EDF consulte les citoyens pour l’avenir du parc nucléaire

EDF consulte les citoyens pour l’avenir du parc nucléaire

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En France, la durée de fonctionnement des installations nucléaires présentes sur le territoire n’est pas limitée par le décret qui autorise leur exploitation. Cependant, afin de poursuivre leur exploitation, chaque installation nucléaire doit faire l’objet d’un réexamen périodique tous les 10 ans, conformément à la réglementation.

Lors de ce réexamen, l’exploitant (EDF) remet un rapport à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui l’analyse et communique au Gouvernement ses conclusions sur l’état de sûreté des installations et sur sa décision de poursuivre ou non leur exploitation.

Les réacteurs 900 MW mis en service à la fin des années 1970 et dans les années 80 vont prochainement faire l’objet de leur quatrième réexamen de sûreté. Pour chaque réacteur nucléaire concerné, des enquêtes publiques seront réalisées en local. Le premier concerné est le réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Tricastin. Au préalable de ces enquêtes, EDF s’est engagé, avec les principaux acteurs institutionnels de la sûreté nucléaire en France, à organiser une concertation volontaire à laquelle le public est invité à participer entre le mois de septembre 2018 et mars 2019. 

Combien de temps les réacteurs des centrales nucléaires françaises peuvent-ils être exploités ?

Si la durée de fonctionnement des installations nucléaires françaises n’est pas limitée, la réglementation prévoit un réexamen périodique de ces installations tous les 10 ans. Le bilan de cet examen est remis à l’ASN par l’exploitant qui l’analyse et qui délivre, réacteur par réacteur, une autorisation pour poursuivre leur exploitation.

Prévu par l’article L. 593-18 du code de l’environnement, les réexamens périodiques de sûreté des réacteurs ont pour objectif « d’apprécier la situation de l’installation au regard des règles qui lui sont applicables et d’actualiser l’appréciation des risques ou inconvénients que l’installation présente pour les intérêts mentionnés à l’article L593-1 ». Il concerne 30 des 32 réacteurs nucléaires de 900 MW, qui célèbreront bientôt le quarantième anniversaire de leur fonctionnement, localisés sur 8 sites nucléaires de production d’électricité : Tricastin (4), Saint-Laurent (2), Bugey (2), Blayais (4), Chinon (4), Gravelines (6), Cruas (4) et Dampierre (4).

Un réexamen périodique se déroule en deux phases. La première, appelée « phase générique » permet à l’exploitant de fixer les grandes orientations de son programme de révision sur l’ensemble des réacteurs d’un même palier, qui donne lieu à un premier avis de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).  La seconde phase concerne le réexamen en tant que tel, réacteur par réacteur, et dure une dizaine d’années pour l’ensemble du parc nucléaire.

La phase générique du processus de réexamen des centrales nucléaires de 900 MW s’est déroulée de 2014 à 2016, période pendant laquelle l’électricien a élaboré le Dossier d’Orientation du Réexamen (DOR). L’instruction du dossier par l’ASN, l’IRSN et un groupe d’experts a abouti, en avril 2016, à une prise de position de l’ASN sur le 4e réexamen périodique des réacteurs 900 MW, assortie de demandes adressées à l’exploitant. Pour y répondre, EDF a élaboré une Note de Réponses aux Objectifs (NRO) ; c’est ce document qui fera ensuite l’objet d’une concertation auprès du public.

Par la suite, lors des réexamens périodiques réacteur par réacteur, EDF devra produire un Rapport de Conclusion du Réexamen (RCR) de chaque installation qui synthétisera l’ensemble des dispositions qu’elle « envisage de prendre pour remédier aux anomalies constatées ou pour améliorer la protection des intérêts mentionnés à l’article L. 593-1 ».

Une concertation avec les Français

Lors de la phase de concertation organisée de septembre 2018 à fin mars 2019, l’électricien invitera le public à donner son avis sur les propositions décrites dans la « Note de réponse aux objectifs ». Cette démarche volontaire permettra d’identifier les questions que se pose la population, pour enrichir le projet de 4ème réexamen périodique. Il ne s’agit donc pas de décider de la poursuite d’exploitation des réacteurs 900MW mais d’échanger sur les conditions de la poursuite de fonctionnement après 40 ans des réacteurs de 900 MW.

Pour lancer cette concertation, une conférence de presse, organisée par le Haut Comité pour la Transparence et l’Information sur la Sûreté Nucléaire s’est tenue jeudi 6 septembre à la Tour Séquoia de La Défense. Le Haut Comité, sous la présidence de la directrice de recherche au CNRS Marie-Pierre Comets, ainsi que les autres experts de la sûreté nucléaire (ASN, IRSN et l’Association nationale des comités et commissions locales d’information – ANCCLI) sont également associés à l’initiative. Une plateforme numérique est par ailleurs mise à disposition du public et rassemble un ensemble d’outils pédagogiques pour permettre un partage des informations.

Cette concertation sera par la suite complétée par des enquêtes publiques. Si elle ne doit pas non plus être confondue avec un débat public, deux garantes de la Commission nationale de débat public (CNDP), Marianne Azario et Isabelle Barthe, sont associées à l’ensemble du processus et veillent à une bonne participation de la population. En lien avec le comité d’orientation et le comité opérationnel, elles s’assureront d’abord que les informations fournies au public sont pédagogiques et adaptées, que le public se mobilise et reçoive des réponses pertinentes à ses interrogations, mais aussi que l’ASN et EDF prennent en compte les différentes contributions.

Les concertations publiques sont nées de la rencontre de deux volontés : d’une part, celle d’EDF, exploitant du parc nucléaire français, et d’autre part, celle du Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN). Pendant cette concertation, EDF présentera les améliorations que souhaite mener l’entreprise sur ses installations lors de leur 4eme réexamen périodique. Des réunions en local pour les sites concernés seront organisées et une plateforme numérique dédiée sera mise en ligne pour permettre au public un large partage des connaissances sur les enjeux de la sûreté nucléaire 

La culture de la sûreté, socle du nucléaire

La sûreté est la priorité première du groupe EDF. L’industriel doit garantir la sûreté de son outil de production, par sa formation, sa qualification, sa culture. Le bon pilotage du réacteur, sa maintenance, la capacité de réaction à des situations exceptionnelles sont primordiales dans l’apparition ou la maîtrise d’un événement.

En France, la loi impose par ailleurs un réexamen de sûreté tous les 10 ans. Depuis 40 ans, les centrales nucléaires n’ont donc jamais cessé d’évoluer. Elles bénéficient peu à peu de toutes les avancées appliquées aux centrales de dernière génération

De plus, dans le cadre d’une amélioration continue de la sûreté, EDF a retenu comme orientation générale pour le 4ème réexamen de tendre vers les objectifs de sûreté nucléaire fixés pour les réacteurs de 3ème génération dont le réacteur de référence EDF est l’EPR-Flamanville 3.

Le programme d’investissements du « Grand Carénage » permet déjà d’anticiper un certain nombre de modifications qui seront prises en compte lors des 4es réexamens périodiques. Ce programme industriel de rénovation et de modernisation des installations est engagé progressivement depuis 2014, dans le respect des objectifs de la loi relative à la Transition énergétique pour une croissance verte (TECV), des Programmations pluriannuelles de l’énergie (PPE), des avis et prescriptions de l’Autorité de Sûreté Nucléaire, ainsi que des procédures d’autorisation prévues pour un fonctionnement des réacteurs après 40 ans. Toutefois, s’il vise également l’objectif de poursuivre le fonctionnement des réacteurs du parc nucléaire après 40 ans, le 4ème examen périodique comportera plus spécifiquement un volet de démonstration de « maîtrise du vieillissement ». En plus d’intégrer les progrès techniques et les retours d’expérience, ce volet du réexamen consiste à analyser en profondeur l’état de l’installation en tenant compte de son historicité pour vérifier sa conformité au référentiel de sûreté applicable. Concrètement, cela passe par l’évaluation de l’obsolescence des matériels et pièces de rechange, dans le but de démontrer l’aptitude des composants remplaçables et non remplaçables à assurer leur fonctionnement après 40 ans.

© Photo : EDF – LA MISSION COMMUNICATION DE GOLFECH

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Très important à prendre en compte en terme notamment de prix et d’écart de compétitivité alors que nous sommes “importateurs nets” d’électricité d’Allemagne depuis leur transition en raison de leur prix moins élevés et que çà a toutes les chances de se poursuivre si l’on continue de prendre du retard sur les renouvelables (en plus de l’efficacité énergétique) dont le potentiel de baisse des prix sera toujours supérieur au nucléaire quoi que l’on fasse et comme tous les scientifiques et économistes indépendants du monde entier le disent (en plus de nombreux opérateurs eux-mêmes et bien d’autres) :

    “Il sera possible de couvrir 40% de la consommation d’électricité actuelle en Allemagne uniquement avec l’énergie éolienne d’ici 2030 et ce au prix du lignite”

    La condition préalable est que les opérateurs distribuent les installations de manière optimale sur le continent allemand. Pour estimer l’énergie éolienne utilisable, les chercheurs ont développé un nouveau modèle tridimensionnel. Comme base de calcul, ils ont utilisé le nombre de nouvelles installations en 2017. S’il reste constant jusqu’en 2030, l’Allemagne peut atteindre la valeur calculée.

    65% des besoins en électricité de l’Allemagne d’ici 2030 pourraient provenir de l’énergie éolienne, de l’énergie solaire, de l’hydroélectricité et de la biomasse.

    Le repowering (remplacement entre 15 et 2O% du prix initial) d’anciennes éoliennes par de plus grandes, permet d’augmenter considérablement les rendements de plusieurs centaines de %. En conséquence, le coût de la production d’électricité peut être réduit de manière significative à un niveau comparable à celui du lignite.

    Toutefois, pour atteindre les objectifs d’expansion actuels du gouvernement fédéral, une partie importante des 30 000 éoliennes doit être renouvelée et 6 000 systèmes supplémentaires doivent être installés.

    À l’aide du modèle, les scientifiques peuvent élaborer une distribution spatiale équilibrée. Une concentration disproportionnée dans certaines régions peut être évitée.

    De plus, l’algorithme prend en compte le fait que le nombre de nouvelles installations soit le plus bas possible. Cela minimisera les perturbations dans le paysage tout en tenant compte de la conservation du paysage et de la nature.

    https://phys.org/news/2018-09-turbines-percent-current-electricity-consumption.html

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  • Quand les experts indépendants du nucléaire rejoignent (enfin) les opinions des scientifiques indépendants de l’énergie !

    La lecture du rapport complet est édifiante à l’égard du nucléaire.

    “Le nucléaire est en voie de disparition”, pour Mycle Schneider auteur du WNISR 2018 (World Nuclear Industry Status Report)

    “Au cours des 20 dernières années, l’énergie nucléaire a toujours été l’option la plus importante pour remplacer la production d’électricité à partir du charbon, mais elle ne joue plus ce rôle aujourd’hui.”

    Le rapport souligne au passage l’impact du réchauffement climatique sur l’énergie nucléaire, car le refroidissement des réacteurs nécessite de grandes quantités d’eau et les gouvernements, en particulier en Europe, introduisent des restrictions opérationnelles pour éviter le réchauffement excessif des rivières.

    L’édition 2018 du Nuclear Industry Status Report (WNISR) reconnaît que le solaire et l’éolien sont maintenant les sources d’énergie les moins chères reliées au réseau. Les investissements dans de nouvelles centrales nucléaires, en revanche, ne sont motivés que par le soutien public et par les États dotés d’armes nucléaires.

    Selon le rapport, “le soutien aux projets d’énergie nucléaire est accordé par les pays qui sont prêts à offrir un soutien public, et il est souvent facilité par la recherche de rentes et la corruption” (pour une fois que ce n’est pas moi qui l’écrit !)

    En raison notamment de leur grande taille (entre 1 GW et 1,6 GW), les centrales nucléaires constituent une solution non viable pour de nombreux pays africains en développement, dont les réseaux électriques sont généralement petits et ne sont pas équipés pour intégrer de grandes capacités.

    En outre, ce rapport souligne que le solaire et l’éolien ont vu leur part dans le mix énergétique mondial augmenter de 35% et 17% en 2017, alors que la croissance de l’énergie nucléaire n’était que de 1% l’an dernier.

    Ce qui nuit vraiment à l’énergie nucléaire, disent les experts, c’est l’économie. “Les ventes aux enchères ont donné lieu à des prix bas records pour l’éolien terrestre (<20 $US/MWh), l'éolien en mer (<45 $US/MWh) et le solaire (<25 $US/MWh), ce qui se compare au " prix de levée " du projet Hinkley Point C au Royaume-Uni (120 $US/MWh).

    Le WNISR2018 a été élaboré par une équipe interdisciplinaire de neuf experts de cinq pays.

    Selon Amory Lovins, cofondateur et scientifique en chef du Rocky Mountain Institute, le WNISR est " la meilleure source indépendante de données documentées et d'analyses objectives sur l'énergie nucléaire mondiale ". Le rapport présente une vue d'ensemble globale de l'état de l'industrie nucléaire à la mi-2018, couvrant les réacteurs en exploitation et en construction, évaluant les pays potentiellement nouveaux venus, ainsi qu'une comparaison des tendances du développement avec le secteur des énergies renouvelables. Cette analyse détaillée pays par pays des programmes nucléaires fournit une référence actualisée de l'industrie nucléaire mondiale.

    "Le rapport fournit des informations importantes qui font autorité et qui ne peuvent et ne doivent pas être ignorées, quelle que soit l'attitude de chacun vis-à-vis de l'industrie nucléaire", a déclaré John Mecklin, rédacteur en chef du prestigieux Bulletin of the Atomic Scientists, USA.

    "Le WNISR est particulièrement utile pour enseigner aux étudiants la distinction entre opinions et faits ", selon Arnaud Delebarre, Professeur, Coordinateur principal de l'énergie à l'Université Jiao Tong de Shanghai, ParisTech Elite Institute of Technology (SPEIT).

    Le WNISR est une lecture obligatoire dans des universités comme Princeton aux États-Unis ou l'Université technique de Berlin. Les politiciens, les médias, les chercheurs, l'industrie, les services publics et les ONG la considèrent comme une source d'information et d'analyse fiable et indépendante.

    https://www.worldnuclearreport.org/Usine-Nouvelle-France-World-nuclear-exhibition-Le-nucleaire-est-en-voie-de.html

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  • @Energie+
    Sans commenter tout votre propos (c’est pas l’envie qui me manque, mais je ne veut pas trop user mon clavier), je voudrais préciser un point:
    Le prix marché bas auquel on rachete du MWH à l’Allemagne n’est en aucune façon du à la performance économique des ENR là bas, mais à un “léger” probleme de surproduction par moment associé à un mecanisme d’obligation d’achat… Les millards de perte economique engendrés outre rhin sont entièrement payeés par le CONsommateur Allemand. Je ne suis personellement pas contre ce système à condition que le CONsomateur Allemand continue de payer, et nous Non! Il est donc inutile de chercher à rattraper leurs conneries en installant plus d’eoliennes chez nous, mais au contraire encourageaons les à persever dans cette voie, par exemple en s’engageant à leur racheter à prix null ou negatif tous leurs excedents. On peut aussi leur proposer de fermer leurs centrales au charbon et pour les remplacer, de leur vendre trés cher l’électricité qu’ils nous ont donné avant et qu’on a stocké dans nos steps (enfin si elles sont encore à nous…)! Ils émettraient moins de CO2 et nous on pourrait combler le deficit abyssal de l’état…

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  • @ Hervé : votre analyse n’est pas exacte et vous pouvez le vérifier en direct sur le site de RTE puisque le prix de l’électricité allemande est quasi en permanence inférieure à la nôtre, ce pourquoi nous leur importons depuis des années malgré notre nucléaire ancien largement amorti, et étant permanent çà ne correspond donc pas seulement à des pics de production des renouvelables mais bien à leur compétitivité permanente (et aussi grâce au bas prix du charbon donc au mix des 2 mais la part des renouvelables est de plus en plus conséquente et l’écart est toujours favorable au prix de l’électricité allemande donc c’est bien le bas prix permanent des renouvelables à l’origine de cet écart qui leur est favorable et c’est logique puisque la ressource est gratuite et que l’investissement initial ne cesse de s’amortir au fil du temps)

    Quant au prix de l’électricité allemande tout comme danoise, consultez le site Eurostat dont j’ai souvent mis les liens ici et vous constaterez que le prix “net de taxes” est compétitif ou inférieur au nôtre suivant qu’il s’agit de particuliers ou d’entreprises.

    Ce sont donc seulement les taxes notamment d’efficacité énergétique qui sont plus élevées que chez nous mais la contrepartie est que ces 2 pays sont au premier rang mondial de l’efficacité énergétique loin devant nous. En conséquence s’ils paient cher au KWh toutes taxes comprises, à climat comparable ils ont des factures plus réduites que nous car ils consomment moins grâce à l’usage de ces taxes d’efficacité énergétique. Donc le poste énergétique est inférieur au nôtre dans les dépenses courantes des habitants comme vous pouvez le vérifier. C’est également le cas en Californie comme je l’ai encore démontré chiffres officiels à l’appui ici récemment ou s’ils sont 6e des Etats américains en terme de prix, ils sont par contre en 49e place en montant de facture, donc c’est l’Etat où les factures d’électricité sont les plus réduites tant pour les particuliers que pour l’industrie.

    Pour ce qui était du mix allemand, le choix renouvelables + charbon était le choix le moins coûteux pour eux comparé à un mix tout nucléaire ou nucléaire + renouvelables donc on peut déplorer les émissions pas assez rapidement réduites pour le moment mais ils ont estimé que c’était temporaire et ont privilégié le plus bas coût pour leur industrie alors qu’ils sont un pays industriel et exportateur. Business as usual. Mais EDF est bien content, et sans doute vous-même qui en profitez, d’importer depuis des années à meilleur prix que notre ancien nucléaire plus coûteux.

    Enfin concernant les coûts de leur transition, ils ont à présent fait plus de bénéfices que leur transition n’a jusqu’à présent coûté et des études le démontrent car ils ont réduit leurs importations d’énergies fossiles coûteuses ainsi que leur consommation tout en exportant beaucoup dans leur secteur cleantech qui représente une part importante de leur commerce extérieur et ils disposent en conséquence de firmes comme Siemens devenu numéro 1 mondial de l’éolien, tout comme Vestas rapporte également beaucoup au Danemark.

    De plus ils ont permis tout comme entre autre la Chine au monde de disposer de technologies et d’effectuer une transition énergétique au final à bas coût et le solaire et l’éolien correspondront entre 2021 à une part électrique décarbonée sans risques ni pollution bien supérieur au nucléaire. Donc on peut leur faire certaines critiques mais il faut reconnaître que leur bilan est très favorable pour le monde entier.

    Et si vous analysez l’ensemble du bilan dépenses et revenus ils sont en positif depuis plusieurs années déjà.

    Quant à nous et à l’éolien les Etats-Unis sont déjà à 17 euros le MWh éolien terrestre et Siemens en Europe estime pouvoir en proposer sous peu à moins de 30 euros le MWh.

    Les EPR d’Hinkley Point vendus au départ pour 35 ans indexés sur l’inflation à 92 £ le MWh (104 euros) sont déjà à cause des retards plutôt autour des 130 euros le MWh et ce sans inclure tous les coûts du nucléaire (démantèlements, stockages, déchets sur plus de 100.000 ans sans traitement prévu jusqu’à présent, risques etc). Et l’éolien offshore britannique est déjà à 52 euros le MWh et continue de baisser.

    Donc il est important de regarder la réalité des faits plutôt que d’avoir des impressions personnelles ou des croyances et penser que les danois, les allemands et les 198 pays qui font des renouvelables sont des abrutis et que vous êtes le plus intelligent du monde !

    Pour mémoire prix officiel comparé des renouvelables et du nucléaire en 2017 et l’écart en faveur des renouvelables va encore se creuser dans les années à venir :

    https://www.lazard.com/media/450436/rehcd3.jpg

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