La Belgique va-t-elle subir une pénurie d'électricité ?

La Belgique va-t-elle subir une pénurie d’électricité ?

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Alors que le froid s’installe en Europe, le réseau électrique belge fait face à un important problème d’approvisionnement. La Belgique ne compte plus qu’un seul réacteur nucléaire en activité. Or presque la moitié de l’électricité du pays provient du nucléaire. Face au risque de black-out, la Belgique a été contrainte de passer un accord d’approvisionnement en urgence avec l’Allemagne. De son côté, Engie est déjà au chevet du nucléaire belge pour trouver des solutions. Dans l’intervalle, le prix de l’électricité devrait connaître une forte augmentation en Belgique.

Le nucléaire belge en pleine crise

Le gestionnaire du réseau électrique belge, Elia, a publié début septembre le détail du mix électrique belge. Il repose pour 44,5% sur le nucléaire, pour 41,5% sur les énergies fossiles et pour 12% sur les renouvelables (solaire et éolien). Mais ce mix électrique a été remis en cause, le 21 septembre 2018, par une annonce d’Electrabel, la filiale d’Engie en charge du parc nucléaire belge. D’après Electrabel, les réacteurs Tihange 2 et Tihange 3 ne pourront pas produire d’électricité cet hiver. Or, plusieurs autres réacteurs nucléaires belges sont déjà à l’arrêt pour des périodes de maintenance. Jusqu’au 17 novembre prochain, le réseau électrique belge va devoir fonctionner avec un seul réacteur nucléaire opérationnel, alors qu’il en compte sept en temps normal.

Au premier trimestre 2018, la filière nucléaire générait 60% de l’électricité belge, la part de l’atome a donc sensiblement diminuée. Dans un communiqué de presse du 26 septembre 2018, Elia souligne “l’indisponibilité supplémentaire et inattendue de plusieurs centrales nucléaires pour l’hiver 2018-2019 est d’une ampleur inédite”. Or, la Belgique est dépendante de ses centrales pour assurer son indépendance énergétique. En 2016, l’Agence Internationale de l’Energie avait signalé les risques d’approvisionnement électrique pour la Belgique en cas de sortie du nucléaire à l’horizon 2025 (date prévue par le gouvernement belge).

Instabilité du réseau électrique belge…

Devant le risque de pénurie d’électricité, le gouvernement belge a dû signer d’urgence un accord d’approvisionnement électrique. Il s’est tourné vers l’Allemagne. Si la Belgique devait être en pénurie d’électricité, l’Allemagne s’est engagée à l’aider à s’approvisionner en électricité. Concrètement, l’Allemagne s’engage à limiter au maximum le recours au réseau électrique belge pour son propre usage. En effet, une partie de l’électricité produite dans le Nord de l’Allemagne transite vers le Sud du pays en empruntant les réseaux électriques belge et français. Or ce transport d’électricité contribue à saturer le réseau électrique belge.

Le mardi 16 octobre 2018, la ministre belge de l’énergie, Marie-Christine Marghem, a signé avec son homologue allemand, Peter Altmaier, une déclaration d’intention. D’après ce dernier, il faut activer “la solidarité européenne” afin d’éviter la “congestion électrique”.

Reste le problème de la production électrique à proprement parler. Engie estime qu’il sera possible de redémarrer quatre des réacteurs arrêtés avant la fin décembre 2018. Le redémarrage des réacteurs est d’autant plus urgent qu’il ne suffira pas à couvrir les besoins électriques belges. Dans un communiqué du 2 ocrobre 2018, Elia indique que les “mesures complémentaires (…) ne suffisent pas encore pour respecter les critères légaux de sécurité d’approvisionnement”. Toutefois, le gestionnaire de réseau indique également que “le risque de délestage” a été significativement réduit.

… et fluctuations des tarifs électriques

Les récentes informations quant à l’indisponibilité des centrales nucléaires belges ont provoqué une véritable crise dans le pays. Et cette crise s’est d’abord matérialisée au niveau du tarif de l’électricité. Dans les jours qui ont suivi l’annonce de l’arrêt des réacteurs de Tihange, le prix de gros de l’électricité a rapidement grimpé sur le marché belge. Depuis l’annonce d’un accord d’approvisionnement avec l’Allemagne, les prix sont repartis à la baisse. Pour les consommateurs belges, cette crise électrique devrait tout de même entraîner d’importantes augmentations de tarifs.

Le gouvernement belge a demandé une première estimation à la Commission de régulation de l’électricité et du gaz. D’après le rapport remis par la Commission, la fluctuation du tarif de l’électricité belge a entraîné une augmentation de 38,8% entre septembre et octobre 2018. Pour une famille belge moyenne qui n’a pas de contrat fixe, cela équivaut à une augmentation comprise entre 237 et 327 euros sur la facture électrique annuelle. La hausse de tarif se fait également sentir pour les entreprises. La Commission estime que les PME ont connu une augmentation de 28,25% sur leur facture d’électricité.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Près de 25 pays importants visent désormais les 100% renouvelables avant 2050 :

    Le dernier en date l’Espagne : La loi sur le changement climatique et la transition énergétique élaborée par le gouvernement établit que le système électrique espagnol doit reposer exclusivement sur des sources renouvelables d’ici 2050 et sur une réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 90% par rapport aux niveaux de 1990.

    Entre 2020 et 2030 l’installation d’un minimum de 3 GW d’électricité renouvelable par an sont prévus.

    Interdiction de la vente de voitures diesel et d’essence en 2040

    Le gouvernement veut mettre un terme définitif à l’utilisation des combustibles fossiles qui génèrent des émissions de gaz à effet de serre (comme le charbon) et a prévu qu’à l’entrée en vigueur de la loi, aucune nouvelle autorisation ne sera accordée pour mener des activités d’exploration, de recherche ou de concession pour l’exploitation des hydrocarbures.

    En outre, les activités de “fracturation” aux fins de l’exploitation des hydrocarbures ne peuvent pas être exercées.

    Le règlement préparé par le gouvernement interdira l’établissement de nouvelles subventions ou incitations économiques favorisant la consommation de combustibles fossiles et prévoit que l’Administration générale de l’État n’investira pas dans des actions ou des instruments financiers dont l’activité comprend l’exploitation, l’extraction ou la transformation des combustibles fossiles.

    Le gouvernement prévoit une “feuille de route” pour que le secteur public de l’Etat se dessaisisse de ses participations dans des sociétés engagées dans des activités liées aux combustibles fossiles.

    Il compte promouvoir le biométhane et les combustibles synthétiques d’origine renouvelable.

    La loi s’accompagnera d’une ” Stratégie de transition juste ” avec des mesures visant à assurer un traitement ” équitable et solidaire ” aux territoires et aux travailleurs des secteurs les plus touchés par la transition vers une économie faible en carbone.

    https://www.heraldo.es/noticias/nacional/2018/11/13/la-ley-cambio-climatico-preve-sistema-electrico-100-renovable-2050-1277185-305.html

    .

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  • Toujours en Espagne et avec un potentiel énergétique et plus non négligeable :

    Les bactéries phototrophes pourpres – qui peuvent stocker l’énergie de la lumière – lorsqu’elles sont alimentées par un courant électrique peuvent récupérer près de 100 % du carbone de tout type de déchet organique, tout en générant de l’hydrogène gazeux pour utilisation comme combustible ou autre.

    Les composés organiques présents dans les eaux usées domestiques et industrielles sont une riche source potentielle d’énergie, de bioplastiques et même de protéines pour l’alimentation animale – mais sans méthode d’extraction efficace, les usines de traitement les rejettent comme contaminants.

    Aujourd’hui, des chercheurs espagnols ont trouvé une solution écologique et rentable.

    L’un des problèmes les plus importants des stations d’épuration actuelles est le niveau élevé d’émissions de carbone. Le procédé de bioraffinage à base de lumière développé fournit un moyen de récolter l’énergie des eaux usées sans empreinte carbone.

    Quand il s’agit de photosynthèse, le vert monopolise l’attention. Mais quand la chlorophylle se retire du feuillage d’automne, elle laisse derrière elle ses cousins jaunes, oranges et rouges. Les pigments photosynthétiques existent dans toutes sortes de couleurs et dans toutes sortes d’organismes.

    Les bactéries phototrophes pourpres captent l’énergie de la lumière du soleil à l’aide d’une variété de pigments, qui leur donnent des nuances d’orange, de rouge ou de brun, ainsi que du violet. Mais c’est la polyvalence de leur métabolisme, et non leur couleur, qui les rendent intéressantes pour les scientifiques.

    Les bactéries phototrophes pourpres constituent un outil idéal pour la récupération des ressources des déchets organiques, grâce à leur métabolisme très diversifié.

    La bactérie peut utiliser des molécules organiques et de l’azote gazeux — au lieu de CO2 et H2O — pour fournir du carbone, des électrons et de l’azote pour la photosynthèse. Cela signifie qu’ils se développent plus rapidement que les bactéries et les algues phototrophes de remplacement et qu’ils peuvent produire de l’hydrogène gazeux, des protéines ou un type de polyester biodégradable comme sous-produits du métabolisme.

    Réglage du débit métabolique avec l’électricité

    Le produit métabolique qui prédomine dépend des conditions environnementales de la bactérie, comme l’intensité de la lumière, la température et les types de matières organiques et de nutriments disponibles.

    Les conditions sont régulées pour adapter le métabolisme des bactéries pourpres à différentes applications, en fonction de la source de déchets organiques et des exigences du marché.

    Ce qui est unique dans l’approche est l’utilisation d’un courant électrique externe pour optimiser la production de bactéries pourpres.

    Ce concept, connu sous le nom de “système bioélectrochimique”, fonctionne parce que les diverses voies métaboliques des bactéries pourpres sont reliées par un composant commun : les électrons. Par exemple, une alimentation en électrons est nécessaire pour capter l’énergie lumineuse, tandis que la transformation de l’azote en ammoniac libère des électrons en excès, qui doivent être dissipés.

    En optimisant le flux d’électrons à l’intérieur de la bactérie, un courant électrique – fourni par des électrodes positives et négatives, comme dans une batterie – peut délimiter ces processus et maximiser le taux de synthèse.

    Un maximum de biocarburant, un minimum d’empreinte carbone

    Dans leur dernière étude, le groupe a analysé les conditions optimales pour maximiser la production d’hydrogène par un mélange d’espèces de bactéries phototrophes pourpres. Ils ont également testé l’effet d’un courant négatif, c’est-à-dire des électrons fournis par des électrodes métalliques dans le milieu de croissance, sur le comportement métabolique des bactéries.

    Leur première constatation clé était que le mélange de nutriments qui alimentait le taux de production d’hydrogène le plus élevé réduisait également la production de CO2.

    Cela démontre que les bactéries pourpres peuvent être utilisées pour récupérer des biocarburants à partir de matières organiques que l’on trouve généralement dans les eaux usées – acide malique et glutamate de sodium – avec une faible empreinte carbone.

    Plus frappants encore ont été les résultats obtenus à l’aide d’électrodes, qui ont démontré pour la première fois que les bactéries pourpres sont capables d’utiliser les électrons d’une électrode négative ou “cathode” pour capturer le CO2 par photosynthèse.

    Les enregistrements du système bioélectrochimique ont montré une interaction claire entre les bactéries pourpres et les électrodes : la polarisation négative de l’électrode a causé une consommation détectable d’électrons, associée à une réduction de la production de dioxyde de carbone.

    Cela indique que la bactérie pourpre utilisait les électrons de la cathode pour capturer plus de carbone des composés organiques par photosynthèse.

    https://www.sciencedaily.com/releases/2018/11/181113080903.htm

    .

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  • La dernière analyse annuelle de Lazard sur le coût nivelé de l’énergie (LCOE 12.0) vient d’être publiée et montre une baisse continue du coût de production de l’électricité à partir des technologies renouvelables, en particulier le solaire et l’éolien à échelle utilitaire.

    L’électricité la moins chère provient désormais des technologies renouvelables. Sur la base du coût par mégawattheure pour les systèmes photovoltaïques solaires, il varie de 36 $ à 44 $ et pour l’énergie éolienne terrestre, de 29 $ à 56 $, alors qu’il varie de 41 $ à 74 $ pour le charbon, de 60 $ à 143 $ et de 112 $ à 189 $ pour le nucléaire. L’énergie éolienne et les systèmes photovoltaïques solaires peuvent se faire concurrence presque de front et tous deux sont toujours susceptibles de battre à la fois le charbon et le nucléaire.

    Le coût moyen nivelé de l’énergie des technologies PV à l’échelle des services publics a diminué d’environ 13 % par rapport à l’an dernier et le coût moyen nivelé de l’énergie éolienne terrestre a diminué de près de 7 %.

    Les coûts non subventionnés de l’énergie photovoltaïque et éolienne, de 36 $ à 44 $ et de 29 $ à 56 $ respectivement, sont souvent inférieurs au coût marginal de l’électricité produite à partir du charbon, et le coût de l’énergie éolienne est tombé dans la fourchette du coût marginal du nucléaire.

    Cela signifie que les coûts des systèmes photovoltaïques et de l’énergie éolienne sont si bas qu’il est souvent moins coûteux de produire de l’électricité à partir de nouvelles énergies renouvelables qu’à partir d’une ancienne centrale au charbon ou d’une centrale nucléaire, même si celle-ci est entièrement amortie. Il est souvent moins coûteux de fermer l’ancienne centrale au charbon, ou même parfois une centrale nucléaire, que de financer, construire et exploiter la nouvelle centrale renouvelable qui la remplacera.

    Il s’ensuit que les valeurs des centrales alimentées par des combustibles fossiles et des centrales nucléaires sont elles-mêmes en train de s’éroder. Lorsque le coût marginal de l’électricité produite par une centrale est supérieur au coût de sa nouvelle concurrence, il n’y a aucune raison économique de maintenir la centrale en activité, et la centrale perd toute sa valeur. La baisse de valeur des centrales thermiques doit être comprise, et c’est quelque chose que tous les services publics, toutes les banques, tous les investisseurs et tous les souscripteurs d’assurance prennent en considération.

    Aujourd’hui, il apparaît clairement que les centrales alimentées par des combustibles nucléaires et fossiles sont en train de devenir rapidement des actifs échoués.

    Stockage :

    La dernière analyse annuelle des coûts de stockage nivelés (LCOS 4.0) montre une baisse significative des coûts dans la plupart des cas d’utilisation et des technologies.

    Lazard 08.11.2018 – Levelized Cost of Energy and Levelized Cost of Storage 2018 :

    https://www.lazard.com/perspective/levelized-cost-of-energy-and-levelized-cost-of-storage-2018/

    .

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  • Il est facile de discréditer les centrales alimentées par des combustibles nucléaires ou fossiles et de vanter le faible prix de l’éolien et du photovoltaïque. Mais, lorsque le vent et le soleil font défaut, qui se charge de l’approvisionnement du réseau ? Ce n’est plus le souci des fournisseurs d’électricité d’origine éolienne et photovoltaïque, n’ont que les avantages de prix garantis et priorité d’accès au réseau.

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  • @ Dan : Bien que je l’ai maintes fois évoqué, au vu de votre remarque vous n’avez visiblement toujours pas compris comment procède Entso-e en Europe et les autres opérateurs du monde entier pour l’intégration des renouvelables variables ou intermittentes.

    Ni ce que représente la part effective réelle de jours sans vent sur de très nombreuses années par exemple en Allemagne et donc la part de stockage nécessaire et celle dont ils disposent et dont nous disposons.

    De même les aspects de coûts marginaux respectifs de chaque énergie.

    Ni même l’intégration des véhicules électriques et pour lequel RTE a réalisé pour la France des études à horizon 2035 et plus.

    Alors qu’il y a d’autres avancées, on ne peut pas chaque fois revenir sur ces sujets qui ne sont plus un problème technique mais d’avancée en bonne ordre au plan européen en visant les meilleurs coûts et efficacité.

    il y a une coopération permanente avec nos voisins.

    Pensez-vous vraiment que les 41 opérateurs et 39 pays du réseau Entso-e voient et font progresser les renouvelables avec des objectifs de 100% de renouvelables pour tous les pays européens sauf en partie malgré tout importante la Grande-Bretagne, la Finlande et la France et qu’ils n’ont pas prévu ni modélisé les points à traiter alors que c’est leur job et responsabilité ?

    Ou les autres pays importants qui passent aux 100% renouvelables ?

    Essayez d’assister à des conférences comme celle-ci-dessous ou de vous en procurer les compte-rendus et j’espère que vous serez rassuré et comprendrez mieux le stade où l’on en est déjà et les perspectives.

    Pour mémoire les réseaux électriques les plus sûrs dans les classements sont actuellement la Suisse, l’Allemagne et le Danemark malgré une part déjà importante de renouvelables.

    Nous n’arrivons que 8e avec une majorité de nucléaire.

    https://www.tdeurope.eu/public-events/196:policy-event-2018.html

    .

    Répondre
  • @Energie+
    On ne peut pas éternellement revenir sur les mêmes sujets, comme vous le dites. La plupart des pays ayant développés à grande échelle les “énergies renouvelables”, ont conservé un important parc de centrales thermique à flamme pour leur sécurité électrique et en font grand usage que vous pouvez constater sur le site électricity map de Entso-e. Êtes-vous donc aveugle à ce point pour ne pas voir le réalité ?

    Répondre
  • @Energie+
    Encore une fois, ouvrez les yeux : par KWh électrique en Allemagne, émissions encore de 4 à 5 fois le KWh produit en France et le prix du KWh TTC pour le particulier le double de la France. Je perds mon temps aussi à vous le rappeler ! Le fait que la France est importatrice nette en provenance d’Allemagne ne prouve rien du tout. C’est de l’enfumage de votre part.

    Répondre
  • @ Dan :

    Je vous ai donné des chiffres précis et officiels avec les liens les plus clairs que j’ai pu trouver (car je sais que vous n’analysez pas les liens en entier !) et si vous n’admettez pas les conclusions, chiffres et graphiques des différents opérateurs en amont de votre lien là je ne peux plus rien pour vous.

    Il y a plus de fermetures de centrales à charbon qu’il n’y a eu d’ouvertures de centrales gaz.

    Et ce alors qu’il fallait intégrer la fermeture du nucléaire et que le réseau Entso-e et ses interconnections ne sont même pas achevées (12 ans de programme au total pour l’Europe)

    Il y a bien eu baisse des émissions malgré comme en France des années ou le climat, l’économie etc varient ponctuellement.

    L’Allemagne exporte beaucoup plus de bien industriels et manufacturés que nous et il y a d’autres paramètres à intégrer comme les variables économiques, climatiques etc et vous n’en tenez pas compte avec votre lien (je pourrais également rappeler que vous ne tenez pas compte des émissions importées alors que nous avons plus délocalisé notre industrie donc vous comparez 2 systèmes non complètement équivalents mais vous n’êtes plus à une erreur près)

    Enfin pour la partie “taxes” de l’énergie et le bilan financier global de la transition allemande, il y a plusieurs études détaillées sur le sujet dont celles d’Agora et çà n’a rien d’un échec comme vous tentez de le prétendre rapidement sans avoir approfondi le sujet ni tenu compte des investissements et des recettes.

    Peu importe si nous leur importons ou pas mais je vous ai démontré tableau à l’appui que le prix de marché de notre électricité est constamment plus cher qu’en Allemagne.

    Si leur mix est pour le moment plus carboné, il est déjà moins cher alors que chez nous il ne peut qu’augmenter.

    Donc il ne faut pas être prophète pour anticiper qu’ils vont dans quelques années commencer à achever leur transition et voir leur prix complets de plus en plus baisser alors que pour nous ce sera l’inverse car nous avons du retard.

    Les danois sont aussi en phase de réduire leurs taxes avec une électricité de moins en moins chère alors que nous avons d’importants investissements à faire.

    Vous n’avez à aucun moment tenu compte de leur avance en efficacité énergétique etc

    Mais j’espère que vous finirez un jour par comprendre que les habitants de l’Europe du Nord, entre autres, n’étaient pas aussi idiots que vous le pensiez quand les transitions seront encore plus avancées.

    Vous auriez du remarquer que nous sommes les seuls à avoir un tel parc nucléaire et que personne dans le monde ne nous copie.

    Et qu”a présent tous les pays d’Europe notamment occidentale hormis en partie la GB, la Finlande et encore la Suède font une part réduite de nucléaire mais que tous les autres s’orientent vers le 100% renouvelables.

    Sont-ils tous idiots et nous le génie du monde ?!

    J’espère qu’un jour vous aurez suffisamment de recul et d’objectivité pour prendre les bons chiffres et de regarder froidement les succès et les erreurs.

    Personnellement je n’ai pas d’à priori, je regarde seulement ce qui se fait de bien ou pas en France et ailleurs et je cherche la solution optimale et les erreurs à éviter.

    Je constate que l’on s’est mis à avancer beaucoup mieux depuis plusieurs années dans le secteur de l’énergie en coopérant plus qu’auparavant avec entre autres les pays voisins.

    C’est aussi le cas de la Californie qui travaillait un peu comme un seul état et qui change d’approche.

    On avancerait d’autant mieux avec une approche vraiment européenne de l’énergie, ce qui n’est pas encore tout à fait le cas.

    Idem d’ailleurs dans les transports comme on le voit dans le secteur des batteries.

    Et idem dans bien d’autres secteurs.

    Les pertes de temps à critiquer les allemands et autres et se croire les meilleurs n’est absolument pas la bonne approche.

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