Energie solaire : l'Espagne fait son retour au premier plan

Energie solaire : l’Espagne fait son retour au premier plan

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Amorphe depuis 2012 et les grandes mesures d’austérité mises en place par le gouvernement, la filière solaire espagnole semble repartir de plus belle. Les investisseurs parient à nouveau sur la production d’énergie photovoltaïque en Espagne, et ont lancé ces derniers mois des projets gigantesques, faisant espérer un retour en grâce généralisé d’une énergie prometteuse aux quatre coins de la péninsule ibérique.

24 GW de projets solaires en cours

Très actifs à l’international, les opérateurs espagnols spécialisés dans les énergies renouvelables comme Gamesa, Gransolar ou Acciona avaient jusqu’à présent déserté leur propre pays, du fait d’un cadre réglementaire peu avantageux et d’un véritable « brouillard législatif ». Ils sont désormais de retour et impulsent via leurs récents investissements, une nouvelle dynamique dans la filière solaire espagnole.

Le groupe énergétique Iberdrola par exemple a lancé au mois de mars un projet de 425 MW, tandis que la société productrice d’électricité Cox Energy annonçait en parallèle la signature d’un des plus importants contrats d’achat à long terme au monde avec le négociant d’électricité Audax. Ce contrat prévoit l’installation de parcs solaires de 660 MW, dont 495 en Espagne et 165 au Portugal, pour un investissement de 400 millions d’euros. Au total, « il y a ce jour 24 GW (24.000 MW) de projets dans les différentes régions d’Espagne pour lesquels les constructeurs ont déposé une caution afin d’obtenir les autorisations administratives », explique à l’AFP José Donoso, directeur général de l’Union espagnole photovoltaïque (UNEF). Des perspectives prometteuses qui en feraient presque oublier les longues années de disette qu’a connu la filière solaire espagnole depuis 2012.

L’énergie solaire : fin d’une véritable traversée du désert

L’énergie solaire en Espagne a en effet connu une véritable traversée du désert depuis 2012 et le moratoire sur les aides d’Etat accordées dans ce domaine. A cette époque, le gouvernement conservateur refusait de maintenir les subventions attribuées aux nouvelles installations renouvelables et cela quelle que soit la filière (solaire, éolienne, biomasse, etc.). Les énergies vertes avaient pourtant un bel avenir devant elles, mais la crise économique de 2008 et les politiques d’austérité qui suivirent furent sans appel.

Pourvue d’un taux d’ensoleillement record, la péninsule ibérique était considérée jusqu’alors, avec l’Allemagne, comme un des pays pionniers en matière d’énergie photovoltaïque. Mais si la progression de l’autre côté du Rhin a été fulgurante, l’Espagne est restée bloquée à des niveaux particulièrement bas (on comptait 40 GW de capacité installée en Allemagne fin 2015 contre seulement 5,4 GW en Espagne). Il aura fallu attendre 2017 et le retour d’une conjoncture plus favorable pour voir enfin la filière solaire reprendre des couleurs. Le secteur a connu un véritable « retournement en moins de six mois », se félicite José Donoso.

Baisse des coûts et faiblesse des prix garantis

Pour expliquer un tel retournement de situation, José Donoso met ici deux facteurs en avant. La baisse des coûts de l’énergie solaire tout d’abord qui ont diminué de 73% de 2010 à 2017, selon les chiffres de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA), et permet désormais de produire de l’électricité à un prix inférieur à celui des énergies fossiles. Et surtout, la déception liée à l’appel d’offres de 2017 qui incite aujourd’hui les industriels à tenter leur chance sur le marché. Porteur de grands espoirs, cet appel d’offres lancé par le gouvernement en juillet 2017 a finalement donné lieu à des prix garantis si faibles (autour de 30/31 euros par MW ), qu’il « vaut mieux courir des risques sur le marché que dépendre de la demande réglementée », poursuit M. Donoso. « Il est désormais beaucoup plus rentable d’investir dans les technologies à forte intensité de capital (comme la technologie photovoltaïque) que des technologies où la matière première a un coût » comme le gaz ou le charbon, ajoute de son côté Fernando Ferrando, président de Fundacion Renovables, une association qui promeut les énergies renouvelables en Espagne.

Un marché aux perspectives immenses

Résultat, de nombreuses entreprises tournées exclusivement vers l’extérieur (on pense notamment à Gamesa qui exporte 100% de sa production, faute de clients dans son propre pays), commencent à prendre la mesure des opportunités que pourraient offrir leur pays. Les perspectives de développement du marché espagnol sont en effet potentiellement considérables si l’on prend en compte le peu de capacités nouvelles installées ces dernières années. « En 2015, il s’est installé plus de puissance photovoltaïque à Bruxelles que dans toute l’Espagne », souligne Fernando Ferrando Vitales.

Depuis, les installations vont croissantes avec 49 MW installés en 2015, 55 MW en 2016, et 135 MW en 2017 selon l’UNEF, et le marché espagnol pourrait devenir l’un des plus importants d’Europe dans les prochaines années. En effet, si l’énergie solaire ne représente encore que 3 à 4% de la production électrique en Espagne, contre 20% pour l’énergie éolienne et 16 à 17% pour l’énergie hydraulique, elle pourrait augmenter de manière significative pour atteindre entre 30 et 60 GW d’ici 2030.

Crédits photo : Acciona

Rédigé par : La Rédaction

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COMMENTAIRES

  • En France heureusement que dans le solaire CSP on a, entre autres, SUNCNIM, filiale solaire du groupe CNIM, qui conçoit, construit, exploite et exporte des centrales solaires CSP avec stockage d’énergie pour la production d’électricité et d’énergie thermique en utilisant ses technologies propriétaires de miroirs de Fresnel qui ont plusieurs avantages:

    – coût de vapeur compétitif,
    – conception modulaire, durable et robuste,
    – contenu local élevé et fonctionnement automatique.

    https://www.suncnim.com/en/solar-steam-generators

    .

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  • L’espagne est le deuxieme pays au monde pour les brevets solaires et renouvelables, la premiere au monde en technologie thermodynamique csp et son centre de recherche le psa d’almeria est numéro un mondial, de nombreuses entreprises comme Gamesa, Abengoa, Sener, Tsk flagsol ou encore leader mondial dans le graphène et les technologies de stockage ou elle est en pointe. première en Europe pour le potentiel solaire, alors comment se fait il qu’il y est un impôt solaire et aussi peu de puissance solaire installée ? mystère mystère !!!

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