EDF EN sélectionné pour un nouveau projet éolien au Brésil

EDF EN sélectionné pour un nouveau projet éolien au Brésil

Considérant le Brésil comme un marché porteur pour l’avenir compte tenu de ses ambitions de développement dans les énergies propres à l’international, le groupe EDF EN poursuit ses investissements dans de nouveaux moyens de production renouvelables. Après avoir mis en service en 2017 ses premières centrales solaires et éoliennes à Pirapora, dans le Minas Gerais (Sud-est), et à Ventos da Bahia, dans le nord-est, pour un total de 350 MW, le groupe français a annoncé lundi 9 avril 2018, avoir remporté un nouveau contrat pour la construction et l’exploitation d’un parc éolien de 114 MW.

Très active au Brésil depuis 2015 et le rachat d’un portefeuille éolien en développement de 800 MW, la filiale du groupe EDF spécialisée dans les énergies propres est actuellement sur tous les fronts. Elle a commencé en 2018 à produire de l’électricité dans ses deux parcs de Pirapora et de Ventos da Bahia, elle finalise pour cette année la construction d’un parc éolien de 117 MW et d’un complexe solaire de près de 400 MW, et vient de remporter un projet supplémentaire dans le cadre d’une enchère fédérale brésilienne dans l’Etat de Bahia, à 350 km au nord-ouest de Salvador.

Un objectif d’un gigawatt de capacités de production renouvelable

Ce projet éolien d’une capacité de 114 MW bénéficie d’ores et déjà de contrats d’achat d’électricité sur vingt ans signés avec 17 distributeurs d’électricité brésiliens et permettra de générer assez d’électricité pour alimenter l’équivalent de « la consommation électrique annuelle d’environ 290.000 foyers brésiliens », précise le groupe EDF EN dans un communiqué. Sa construction démarrera en 2019 pour une mise en service prévue à l’horizon 2021.

Au total, EDF EN possède pour l’instant dans le pays 700 MW de capacités de projets éoliens et solaires, en construction ou en exploitation, et ne devrait donc pas s’arrêter en si bon chemin. Disposant de belles ressources naturelles et des besoins énergétiques croissants, le Brésil représente en effet un marché stratégique pour le groupe EDF qui vise à doubler ses capacités renouvelables en France comme à l’international d’ici 2030, dans le cadre de son plan d’entreprise Cap 2030. « L’objectif à moyen terme est d’atteindre une capacité installée d’1GW au Brésil, huitième consommateur d’énergie au monde », explique Bruno Fuyot, directeur général délégué d’EDF EN.

Crédits photo : Voltalia

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • 16 euros / MWh et 14 euros au Mexique etc

    https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-04-04/wind-power-cheaper-than-ever-in-brazil-almost-as-low-as-mexico

    Même tendance pour le solaire et cette tendance est générale.

    Méthanation (rendement plus de 80% Helmet) compétitive avec les batteries, elles-mêmes compétitives avec les centrales thermiques gaz aux Etats-Unis où pourtant le prix du gaz est bas (étude de l’opérateur gaz PG&E entre autre SPG)

    Solaire thermique avec stockage saisonnier pour réseau de chaleur : moyenne selon les opérateurs 36 euros / MWh en Allemagne (28 à 36 euros pour le gaz sur une base faible du prix du C02 qui remonte comme celui du gaz)

    Conclusions :

    – ceux qui optent pour la fourchette haute des renouvelables en Europe ont raison (c’est ce qui permet d’étendre et d’améliorer le marché ainsi que de faire baisser les prix et importations très coûteuses à l’Union européenne tout en conservant des savoir-faire alors que le marché mondial progresse), car çà demande une certaine planification et du temps alors que le prix du C02 et du gaz remontent et que les taux ne pourront rester durablement bas. Le Parlement européen a déjà voté en faveur d’une part de 35% de renouvelables en Europe et une nouvelle analyse de l’UE va dans ce sens qui doit être adoptée par les Etats.

    – ceux qui demandent appui pour l’hydrogène/méthanation stockage et transports lourds longues distance et trains hydrogène ont raison. Pour les véhicules légers c’est un abus ! La voie électro-solaire est bien plus performante (mais on a compris qu’elle est très fiable et très efficiente et rapporte donc bien moins aux opérateurs qui raisonnent comme Dupont de Nemours et Ethyl Corp entre autres en leurs temps avec le PTE, ou les marchands de tabacs ou Shell parmi les autres encore épinglé pour tromperies récemment !)

    – Les agrocarburants n’ont pas un grand avenir du fait du rendement dérisoire de la photosynthèse et impact sur la ressource (les algues et végétaux n’ont pas vocation à produire que de l’énergie) et les fonds qui leurs sont alloués n’ont pas de justifications long terme.

    Entre autre la fabrication thermochimique du combustible solaire SUN-to-LIQUID avec Solar-jet (solaire CSP + H20 + C02 = carburant illimité pour notamment l’aviation et d’autres transports et plus) a une durée de vie industrielle de plusieurs siècles.

    – le solaire thermique et surtout hybride (Dualsun, Nelskamp etc) et dans les régions du Sud le solaire CSP et même désormais au delà techniquement (Suncnim), sont trop oubliés comme la récupération de chaleur etc et devraient être plus encouragés.

    – la SFEN (Société française d’énergie nucléaire) dans ses plus récents rapports estime (et répète sans le prouver depuis des décennies) que le nucléaire pourrait « éventuellement » voir ses coûts techniques baisser de 30% et financiers de 50% sous conditions impératives d’un plein engagement et entière prise de risques « publiques ». Démontrant une fois de plus par là-même que même avec cela le nucléaire n’arrivera pas à être assez compétitif alors que les prix des renouvelables sans ces engagements, ni contraintes, ni risques etc ont encore des potentiels d’améliorations, d’intégrations multiples et de baisse, en plus de marchés exports bien plus importants et universels. Les virages pris par Engie et EDF hors nucléaire vont dans le bon sens.

    – la pyrolyse-gazéification supplante en terme de rendement et bilan, avec en plus production de gaz de synthèse injectable, moins de pollution et cendres, les classiques centrales thermiques biomasse, notamment des réseaux de chaleur et devraient être privilégiées.

    – Les réseaux de chaleur surtout avec solaire et stockage saisonnier restent justifiés dans les zones de hautes densités d’immeubles et d’habitats. Ailleurs l’utilisation directe du biométhane injecté dans des chaudières à haut rendement coûte moins cher compte tenu des travaux d’infrastructure des réseaux de chaleur.

    – L’appui à l’amélioration et enfouissement des réseaux électriques (couplés à d’autres travaux type fibre optique etc) est justifié. En plus d’Entso-e, le Global Energy Interconnection Development and Cooperation Organization (GEIDCO) qui opte pour une énergie décarbonée interconnectée à l’échelle « mondiale » démontre concrètement ainsi qu’à lui seul le projet de 1100 kV UHV DC entre le Kazakhstan et l’Allemagne de 4 200 kilomètres qui transporte l’énergie solaire du Kazakhstan vers l’Allemagne, crée une différence de prix de 1 à 2 cents US par kWh par rapport à l’électricité produite par le North Sea Wind Power Hub.

    Les études réseaux estiment également que d’ici 2050, l’énergie décarbonée produira plus de 81 % de la quantité totale d’électricité dans le monde, ajoutera 0,2 % de croissance annuelle à l’économie mondiale, réduira le coût de l’électricité de 2,8 cents US par kWh par rapport au prix actuel et créera un total de plus de 100 millions d’emplois.

    Entso-e quant à lui démontrait que l’amélioration en cours du réseau européen permettra dans moins de 15 ans une économie d’électricité de plus de 500 TWh par an (plus que la seule consommation électrique française de 450 TWh annuelle en moyenne.

    – L’isolation d’un bâtiment résidentiel moyen, pas particulièrement énergivore, au niveau de la RT 2012 française permet d’en réduire la facture de chauffage d’un facteur 10. La réduction est déjà d’un facteur 3 en appliquant la précédente version de cette réglementation qui date de 2005. Si les seules exigences de la RT 2005 étaient ainsi appliquées au niveau européen, l’économie atteignable serait de 500 millions de tonnes équivalent pétrole (soit 41,868 gigajoules ou 11 630 kWh), soit l’ordre de grandeur de la consommation énergétique primaire de la France et de l’Allemagne réunies !

    – le biogaz est pleinement justifié mais il n’est pas pleinement exploité puisque ses rendements sont bien meilleurs et proches de 100% couplés à l’électrolyse avec réduction des émissions globales de C02. De même que toute l’activité biochimique qui peut également y être couplée et qui permet la production de diverses molécules utiles aux industries et autrement sont le plus souvent importées. En bref pour les seules 42 millions de tonnes de déchets organiques annuels en France, ces derniers sont encore très mal exploités et ont donc plein de potentiel.

    Cette liste n’est pas exhaustive vu le nombre de technologies et d’aspects à aborder mais les données qui tombent régulièrement indiquent clairement les feux verts qui s’allument ou se confirment, justifiant le cas échéant d’être soutenus ceux qui passent à l’orange ou au rouge et s’éteignent qui n’en valent plus la peine sinon à gaspiller.

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