Programmation pluriannuelle de l’énergie : le gouvernement ouvre le débat

Programmation pluriannuelle de l’énergie : le gouvernement ouvre le débat

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Alors qu’une révision de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) est prévue d’ici la fin de l’année, le gouvernement souhaite désormais trouver le bon compromis énergétique et compte pour cela sur la participation de tous. Le ministère de la Transition écologique et solidaire a annoncé, lundi 19 mars 2018, l’ouverture d’un débat public sur le sujet, avec l’intention de fixer le cadre dans lequel se développeront les énergies renouvelables et nucléaire dans la décennie à venir.

Publiée officiellement en octobre 2016, la PPE qui fixe filière par filière (énergie fossiles, nucléaire, éolien, etc.) les grands objectifs de la loi de transition énergétique et la composition du bouquet énergétique français à l’horizon 2023, était encore largement critiquée pour son manque de cohérence entre ses différents volets (consommation et production d’énergie). Sa nouvelle version, qui doit être arrêtée fin 2018, inclura ainsi de nouveaux objectifs de développement des énergies renouvelables ou de réduction des gaz à effet de serre, et précisera le nombre de réacteurs nucléaires à fermer et les délais pour y parvenir.

La question nucléaire au cœur des débats

Dans le cadre de cette révision, le ministère de la Transition écologique et solidaire a lancé lundi 19 mars 2018, une période de consultation publique qui se tiendra jusqu’au 30 juin, et abordera à la fois la question de la place du nucléaire, le positionnement des différentes filières d’énergies renouvelables et la sécurité d’approvisionnement. Car tout est lié pour le ministre d’Etat Nicolas Hulot, qui estime que le rôle de l’énergie nucléaire dans l’avenir dépendra surtout « de l’utilisation qu’on fera du biogaz, de l’hydrogène, du stockage, et de notre capacité à changer d’échelle dans le développement des énergies renouvelables ».

Pour rappel, la France s’est engagée à réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990 et à atteindre 32 % d’énergies renouvelables dans la consommation (40 % de la production) en 2030. Le gouvernement veut éviter dans ce cadre de compenser la baisse du nucléaire par un recours aux énergies fossiles (ce qui augmenterait les émissions de gaz à effet de serre et compromettrait les engagements climatiques nationaux), et a d’ores et déjà annoncé son intention de repousser la réduction de la production nucléaire française pour atteindre 50% du mix électrique (contre 75% aujourd’hui) de 2025 à 2030, voire 2035.

Crédits photo : Jean-Louis Zimmermann

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Je voudrais qu’on m’explique en quoi l’engagement de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) concerne l’énergie électrique puisqu’en France, la production de cette énergie n’en produit pas. Au contraire, le développement des énergies intermittentes et aléatoires conduit à développer des unités capables d’interventions rapides, émettant, elles, des GES.
    Par contre toute énergie provenant des centrales nucléaires pourrait remplacer en Europe, des centrales à charbon ou à lignite, réduisant d’autant les émissions européennes.
    Monsieur Nicolas Hulot, qui déclare que la lutte pour le climat a un caractère tout-à-fait prioritaire, devrait en toute logique pousser à ne pas réduire la production des centrales nucléaires, au contraire.
    Les conséquences de la politique de l’Allemagne en cette manière sont éloquentes, elles montrent que l’objet recherché n’est pas atteint.

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