Journée d’affaires du nucléaire normand : quand l'atome rayonne

Journée d’affaires du nucléaire normand : quand l’atome rayonne

La région Normandie est connue pour son patrimoine naturel, culturel et industriel. En effet, elle sera bientôt la deuxième région française en production d’électricité nucléaire. Et ce jeudi 28 février 2019, la ville de Caen accueille justement la Journée d’affaires du nucléaire normand (JANN). Environ 400 acteurs de la filière sont attendus pour cette seconde édition organisée par le pôle nucléaire de Normandie Energies, en partenariat avec EDF, Naval Group, Orano, le GIP-NO et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Normandie.

Normandie, deuxième région pour la filière nucléaire française ?

La croissance et le développement économique d’une région passe nécessairement par des projets industriels. Cela se vérifie en Normandie, où la région s’est muée en un exceptionnel bassin industriel dans lequel le nucléaire joue un rôle prépondérant. A elle seule, la région normande concentre 15 % des Installations Nucléaire de Base (INB) du territoire français. L’enjeu étant avant tout de répondre aux enjeux de l’urgence climatique.

Elle compte actuellement 8 réacteurs de 1 300 MW dans trois centrales nucléaires (Paluel, Penly et Flamanville). Un site de Flamanville qui s’apprête par ailleurs à voir le premier EPR français entrer en service. En plus des centrales, ce sont des infrastructures stratégiques qui sont accueillies sur le sol normand : l’usine de traitement-recyclage des combustibles nucléaires usés d’Orano La Hague, le centre de stockage de la Manche de l’Andra et l’usine de Cherbourg où Naval Group construit des sous-marins.

Avec de tels acteurs et savoir-faire, il est logique de voir la région Normandie s’investir plus encore dans le nucléaire via Nucleopolis, le pôle nucléaire de Normandie Energies. Il y a aujourd’hui 4 200 salariés d’EDF qui travaillent dans le nucléaire en Normandie, sur 6 000 au total. On estime qu’un emploi direct au sein d’EDF soutient trois emplois indirects ou induits. Cela représente près de 2 % des emplois normands. L’impact global de la filière pour la région est estimé à plus d’un milliard d’euros. Elle sera bientôt la deuxième région française en production d’électricité nucléaire, juste derrière la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Une journée d’affaires pour un nouvel EPR ?

Et forcément, de nombreuses personnalités politiques sont conviées à la deuxième édition de la Journée d’affaires du nucléaire normand, le 28 février 2019. Les grands industriels du secteur comme Orano, EDF, ou Naval Group sont d’ailleurs naturellement partenaires de cet événement. Avec le dynamisme de cette filière qui génère chaque année près d’un milliard d’euros d’impact économique régional, on prévoit également 21 milliards d’euros d’investissements réalisés entre 2006 et 2025.

C’est pourquoi, le Président de Normandie Energies, Alban Verbecke, se félicite du choix d’Hervé Morin. A l’occasion de ce rassemblement, l’ex-ministre a décidé d’annoncer officiellement “la candidature de la Normandie pour l’EPR à Penly et [de] montrer ainsi tout le soutien que la Région apporte à la filière nucléaire normande“. Après Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France, il s’agit du second président de région à se prononcer en faveur de la technologie EPR.

Les entreprises locales et les sous-traitants sont déjà très impliqués dans le grand carénage normand (travaux pour prolonger la durée de vie des centrales nucléaires). Une opération à six milliards d’euros qui permet de garantir la sûreté de nos installations. Au-delà de cet immense chantier très technique, les interventions sur l’EPR de Flamanville démontrent les compétences des agents d’EDF Normandie et de ses partenaires… D’ailleurs, des rendez-vous B to B (plus de 400) seront organisés dans l’après-midi, attestant du bouillonnement économique et industriel de la filière.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • A force de faire du marketing aveugle à l’aide de politiciens qui n’ont pas “rayonné” lorsqu’ils étaient au gouvernement, attention de ne pas devoir supporter le poids du nucléaire tel un boulet, comme c’est le cas de nombreux groupes à l’international et pour le moment encore d’Engie :

    Pour Judith Hartmann, la directrice financière d’Engie, la société “est vraiment devenue une entreprise plus profitable, grâce à la focalisation de ses investissements et ses efforts en matière de coûts”.

    Toutefois, le nucléaire a joué de mauvais tours à l’énergéticien. “Le nucléaire a eu impact négatif très fort, de 700 millions d’euros, sur notre Ebitda, mais nous avons réussi à compenser cet impact”,

    https://www.lecho.be/entreprises/energie/nous-avons-commence-notre-voyage-vers-un-engie-en-forte-croissance-isabelle-kocher-ceo/10102796.html

    .

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  • @Energie+
    LCP est spécialiste de procès, uniquement à charge, de la filière nucléaire. Cela ne change pas de leurs habitudes !

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  • @ Dan : le reportage est neutre, pas spécialement à charge et n’a d’ailleurs pas été contesté par les représentants du nucléaire présents dans le débat à 4 qui a suivi sur LCP dont Valérie Faudon déléguée générale de la Sfen.

    On peut vérifier que les faits et constats évoqués sont bien exacts.

    J’ai déjà vu des reportages sur les renouvelables sur LCP ou Arte qui auraient pu également sembler à charge des renouvelables et que vous pouvez tout autant retrouver pour preuve.

    Un reportage n’est jamais parfait vue sa durée limité mais résume plusieurs aspects.

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