GNL américain : Bruxelles attend des prix plus "compétitifs"

GNL américain : Bruxelles attend des prix plus “compétitifs”

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Désireuse de réduire sa trop grande dépendance au gaz russe, l’Union européenne pourrait désormais s’approvisionner davantage aux Etats-Unis. Le GNL américain, dont le Président Donald Trump fait la promotion avec vigueur depuis quelques semaines, est effectivement envisagé par Bruxelles comme solution alternative, mais pas à n’importe quel prix. S’exprimant sur le sujet jeudi 9 août 2018, le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a rappelé qu’il attendait des prix plus « compétitifs » pour songer à renforcer le partenariat commercial en cours avec les Etats-Unis.

Avec seulement 2,8 milliards de mètres cubes de gaz naturel liquéfié (GNL) américain achetés en 2017, sur un total consommé en Europe de 360 milliards de mètres cubes de gaz (dont 55 milliards de mètres cubes de GNL), le GNL en provenance des Etats-Unis reste pour le moment largement minoritaire dans l’approvisionnement européen. Une situation dommageable pour Donald Trump qui négocie depuis sa tournée européenne en juillet pour positionner les Etats-Unis sur ce marché aux larges perspectives (les importations de GNL vers l’Europe devraient augmenter de 20% d’ici 2040 selon l’Agence internationale de l’énergie).

Diversifier l’approvisionnement européen en gaz

Le Président américain a en effet posé quelques conditions à de plus larges exportations de gaz vers l’Europe dont l’abandon du projet de gazoduc Nord Stream 2, ou le désengagement de l’UE d’Iran (qui possède les plus importantes réserves gazières au monde après la Russie), et brandi la menace de nouveaux droits de douane sur les berlines exportées par les Européens. Si la Commission européenne semble sur le point d’accepter, le marché européen est encore loin d’être acquis compte tenu des prix du gaz américain actuels. « Les Etats-Unis pourraient devenir un partenaire stratégique de l’UE pour ses approvisionnements en gaz naturel liquéfié et l’aider à ne plus être dépendante de la Russie, à condition de pratiquer des prix compétitifs », a déclaré jeudi 9 août 2018 le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Les prix en vigueur actuellement sont trop élevés en raison des coûts de production et de transport, précisent les services de la Commission européenne.

Les importations de gaz russe couvrent près du tiers de la consommation européenne et n’ont pas réellement diminué depuis 2014. Alors que sa production diminue, l’UE souhaite donc diversifier ses approvisionnements et développe de nouvelles capacités de traitement en mer Adriatique, sur l’île de Krk, en Croatie, dans la Baltique, en Pologne, et dans la mer Méditerranée, en Grèce. Près de 40 méthaniers en provenance des Etats-Unis ont déjà accostés en Europe depuis le début de l’année 2016.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Le solaire thermique (disponible sous différentes formes) est plus compétitif que toutes les autres énergies et ce quels que soient les types de logements, petits ou grands, comme plusieurs études le démontrent et il couvre de manière courante en moyenne plus de 65% des besoins d’eau chaude et plus de 50% de ceux de chauffage annuels.

    On peut couvrir les besoins à 100% dans une majorité de cas comme au Canada à Drake Landing avec des forages de seulement 37 m (au Canada, donc moins dans la plupart des pays d’Europe) et du stockage estival.

    On peut également accroître fortement la part du solaire thermique pour les réseaux de chaleur avec du stockage vite rentabilisé (voir Savosolar qui développe des installations y compris au Nord de l’Europe en Finlande dont il est originaire)

    On peut en plus de la chaleur faire du froid solaire, ce que ne fait généralement pas le gaz ! et alors que la demande de climatisation augmente.

    Le lobby du gaz a fait plus de 400 opérations de lobbying en 2017.

    Il y a lieu d’orienter les financements et efforts notamment sur le solaire thermique et toutes les formes de biométhane et réduire au plus vite les importations de GNL et autres gaz naturel et de schistes, qui ont d’ailleurs de meilleures applications, souvent recyclables, que sous forme “combustible” perdue en réchauffement climatique.

    En outre les perspectives du gaz de schiste américain sont de l’ordre de 15 ans donc investir dans des infrastructures d’accueil, tout comme par ailleurs dans des pipelines en provenance de Russie, relève du gaspillage en même temps que cela ne répond pas aux objectifs climatiques.

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