Le pétrole augmente avec l’accord entre pays producteurs

Le pétrole augmente avec l’accord entre pays producteurs

Les cours de l’or noir ont augmenté de 21 % depuis le 24 décembre 2018, atténuant en partie la dégringolade de fin d’année. Ainsi, l’entente entre les membres de l’OPEP et les producteurs non-membres s’avère fructueuse, grâce notamment à un taux de conformité de 98 %. De plus, ils se montrent tous résolument optimistes avec l’évolution de leurs prévisions…

Une bonne entente entre pays membres et non-membres de l’OPEP…

Confrontés à une forte chute des prix, les pays producteurs de pétrole ont décidé de suivre une ligne commune. Fin juin 2018, un accord OPEP-non-OPEP était trouvé au sujet d’une augmentation de la production de pétrole. Une évolution à la hausse qui se révèlera malencontreuse. Seulement à l’époque, une hausse des prix était attendue, notamment avec les sanctions de l’Iran.

Finalement, les prix ont dévissé à partir du mois d’octobre, pour perdre 40 % de leur valeur au cours du dernier trimestre 2018. Certains évoquent les exemptions accordées par les Etats-Unis pour expliquer ce mouvement. Depuis, les pays concernés peuvent se satisfaire de la solidarité et du respect des règles édictées. En effet, l’OPEP a publié un communiqué indiquant que « l’objectif fixé lors de la 4e réunion interministérielle de l’OPEP et des pays non membres de l’OPEP du 23 juin 2018 » avait été réalisé à 98 %.

L’heure est désormais à une réduction de la production en accord avec l’inflexion décidée le 7 décembre 2018. Ce sont 1,2 million de barils par jour qui doivent être retirés du marché afin de soutenir la hausse des cours. Une décision qui n’avait pas entraîné de retournement du marché avant le 24 décembre 2018, point de départ d’une hausse au moins aussi spectaculaire que la baisse qui l’avait précédée.

… qui commence à porter ses fruits

Depuis le 24 décembre, les cours du pétrole ont augmenté de 21 %. Les annonces saoudiennes ont fini par faire effet, bien aidées par la bonne entente affichée entre pays producteurs. D’autant que dans le même temps, la production iranienne aurait finalement diminué de 170.000 barils par jour en décembre, selon une étude de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) publiée vendredi 18 janvier 2019.

Le temps est à la hausse et beaucoup d’experts estiment que l’année 2019 sera celle d’une embellie durable. Cette évolution attendue s’explique notamment par un accord qui se dessine entre les Etats-Unis et la Chine au sujet des tarifs douaniers. L’impact de cette brouille a contribué à la chute des prix et la perspective d’un accord permettrait d’assurer une croissance mondiale plus forte et donc une augmentation de la demande.Certains estiment même que le pétrole pourrait atteindre 100 dollars vers la fin de l’année 2019 en raison de la rétractation (contrainte) de l’offre iranienne et de problèmes sécuritaires persistants en Libye. Un seuil symbolique qui était annoncé par beaucoup dès le mois de septembre avant la chute brutale déjà décrite.

Si un tel prix venait à être atteint, il serait un excellent moyen de tester l’entente de pays producteurs qui pourraient être tentés d’augmenter leur production nationale afin de profiter au maximum de prix élevés. Il y a encore de la marge avant d’en arriver là et entretemps, l’OPEP et les pays producteurs non-membres auront l’occasion d’affuter leur stratégie le 18 mars prochain à Bakou.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
ven 24 Mai 2019
La tenue de la toute première réunion du Conseil défense écologique, ce jeudi 23 mai 2019, est très commentée. Rassemblé derrière Emmanuel Macron, à la veille des européennes, l'exécutif veut conjurer la menace du réchauffement climatique. Pour accélérer la transition…
mar 13 Déc 2016
La ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, était en visite à Dunkerque, dans le Nord, le 9 décembre dernier, afin d'inaugurer le nouveau site pilote BioTfuel. Ce projet unique au monde a pour objectif de développer un procédé de production de biogazole…
lun 27 Fév 2017
Autrefois vu comme le symbole d’une révolution industrielle triomphante, le charbon est aujourd’hui devenu persona non grata dans le mix énergétique des pays développés. Pointé du doigt pour son empreinte carbone trop élevée, il a tenté un retour en grâce…
mar 12 Avr 2016
Le 11 avril dernier, l’Institut Montaigne donnait une conférence pour évoquer l’après-COP21. Plusieurs grands patrons, tels qu’Antoine Frérot (Véolia), Pierre-André de Chalendar (Saint-Gobain) ou Jean-Pierre Clamadieu (Solvay), ont participé à l’événement pour plaider de nouveau en faveur de l’instauration d’un…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.