautique. Pour anticiper la forte hausse du trafic aérien, les constructeurs d’avions investissent dans l’hydrogène. En France, Safran développe également sa propre pile à combustible pour alimenter des avions. L’entreprise française a lancé en 2016 son projet HyPort. Son but : déployer un réseau de production d’hydrogène vert, et le distribuer ensuite sur les sites industriels. Les aéroports de Toulouse-Blagnac et de Tarbes-Lourdes-Pyrénées sont déjà engagés dans le projet.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • L’hydrogène pour les transports lourds oui. Pour les véhicules légers non

    On espère que l’aspect chiffre d’affaires ne l’emportera pas et que les véhicules légers resteront à batteries notamment Na-ion (sel abondant) et intégreront le maximum de solaire en incrustation pour le minimum de batteries et d’impact réseau pour le maximum d’autonomie.

    La Lightyear One électro-solaire par exemple sera dévoilée demain 25 juin

    Un plein électrique coûte en effet environ 3 euros, bien moins pour le solaire alors qu’un plein hydrogène est à 50 euros et d’ici 2030 25 euros.

    Et produire son hydrogène à domicile on peut mais c’est plus risqué et coûteux que le solaire et batterie Na-ion ou volant d’inertie (0,2 centimes le KWh) etc.

    En complément :

    Allemagne : vers 7,5 GW de Power to gas d’ici 2030

    https://www.cleanenergywire.org/news/germany-could-have-75-gw-power-gas-capacity-2030-say-gas-grid-operators

    .

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  • a-t-on étudié les problèmes de la production d’eau par l’ hydrogène?, c à d humidité relative de l’ air , notamment en zone urbaine , brouillard par temps froid, verglas en temps de gel.
    Quelles solution pour le risque d’ explosion en cas de choc ou accident.
    Bonne journée.
    G Walravens

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