Quelle surface de panneaux solaires faudrait-il pour alimenter les grandes villes en énergie ?

Quelle surface de panneaux solaires faudrait-il pour alimenter les grandes villes en énergie ?

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A l’heure actuelle, 80 % de l’énergie que nous utilisons est issue des énergies fossiles. Ces ressources non renouvelables sont, par définition, limitées, et si le rythme actuel persiste, d’ici à 80 ans l’Homme aura épuisé l’intégralité de ces ressources naturelles. La question se pose donc : comment pourvoir aux besoins toujours croissants de notre planète en énergie ? Les regards se tournent depuis quelques années vers les énergies renouvelables, mais ces solutions seraient-elles réellement viables ?

D’après le Département de l’énergie des États-Unis, plus d’énergie solaire frappe la Terre en une seule heure que l’humanité n’en utilise en une année entière. Qu’en serait-il si l’on décidait d’utiliser exclusivement cette source d’énergie ? Les nouvelles recherches de RS Components révèlent combien de surface en panneaux solaires seraient nécessaires pour alimenter certaines grandes villes du monde.

Les besoins en panneaux solaires diffèrent selon les grandes villes du monde

Sur les 25 villes comparées, 14 d’entre elles auraient besoin de moins de 10 % de leur superficie pour subvenir aux besoins de la population. Bon nombre de ces villes sont concentrées autour de l’équateur et reçoivent un plus grand nombre d’heures d’ensoleillement par an.

Selon les données, Paris est la ville la plus gourmande en énergie. Près de la moitié (44,2 %) de l’espace terrestre de Paris devrait être équipé de panneaux solaires pour capter la quantité d’énergie nécessaire au fonctionnement de la ville.

Ce chiffre est nettement supérieur à ceux de Kinshasa (république démocratique du Congo), Abidjan (Côte d’Ivoire) et Johannesburg (Afrique du Sud) qui auraient chacune besoin de moins de 10km² et 0,5 %, 0,7 % et 1,2 % de surfaces respectives en panneaux solaires pour s’alimenter.

Londres, en revanche, exigerait que 8,8 % de son territoire soit équipé de panneaux solaires pour assurer sa viabilité et il lui faudrait 138 km² de panneaux solaires pour fournir de l’énergie à ses neuf millions d’habitants.

En première place en termes de nombre de panneaux solaires nécessaires se trouve Tokyo avec 284 km² (contre 47 km² pour Paris).

Moscou et New York se classent également parmi les 10 premiers, au 3e et au 7e rang respectivement du classement.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • On continue de raisonner avec une approche “marchande” ou “commerciale” et non d’efficacité énergétique et de sobriété.

    Un peu comme vouloir mettre un moteur électrique à haut rendement sur un système à vapeur au rendement physiquement limité.

    Un bâtiment en effet correctement orienté et conçu consomme très peu d’énergie.

    Il reçoit de plus bien plus d’énergie solaire thermique et photovoltaïque que ce dont il a besoin.

    L’énergie thermique estivale et annuelle se stocke (forages, ballons, matériaux à changement de phase etc)

    L’énergie électrique se stocke également (batteries, batteries de flux, hydrogène etc) au niveau du bâtiment ou du quartier selon l’approche la plus adéquate à chaque cas. Et des batteries par exemple sodium Na-ion sont sécurisées et ne posent pas de problèmes de quantités de ressources et elles sont entièrement recyclables.

    Cette seule énergie électrique couvre en plus du thermique bien plus que largement les besoins et se pose en toiture, sur les façades et en vitrages, au choix.

    Elle assure aussi la mobilité dans son intégralité puisque c’est la part thermique qui est la plus importante dans un bâtiment courant.

    Les revêtements photovoltaïques sont désormais plus esthétiques, moins coûteux et plus durables que bien des revêtements classiques. Voir les toits solaire Tesla par exemple :

    https://www.tesla.com/fr_FR/solarroof

    On peut les coloriser, les faire disparaître complètement, les décorer etc bref faire désormais tout ce que l’on veut, mais trop nombreux sont encore les architectes, constructeurs, installateurs etc qui ont un temps de retard sur les produits proposés qu’ils n’ont pas encore l’habitude d’utiliser, ils sont également tellement dépendants de réseaux commerciaux vendeurs de produits qu’ils ne prennent pas la peine de faire évoluer.

    On est à 32% de rendement pour le photovoltaïque au plan commercial (Alta Devices par exemple), 35% sous peu et 85% en laboratoire et ce taux est industrialisable de manière compétitive.

    Donc les calculs de besoins solaires sont plus qu’obsolètes par rapport aux approches et techniques actuellement disponibles.

    Plus besoin de tirer de coûteuses lignes et infrastructures à haute tension pour le transport de courant et d’en payer les coûts incompressibles ni de craindre des coupures de courant sur des zones importantes.

    En bref une part majeure d’énergie peut être locale sans couvrir le territoire de multiples éoliennes, parc solaires, çà c’est encore pour les raisonnements à la “grand papa” ou de quelques personnes âgées du secteur nucléaire qui sont incapables de raisonner autrement que de manière centralisée car ils ont été formaté à une autre époque et ce n’était assurément pas des innovateurs car les autres ont compris les possibilités technologiques dont on dispose mais les changements et changer des vieilles habitudes est toujours long.

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  • Votre formulation n’est pas la bonne. Paris n’est pas la plus gourmande en énergie : elle est simplement plus dense. C’est à dire que pour un km2, il y a plus de monde, donc elle utilise plus d’énergie. C’est ainsi normal que la proportion de panneaux solaires soit plus grand par rapport à sa taille. Mais je doute qu’elle soit la plus énergivore en chiffre absolu ou bien en énergie consommée par habitant… La densité d’une ville influe beaucoup sur son efficacité énergétique…

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