Jean-Marc Jancovici (2/2) : "le pétrole est un des angles morts de notre politique énergétique"

Jean-Marc Jancovici (2/2) : “le pétrole est un des angles morts de notre politique énergétique”

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Après avoir souligné les limites de notre modèle de développement, Jean-Marc Jancovici a accepté de revenir sur les défis de la transition énergétique française et européenne. Selon lui, alors que le mix-électrique de la France assure une production bas carbone à moindre coût, la stratégie énergétique impulsée à Bruxelles serait calquée sur le modèle allemand et risquerait d’avoir de lourdes conséquences dans les années à venir… 

  • Alors que Nicolas Hulot en a fait un motif de sa démission, le président de la Cabep, Patrick Liebus, s’inquiète de l’avenir du Crédit impôt transition énergétique (CITE)… Récemment, François de Rugy a réaffirmé sa volonté d’atteindre les objectifs du Plan rénovation énergétique, pensez-vous que cela soit possible ?

Pour l’instant, les objectifs ne sont pas respectés. La loi de transition énergétique prévoyait effectivement 500 000 rénovations thermiques par an à partir de 2017. Et jusqu’à présent, les conditions pour que cela soit possible ne sont absolument pas réunies ; mais peut être que François de Rugy parviendra à faire évoluer les choses dans le bon sens.

Nous avons beaucoup étudié la question du bâtiment dans le cadre du Shift Project. Notre première recommandation visait à remplacer le Diagnostic de performance énergétique (DPE), par un inventaire des travaux nécessaires pour qu’un bâtiment puisse atteindre le niveau requis de performance carbone d’ici à 2050, que nous avons appelé « passeport rénovation ». Cet outil, qui regroupe tout un ensemble de prescriptions techniques propre à chaque bâtiment, fixe une date butoir pour réaliser tous les changements nécessaires pour se conforter à la trajectoire espérée pour le pays dans son ensemble. Sur bon nombre de logements, des interventions seront nécessaires d’ici 2050 sur beaucoup d’éléments : l’appareil de chauffage, la toiture, les peintures extérieures…. Il faut donc prescrire un degré de performance minimal lorsque ces opérations seront faites, afin d’optimiser leur « performance embarquée ». Prenons un exemple très concret, pour tout bâtiment qui n’a pas une façade à caractère architectural, dès lors qu’un ravalement est programmé, on pourrait systématiquement effectuer une isolation par l’extérieur, à ce moment-là le coût marginal de l’opération devient tout à fait rentable.

Dès à présent, nous devons faire le maximum pour améliorer la performance énergétique de nos bâtiments. Par exemple, il faut que des mesures soient prises pour que tout remplacement d’une chaudière au fioul ou au gaz soit effectué par une pompe à chaleur (PAC) ou du bois. Désormais, il faut véritablement contraindre les individus à adopter ces bonnes pratiques. On pourrait parfaitement imaginer qu’en cas de changement d’installation énergétique, les ménages qui ne s’équiperaient pas d’une pompe à chaleur verraient leur impôt foncier augmenter…

Dans le même temps, il faut s’assurer que l’offre en face est disponible. Pourtant, une simple règle de trois suffit pour se rendre compte que le nombre de plombiers, de maçons, de charpentiers et de couvreurs n’est pas suffisant pour rénover 750 000 logements, ou même 500 000 par an ! Il faut renforcer les dispositifs de formation, mais aussi arrêter le discours misérabiliste de trop d’enseignants sur les métiers manuels, par exemple en améliorent les CAP et BTS… De cette façon, nous parviendrons à résoudre une partie de l’équation climatique, tout en répondant à la première préoccupation de la population, celle de l’emploi.

  • Dans votre passage sur Europe 1 le 1er septembre 2018, vous affirmez que la quantité de batterie à installer ne pourrait jamais suffire pour un mix énergétique mondiale à 100% d’EnR-i, pouvez-vous nous expliquer ?

Au niveau mondial, la production électrique est de 23 000 TWh par an. Or, la totalité des réserves connues de lithium permettrait, selon Fabien Perdu, chercheur spécialiste de la question des batteries au CEA, de réaliser environ 250 TWh de stockage (une seule fois). Cela représente seulement 5 jours de consommation mondiale, et une batterie dure environ 10 ans. Ces valeurs ne sont pas suffisantes pour que l’on puisse envisager de faire du stockage inter-saisonnier sur batteries dans un réseau électrique qui dure un siècle. Il faudrait être en mesure d’accumuler au moins un mois de consommation pour garantir l’approvisionnement toute l’année, et par ailleurs il serait indispensable de pouvoir renouveler les batteries 10 fois, ce qui n’est pas possible aujourd’hui !

Cependant, il existe des personnes qui soutiennent le contraire. Elles pensent qu’avec un grand parc installé en éolien et solaire, il y a toujours une partie du parc qui produit, ce qui permet de supprimer des capacités dans le parc initial. Je me suis intéressé précisément à la situation en Allemagne et en Espagne. Dans ces deux pays, l’éolien et le solaire ont certes vu leur production annelle augmenter, mais pour autant cela n’a pas permis de faire baisser de manière significative la puissance pilotable installée. La puissance pilotable regroupe tout ce qui produit à la demande, et non uniquement quand les conditions extérieures sont favorables. Cela regroupe le charbon, le gaz, le pétrole, le nucléaire, l’hydroélectricité.

L’Allemagne avait 100 GW de puissance pilotable installée en 2002, et elle a toujours 100 GW pilotables en 2017, bien que dans l’intervalle elle ait rajouté 100 autres GW d’éolien et de solaire. Par contre, le facteur de charge de ces 100 GW de pilotable est descendu de 20% dans l’intervalle ; c’est-à-dire que ces 100 GW ont produit 500 TWh pendant l’année 2002, et seulement 400 TWh en 2017. Concrètement donc, c’est le facteur de charge des capacités pilotables qui a baissé, mais ces capacités ont été intégralement conservées, tout simplement parce qu’il faut pouvoir garantir à tout moment la sécurité d’approvisionnement, et que la puissance maximale appelée n’a pas varié. En effet, quand on regarde précisément la production horaire de ces 100 GW d’énergies intermittentes, on s’aperçoit qu’à certaines périodes de l’année, la puissance effective est de seulement 1 GW (la nuit, le solaire est à 0, et si il y a peu de vent, l’éolien peut descendre sous 1 GW, alors qu’il y a 55 GW d’éolien en Allemagne à fin 2017). Ce qui signifie que la puissance garantie à tout instant pour les unités intermittentes est de l’ordre du pourcent, ce qui est évidemment très faible. Et du coup, il faut conserver la puissance pilotable, qui elle est garantie à tout instant. Par contre, si on s’en sert moins, la rentabilité des capitaux investis dans ces outils de production baisse, et cela s’est constaté partout en Europe, pas « juste » en France avec les centrales nucléaires.

L’Espagne est un autre cas de figure intéressant. Au moment de développer les énergies renouvelables électriques, ils ont beaucoup plus misé sur les éoliennes que sur le solaire, malgré un ensoleillement supérieur à celui de l’Allemagne. Et, dans le même temps qu’ils ont installé 25 GW d’éoliennes, ils ont installé 25 GW de centrales à gaz, qui sont pilotables. En 2008, lorsque la consommation électrique espagnole a considérablement diminué avec la crise économique, on a observé le même phénomène qu’en Allemagne : le facteur de charge des centrales à gaz – qu’il faut garder pour garantir l’approvisionnement – est passé de 50% à 14%. Avec ces deux cas observés, nous ne pouvons pas encore tirer de conclusions universelles, toutefois on constate objectivement que ni l’Allemagne, ni l’Espagne, n’ont pu déclasser de la puissance pilotable avec l’augmentation des énergies renouvelables intermittentes.

Et en France, la loi de Kirchhoff restant la même, je ne vois pas pour quelles raisons, si on augmentait la part de l’éolien et du solaire dans la production annuelle, cela permettrait de diminuer la capacité pilotable. Cela va « juste » conduire, comme en Allemagne et Espagne, à diminuer le facteur de charge de nos capacités pilotables installées. A une ou deux exceptions près nos 58 réacteurs nucléaires seront encore là, mais nous les utiliserons moins, sans pouvoir les supprimer, au risque de devoir recourir à des délestages, comme on l’envisage en Belgique, voire de subir un black-out… Comme en Allemagne, quand nous sommes en situation anticyclonique, nos 20 GW de capacités éoliennes installées produisent très peu d’électricité.

Face à cet argument, il est parfois opposé qu’il y a toujours « du vent quelque part ». Pour voir ce qu’il en est, j’ai regardé comment évoluaient au même instant les productions éoliennes de plusieurs pays limitrophes, grâce aux séries au pas horaire fournies par le site http://www.pfbach.dk/. On constate facilement – hélas – que cette théorie du foisonnement ne se vérifie pas dans les faits. La probabilité maximale d’avoir une production éolienne faible dans un pays donné survient… quand il y a une production éolienne faible dans le pays voisin.

La raison est assez simple, en fait : l’Europe est soumise à un régime de dépressions qui sont des systèmes vastes, couvrant plusieurs pays, et qui amènent le vent. Du coup, s’il y a une dépression sur l’Allemagne, ses effets se feront aussi sentir en Grande Bretagne, en France et au Danemark. A l’inverse, s’il y a un anticyclone sur cette zone, le vent sera faible ou inexistant sur ces différents pays à la fois. Ce n’est donc pas du foisonnement que nous avons, mais une corrélation positive : l’ensemble des éoliennes européennes n’est pas loin de se comporter comme un unique système. Les deux seuls régimes clairement décorrélés sont l’Europe du Nord et l’Espagne (qui bénéficie de vents méditerranéens).

Par contre, les puissances installées ne sont pas les mêmes partout. L’Allemagne en a beaucoup plus que nous. Et du coup quand le vent souffle ce pays est exportateur, mais en période de défaut de vent il importe. Le système pilotable français est déjà pour partie en train de compléter une production fortement oscillante en Allemagne. Au Danemark, en moyenne 80% de la production électrique éolienne est exportée, et l’approvisionnement domestique est garanti grâce aux barrages norvégiens et suédois, et aux centrales à charbon allemandes.

L’observation de ce qui s’est passé ailleurs confirme que notre première priorité n’est pas d’investir dans le développement des énergies renouvelables intermittentes (EnR-i) en replacement du nucléaire en France. Le premier paradoxe est que cette stratégie ne vas pas contribuer à diminuer le risque nucléaire mais va au contraire l’augmenter ! En effet, avec un parc de centrales qui reste quasiment identique (pour des raisons de puissance garantie, voir plus haut), mais qui voit son facteur de charge baisser, il va falloir entretenir un système à coût fixe avec des recettes en baisse… et cela n’est pas bon pour la sûreté. Par ailleurs, les émissions de CO2 augmentent légèrement en pareil cas : le kilowattheure solaire, même s’il n’est pas très carboné (de 40 à 100 grammes de CO2 par kWh), l’est plus que le nucléaire (10 à 20 grammes de CO2 par kWh). Enfin, pour compléter le tableau, ce remplacement du nucléaire par des ENR-i détruit globalement de l’emploi en France.

Pour comprendre cela, il faut en revenir à la définition du PIB : cet agrégat vaut – par définition – la somme de la consommation intérieure et des exportations, auxquelles on retranche les importations. Or, pour produire un kilowattheure nucléaire, vous avez besoin d’importer environ 1 euro d’uranium, et tout le reste est de la valeur ajoutée française. En revanche, pour un megawattheure solaire ou éolien, vous avez besoin d’importer entre 20 et 30 euros de composants (par exemple des panneaux photovoltaïques chinois, ou des nacelles éoliennes chinoises, allemandes ou danoises). Pour chaque MWh substitué du nucléaire au solaire ou à l’éolien, vous passez donc les importations de 1 à 20 euros par MWh consommé en France. La production éolienne et solaire étant aujourd’hui d’environ 30 TWh par an, soit 30 millions de MWh, elle signifie – en moyenne – 600 millions d’importations additionnelles par an (qui sont donc autant en moins sur le PIB), soit – à raison de 30 000 euros de PIB par emploi – la destruction de 20.000 emplois dans le pays. Ce qui se crée dans la filière n’est qu’une partie de l’histoire : il se détruit encore plus d’emplois ailleurs à cause de la hausse des importations.

Nous aurions pu utiliser le même argent pour faire des choses bien plus pertinentes sur le plan du climat. La Cour des comptes a publié un rapport récemment indiquant que, fin 2017, 121 milliards d’euros ont été engagés dans le développement du solaire et de l’éolien (c’est la totalité de l’argent qui sera versé aux producteurs solaires et éoliens au titre des contrats de rachat à prix garanti signés jusqu’au 31 décembre 2017). Depuis, Emmanuel Macron a annoncé qu’il consacrerait 25 milliards d’euros supplémentaires pour développer les éoliennes offshores. Au total, les investissements dans les EnR-i se chiffrent donc autour de 145 milliards d’euros, soit déjà plus que la valeur historique de construction du parc nucléaire, et tout cela pour ne rien gagner en CO2 et détruire de l’emploi ! Avec ces mêmes 145 milliards, on aurait pu offrir une pompe à chaleur à chaque ménage qui se chauffe au gaz ou au fioul. Une telle mesure aurait presque entièrement décarboné le secteur du bâtiment, avec la création de 200 TWh d’énergie renouvelable (la chaleur transférée par les pompes à chaleur), l’économie de 10 milliards d’euros d’importations par an (60% du gaz et 15% du pétrole), la création de 200 000 emplois dans l’économie française, et la baisse des émissions de CO2 de 20%. Par ailleurs, cela ne diminue pas les recettes générées par les réacteurs nucléaires, et permet donc de bien les entretenir. La bonne question est de savoir pourquoi nos responsables politiques n’ont pas su faire un choix pertinent pour le pays, qui incidemment aurait beaucoup ressemblé à ce qu’ont fait les Suédois, au lieu d’essayer de singer les Allemands qui sont partis dans le décor…

  • Finalement, au regard de ces éléments, comment expliquez-vous les choix énergétiques français depuis ces dernières années ?

Pour moi, l’Europe est allemande, et donc l’Europe de l’énergie… est allemande. Le nucléaire c’est mal, le charbon on verra plus tard, le gaz (pourtant fossile et contributeur aux émissions) c’est bien, et le pétrole est en dehors des esprits. Au nom de l’axe franco-allemand, nous cherchons à les imiter en tout… Or, de l‘autre côté du Rhin, il y a une haine viscérale du nucléaire qui existe depuis longtemps, pour des raisons qui ne sont pas techniques. Le nucléaire rappelle tout d’abord les fusées Pershing, la présence militaire américaine sur le sol allemand, donc la « honte » de la Seconde Guerre mondiale. Ces fusées rappellent aussi l’époque où il y avait deux Allemagne, et que tout le monde essaie d’oublier aujourd’hui. Une experte de l’énergie m’a aussi fait remarquer un jour que l’énergie nucléaire est une énergie fédérale, et que dans un pays dominé par les Lander, elle sera moins bien vue que l’éolien qui est présenté comme une énergie locale (comme le charbon !). En France, nous n’avons pas tous ces éléments « culturels », donc nous voyons aussi la situation différemment.

Chez nous, cette focalisation sur le nucléaire a aussi des déterminants culturels. Les Français adorent l’état, mais adorent se plaindre de l’état. Ils sont très attachés à avoir des hôpitaux publics tout en critiquant dès qu’ils le peuvent la qualité de l’accueil, très attachés au système public ferroviaire tout en se gaussant des retards des trains (alors que notre système ferroviaire nous est envié par nombre de pays étrangers), très attachés à l’école publique tout en critiquant l’enseignement, etc.

Dans cet ensemble, ils sont aussi très attachés à EDF tout en critiquant le système technique mis en place. Il faut savoir dépasser cet esprit de « village gaulois » pour faire des choix pertinents, et ni Sarkozy ni Hollande n’ont su le faire. Sarkozy a délibérément évité de parler du nucléaire au moment du Grenelle de l’Environnement, mais du coup il a laissé le champ libre aux anti-nucléaires et aux gaziers pour proposer que ce soient les ENR électriques (couplées au gaz !) qui montent en puissance dans le mix électrique.

Hollande a voulu séduire les 2% d’électeurs pour qui la baisse du nucléaire est un des premiers déterminants du bulletin de vote en annonçant la baisse à 50% en 2025 (il n’avait pas d’autre idée en tête que de se faire élire, ce chiffre rond ne correspondait à aucune analyse technique sérieuse) et la fermeture de Fessenheim, qui relève de l’imposture. Sur ce dernier point, que l’Etat, actionnaire d’EDF, lui impose, quelle que soit la raison, de fermer un réacteur, peut être vu comme une bêtise, mais cela reste dans le cadre des droits de l’actionnaire majoritaire. Par contre, que Monsieur François Hollande affirme, sans tenir compte de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), que c’est Fessenheim qu’il faut fermer car c’est la plus vieille et donc la plus dangereuse, cela relève de l’hypocrisie. Cela laisse croire que Monsieur Hollande est plus compétent que l’ASN ou que les ingénieurs d’EDF pour arbitrer entre tous les réacteurs en fonctionnement, alors qu’il n’a pas la compétence pour. En fait, la seule raison de cette décision était de réaffirmer l’autorité du gouvernement sur EDF, exactement comme un gamin sur la plage montre à un autre gamin qu’il est le plus fort en allant piétiner son château de sable. Voilà où nous en sommes rendus en matière de « clairvoyance » de l’Etat sur les arbitrages de ce qui constitue le sang de nos sociétés modernes, l’énergie.

Et encore, ici nous n’avons parlé essentiellement que d’électricité, mais cette dernière ne constitue que le quart à la moitié de notre consommation énergétique (selon la façon de compter, primaire ou final), et notre société dépend tout autant du pétrole, qui est un des angles morts majeurs de la politique énergétique européenne et française. Ca sera pour une autre fois !

 

Retrouver la première partie de l’interview de Jean-Marc Jancovici : “les slogans simplistes nuisent à la compréhension des dossiers scientifiques !”

Rédigé par : Jean-Marc Jancovici

Jean-Marc Jancovici
Ingénieur français, chef d'entreprise et consultant, Jean-Marc Jancovici est également enseignant, conférencier, auteur de livres et chroniqueur indépendant. Il est essentiellement connu pour son travail de sensibilisation et de vulgarisation sur les thèmes de l'énergie et du climat.
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COMMENTAIRES

  • Si l’Allemagne avait choisi de faire du nucléaire, elle aurait bien évidemment une électricité plus chère que nous car le MWh nucléaire récent est plus coûteux que celui de l’ancien parc amorti (voir les prix du MWh des EPR).

    L’Allemagne a privilégié l’aspect économique à la pollution à court terme. Mais en conséquence elle a une électricité moins chère que la nôtre et nous sommes de fait “importateurs nets” d’énergie d’Allemagne depuis leur transition.

    Si le Danemark, l’Allemagne (qui font que l’Europe détient encore la majorité des brevets dans les renouvelables) et par ailleurs la Chine qui a bénéficié du savoir-faire allemand (machines-outils spécifiques aux renouvelables etc) n’avaient pas engagé une transition dans les renouvelables qui sont universelles, le monde entier n’aurait pas autant profité si rapidement de ces technologies qui ont fait reculer les énergies fossiles, comme on peut le constater (Carbon Tracker etc), avec des prix battant régulièrement des records à la baisse dans l’histoire de l’énergie.

    On ne constate pas cet essor ni cette baisse de prix dans le nucléaire, d’où les prévision faibles à horizon 2050 y compris de l’Agence de l’énergie atomique ou du World nuclear industry status report 2018 et autres études.

    Concernant l’équilibrage réseau et les capacités pilotables disponibles il y lieu de consulter les plus concernés du secteur et leur études dont notamment les opérateurs de réseau regroupés au sein d’Entso-e et les différentes équipes scientifiques qui modélisent également l’équilibre de ces réseaux au fil de leur développement avec l’ensemble des données météo, incluant des situations climatiques extrêmes et même jamais connues.

    L’Allemagne n’a pas maintenu mais a au contraire réduit sa capacité conventionnelle à environ 90 GW de centrales conventionnelles (4 GW ont encore été arrêtée en 2017).

    La capacité totale des centrales conventionnelles pourrait diminuer à 75,3 GW d´ici 2023 en raison de l’arrêt prévu ou annoncé par les exploitants d´environ 19 GW dont les 9,5 GW du nucléaire restant, conformément à la loi atomique.

    Sans pouvoir reprendre ici les tableaux et tous les chiffres des bilans Entso-e, il y a bien par ailleurs diminution du parc fossile en Allemagne et en Europe et même plus vite que prévu.

    Par ailleurs Entso-e se fonde moins sur les capacités en excès en Europe que sur les pannes d’électricité exprimées en heures (Loss Of Load Expectation : LOLE) et les quantités d´électricité non fournie (Energy not Supplied – ENS).

    LOLE indique le nombre probable annuel d´heures où l´approvisionnement ne serait pas assuré par les capacités nationales ou les importations.

    ENS indique la quantité d´électricité en GWh probablement manquante pour assurer la demande d´électricité. Le calcul est effectué sur la base des modèles probabilistes en tenant compte des disponibilités, de la probabilité de défaillance des unités de production et autres options pour maîtriser l’équilibre offre-demande.

    Pour l´Allemagne, les Pays-Bas, la Tchéquie, la Suisse et l´Autriche on relève pour 2020 à 2025 une valeur LOLE faible, à savoir que la demande d’électricité sera assurée à tout moment, à presque 100%.

    Par contre pour la France, la Pologne et l´Italie les valeurs LOLE seront plus élevées dès 2020, et après 2025 pour la Belgique.

    La France nucléaire est championne du monde en thermosensibilité et elle se retrouve donc fragilisée quand les excédents fossiles du réseau européen diminuent.

    Les problèmes de sécurité réseau ne sont donc pas forcément toujours là où l’on croit.

    Le service scientifique de la Commission Européenne (Joint Research Centre), prévoit d´ici 2025 une réduction de la capacité des centrales à charbon dans l’Union européenne de 150 GW actuellement à 105 GW.

    A l´horizon 2030, une nouvelle baisse de capacité à 55 GW est attendue. Cela correspond à une réduction de 63% par rapport à la situation actuelle.

    En Allemagne une commission doit proposer d’ici la fin de l´année une date de sortie “définitive” de la production d’électricité à base de charbon et de lignite.

    Depuis 2015 douze voisins électriques européens dont la France, l´Allemagne etc se sont engagés à mieux coordonner les politiques nationales de l’énergie, notamment en matière de sécurité de l’approvisionnement.

    Concernant la météo et sécurité réseau elle est traitée par les opérateurs de plusieurs manières:

    – augmentation des interconnections (Entso-e comprend 41 opérateurs sur déjà 39 pays et plus vaste encore se développe le réseau international Geidco)

    JM Jancovi a raison de dire qu’il y a des périodes avec vent minimal et pas de solaire la nuit mais dans les pires des cas çà ne représente que quelques semaines.

    Par exemple entre 2010 et 2016 environ 160 épisodes de 5 jours avec une production inférieure à 5 GW et pour chaque année un épisode de 10 à 14 jours de vents faibles.

    Si les opérateurs cherchent à éviter les stockages et préfèrent les liaisons pour des raisons économiques, l’essor des renouvelables nécessite la part de stockage pour ces quelques semaines au pire.

    La seule production d’hydrogène méthanation a un rendement de 85% en phase industrielle, les unités industrielles importantes se développent. Les centrales gaz qui ont été mises en place en substitution du charbon sont appropriée pour fonctionner au biométhane. Les centrales thermiques biométhane en cogénération ont des rendements de plus de 90%

    Les piles à combustible biométhane qui ont également des rendements de l’ordre de 90% ont des coûts marginaux inférieurs aux centrales thermiques cogénération biométhane.

    En terme de stockage l’Allemagne a recensé 6 mois de consommation et la France 2 mois.

    Ce n’est donc pas un problème technique mais seulement encore actuellement de coûts. Mais c’est à rapporter à quelques 450 milliards d’euros d’importations fossiles par an en Europe et 56 milliards d’euros en moyenne en France si l’on inclut les transports ou l’hydrogène peut se substituer au pétrole dans les transports lourds et qui va être de plus en plus incontournable de toutes façons pour décarboner notamment les transports, le réseau gaz, une part de l’industrie.

    25 des plus grands pays européens sur 27 se sont associés pour la production d’hydrogène méthanation. Ca concerne aussi les transports lourds. Linde est passé récemment numéro 1 mondial devant Air Liquide, on constate donc que comme dans le secteur militaire européen, les énergies renouvelables et maintenant l’hydrogène les allemands se positionnent dans les places de leaders et ce alors que le marché mondial est encore énorme.

    En Asie c’est pareil avec la Chine le Japon etc.

    Toutefois pour des questions de concurrence, compétitivité, réduction de dépendance, il faut anticiper que la Russie cherche à développer un marché pour l’hydrogène en Europe afin de maintenir la demande pour l’un de ses principaux produits d’exportation, le gaz.

    Gazprom, principal exportateur de gaz naturel en Europe, compte produire de l’hydrogène sans émissions et créer un marché de 153 milliards d’euros par an d’ici 2050 (175 Mds $) selon une présentation faite le mois dernier à Bruxelles par les dirigeants de cette société. Ce montant serait supérieur à la valeur de 110 Mds $ de l’offre actuelle de gaz naturel de l’Europe l’an dernier.

    La Russie souhaite ainsi s’aligner sur l’offre mondiale au Japon, Europe et plus et considère que l’hydrogène est une option parce qu’il peut être produit à partir de gaz naturel sans générer d’émissions supplémentaires.

    Thinkstep AG a réalisé une étude pour Gazprom et envisage une importante réduction des émissions de CO2.

    Il y a donc fort à parier que des pays européens choisissent pour partie cette option d’importation, qui n’est évidemment pas à privilégier si l’on souhaite une totale indépendance.

    En concurrence avec l’électrolyse de l’eau, Gazprom utilise la pyrolyse thermique du méthane (réaction dans un plasma à basse température soumis à une pression élevée, travaux dans l’unité de Tomsk)

    Sans contact avec l’oxygène, aucun CO2 n’est émis lorsque les atomes d’hydrogène sont séparés du gaz naturel. Ce processus produit un flux d’hydrogène pur, le carbone s’échappant sous forme solide au lieu de s’échapper dans l’air sous forme de CO2. Le carbone solide peut être utilisé dans l’industrie. Si des parcs éoliens ou solaires sont utilisés pour produire l’énergie nécessaire au processus, aucune émission n’est émise pour fabriquer l’hydrogène.

    Les compagnies gazières s’inquiètent de la baisse des coûts des énergies renouvelables, de l’expansion du chauffage électrique et de l’adoption par les pays européens de politiques très strictes en matière d’hydrogène, ce qui risque de rendre l’ensemble de l’infrastructure gazière inutile. Il leur semble donc intéressant de capturer le carbone à peu de frais.

    C’est juste à titre d’information puisque ce n’est pas une option dès lors que l’on cherche l’indépendance énergétique mais nous n’avons pas non plus intérêt à ce que la Russie perde tous ses marchés et que son économie s’effondre.

    Gazprom estime ainsi que çà aiderait l’Europe à réduire ses émissions de 62 % d’ici 2050 (une grande partie de l’engagement de l’Union à réduire la pollution de 80 % par rapport aux niveaux de 1990)

    Je cite cela car Gazprom estime pouvoir produire de l’hydrogène à un coût de 1,14 euros par kg d’ici 2050.

    L’hydrogène pourrait être produit aujourd’hui dans le nord de l’Allemagne par électrolyse, en utilisant l’énergie éolienne et les bas prix de gros de l’électricité à 2,21 euros le kg et 1,77 euros en 2025.

    La concurrence se développe donc sur ce marché hydrogène en Europe (en plus des opérateurs type Linde, Air Liquide, Shell etc d’autres arrivent comme le norvégien Equinor ASA, Woodside Petroleum Ltd. le japonais Chiyoda Corp. etc)

    Enfin si l’Europe était passée au tout nucléaire elle se heurterait à la montée des eaux dans de nombreux endroits comme des études l’ont démontré, au réchauffement climatique en été avec arrêt de centrales y compris en Finlande, Suède sur la mer Baltique comme l’été dernier de même qu’en Allemagne et en France où 17 réacteurs ont été à l’arrêt en 2003 alors que les épisodes de fortes canicules vont être de plus en plus fréquents.

    Il est démontré que le nucléaire pose plus de problèmes que les renouvelables dans le réchauffement climatique. Chaque énergie à ses contraintes.

    En outre on oublie trop que les armes actuelles de type missiles hypersoniques de plus en plus amenées à se déployer rendent les centrales nucléaires comme les grands barrages indéfendables et avec des conséquences redoutables pour de simple frappes à très fort impact. Cet aspect n’a rien d’anodin et plus encore à l’échelon de l’Europe, les phases de conflits et autres risques sont à considérer, sauf à prétendre qu’il n’y aura jamais plus de conflits.

    Le tout électrique n’est pas la meilleure solution des lors que l’on dispose d’un réseau qui peut intégrer de l’hydrogène comme du biométhane et remplacer à terme le gaz comme des études Grdf le démontrent même s’il s’agit d’optimiser chaque énergie pour le mix optimal.

    Déployer des pompes à chaleur avec les fonds destinés au marché des renouvelables nous met encore plus hors course de ces importants marchés mondiaux et fait travailler principalement les entreprises japonaises dont les produits ont le plus souvent les meilleurs Cop et l’essor des pompes à chaleur et climatiseurs (10 à 17 ventes par seconde dans le monde) génère les problèmes de pics de demandes, de réchauffement et gaz à haut pouvoir réchauffant etc.

    Le texte original de l’interview daté de 2017 évoquait 15 centrales nucléaires de plus en France aggravant notre thermosensibilité record à laquelle il faut ajouter la mobilité électrique.

    En outre comment les français qui bondissent et bloquent les routes à chaque hausse du pétrole vont réagir quand on va leur proposer d’augmenter leur taxe d’habitation s’ils n’installent pas une pompe à chaleur.

    Carbone 4 a rappelé à juste titre l’importance de la chaleur et des principaux aspects du solaire thermique même s’il y en a d’autres (Univ Chalmers notamment)

    Pourquoi évoquer le bois alors qu’il y urgence climatique et pollution et que le bois “combustible” est une erreur comme beaucoup de scientifiques le rappellent et que la part de bois disponible peut avoir un meilleur bilan et bien moins de pollution sous forme gazéification et biométhane.

    Pourquoi prendre l’exemple du lithium avec un calcul auquel personne n’a jamais pensé alors que nous avons des équipes scientifiques et entreprises comme Tiamat qui utilisent le sodium avec des résultats meilleurs que le lithium et une densité énergétique proche voire meilleure dans certains conjugaisons (Faradion). Le sodium est en quantités 1000 fois supérieure au lithium et les entreprises de désalinisation ont mieux à faire que de polluer l’environnement local en le rejetant en mer.

    P37/100 diminution des fossiles en Europe et progression des renouvelables

    https://docstore.entsoe.eu/Documents/SDC%20documents/MAF/20170918_MAF_2017_FOR_CONSULTATION.pdf

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  • @Energie+
    Cessez donc de dénigrer en permanence la politique énergétique de la France. Si la France a moins exporté, c’est de façon temporaire à cause de la moindre disponibilité de notre parc nucléaire suite aux injonctions, à tort, de l’A.S.N. , et plus importé l’hiver pour la même raison, et en plus la réduction de notre parc thermique à flamme. Mais la performance de notre système de production reste honorable. http://bilan-electrique-2017.rte-france.com/europe/75-vision-europeenne-de-lelectricite/#
    Pour ce qui concerne les recommandations de J.M. Jancovici sur l’équipement généralisé des foyers Français en pompes à chaleur, je suis de votre avis.

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  • @Dan
    C’est étonnant, vous avez choisi l’année 2011, la seule année qui avait subi une nette décroissance de fourniture d’énergie électrique, n’handicapant que la proportion de lignite.
    Dans ce débat personne ne prend en compte la dangerosité du nucléaire, dont la maintenance est faite par des humains, fort peu fiables surtout s’il s’agit de sociétés de service, ni le cadeau empoisonné que nous faisons pour cent mille ans aux générations futures.
    Je préfère quelques pannes de courant, même s’il faudra mettre deux pulls, que de rôtir dans un accident nucléaire majeur.

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  • Prix de production du mix électrique allemand moins chers qu’en France d’où notre position “d’importateurs nets” depuis des années (source Epexspot) :

    https://www.renewable-ei.org/en/activities/column/img/20180302/img02.jpg

    Pour mémoire voir plus haut Entso-e pour les fermetures et perspectives de fermetures de centrales fossiles dont le nombre a bien été réduit (malgré la fermeture dans le même temps de centrales nucléaires dans le cadre de la loi atomique ) et vont continuer de l’être en Allemagne.

    Ce qui sera plus problématique pour la France dans la période 2021-2024 comme le souligne le lien de l’opérateur de réseau Entso-e P37 et suivantes.

    Opposer Allemagne et France ou Norvège et Danemark dans le cadre de Nordpool comme on le lit encore trop régulièrement est absurde puisque les opérateurs coopèrent en permanence pour améliorer leurs interconnexions et optimiser leur mix afin d’avoir notamment les prix les plus bas.

    La Norvège trouve intérêt à acheter de l’électricité éolienne danoise pour ne pas écouler trop vite son hydraulique et vice et versa le Danemark a intérêt à utiliser les excédents de stockage norvégiens.

    Idem la France n’a pas intérêt à être en surcapacité nucléaire et voir son facteur de charge baisser donc ses bénéfices réduits, tout comme elle bénéficie par ailleurs du bas prix de l’électricité allemande.

    La meilleure approche énergétique une fois encore est donc :

    – d’une part au moins européenne

    – d’autre part pas uniquement centralisée mais au contraire largement ouverte aux productions électriques et notamment thermiques et de facto permettre de nouveaux métiers et marchés aux opérateurs.

    Cà concerne notamment le secteur des bâtiments qui doivent être producteurs d’énergie prochainement et qui peuvent intégrer le stockage inter saisonnier et autres dont les échanges et le tout en local.

    Il y a déjà dans le monde plusieurs dizaines de milliers de bâtiments autonomes en énergie de 60% à plus de 150% et également de plus en plus d’entreprises.

    Se couper du réseau permettant plus de 33% de gains moyens immédiats sans compter les autres frais, il y a de plus en plus d’entreprises et de personnes dans le monde sans compter des communes etc qui font ce choix car il devient plus rentable dans déjà pas mal d’endroits.

    Cà ouvre des marchés importants et permet d’accélérer la transition.

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  • En voyant le titre je me suis dit chouette, pour une fois on va sortir de l’opposition nucléaire / renouvelables, pour s’intéresser au pétrole, ses usage, le moyen de s’en passer !
    Sortir le pétrole de l’angle mort quoi…
    Raté !
    Janko ne peux pas…
    Après quelque platitudes sur la rénovation énergétique (Psst, Jean-Marc, l’obligation d’isoler lors de travaux de façade ou de toiture existe déjà dans la loi, on parle des “travaux embarqués” et elle a été votée sous Hollande), il revient à la charge, nous offrant une analyse sociologique des raisons de l’aversion des Allemands pour le nucléaire, et des délires sur le stockage inter-saisonnier par batteries…
    Quitte à faire intervenir des gens du Shift Project, Interviewez Matthieu Auzanneau quand on parle de pétrole, son discours me semblait beaucoup plus intéressant (si il ne souffre pas d’un syndrome de Stockholm à force de côtoyer JMJ)

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  • Cher M. Jancovici,
    Comme déjà indiqué j”approuve vos interventions.
    Pour le public le nouveau nucléaire est toujours supposé conforme aux présentations du CEA, qui ne s’intéresse pas à l”implantation souterraine des réacteurs, supposée peut-être trop onéreuse mais qui donnerait une grande sûreté, . Pas de réponse à des propositions de conception, dans différents domaines., écartées comme non conformes à des prescriptions de l’ASN sur les réacteurs anciens à cuves suspendues ! Malgré la discussion en principe permise au public…

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  • Je m’étonne que Jancovici semble oublier qu’une isolation thermique très forte des logements permet de se passer presque complètement de chauffage. Du coup, les logements passifs ne subissent aucunement les hausses de prix et de pollution dues aux énergies fossiles (voire fissiles). A l’inverse même les PAC sont totalement dépendantes du coût de l’énergie et ne sont donc pas une solution perenne en termes économiques ou écologiques.

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