Engie et Suez s’associent pour développer l’énergie solaire

Engie et Suez s’associent pour développer l’énergie solaire

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Après s’être alliés une première fois en 2016 pour le développement du stockage de l’énergie via la réutilisation des batteries de voitures, les groupes Engie et Suez s’engagent encore davantage pour la transition énergétique dans les territoires à travers un nouveau partenariat consacré cette fois au développement de parcs solaires photovoltaïques. Au total, un potentiel de capacités installées estimé à 1 GW pourrait être mis en œuvre sur l’ensemble des centres de stockage de déchets de l’activité de Recyclage et Valorisation du groupe Suez.

Engie et Suez ont annoncé mardi 6 mars 2018 dans un communiqué commun la signature d’un nouvel accord de coopération visant à installer des panneaux photovoltaïques dans les centres de stockage de déchets Suez en France. Ces sites produisent majoritairement du biogaz valorisé en énergie et « généreront demain de l’électricité verte grâce aux parcs solaires développés, construits et exploités par Engie », détaille le communiqué.

Un projet au service de la transition énergétique et de l’économie circulaire

Ce partenariat ambitieux s’intègre dans la stratégie des deux groupes qui vise à réaliser des projets exemplaires au service de la transition énergétique et de l’économie circulaire. Ces deux partenaires prévoient d’équiper une centaine de sites dans le but d’atteindre 1 GW de capacités de production d’ici 2021, soit l’équivalent de « 27.500 tonnes de Co2 évitées par an », et de contribuer ainsi aux objectifs de la France en termes de développement des énergies renouvelables et de lutte contre le réchauffement climatique. Le premier projet, une centrale au sol de 12 mégawatts (MW), doit être mis en route « courant 2018 » sur le site de Drambon en Côte d’Or.

Pour rappel, le groupe Suez développe des solutions de valorisation énergétique, en complément de la valorisation matière. Le groupe français produit aujourd’hui 620 GWh grâce au biogaz de ses installations, et s’est engagé à diversifier ses modes de production d’énergie renouvelable. Outre le biogaz et le solaire, d’autres formes de valorisation des sites sont envisagées dans les années à venir, comme l’utilisation de l’hydrogène.

Crédits photo : Suez

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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  • Un autre partenaire d’Engie : Neoen

    Le producteur indépendant d’énergies renouvelables Neoen envisage une mise en Bourse d’ici à la fin 2018, qui pourrait valoriser l’entreprise à 1 milliard d’euros et inaugure la plus importante unité d’hydrogène au monde en Australie.

    Créée en 2008, Neoen est actuellement contrôlée à 56% par Impala, holding de l’homme d’affaires français Jacques Veyrat, les autres grands actionnaires étant le fonds Omnes Capital (24%) et bpiFrance (14%). L’opération permettra à Omnes Capital de sortir complètement du capital, tandis qu’Impala devrait rester majoritaire.

    Présente dans le solaire, l’éolien et la biomasse, l’entreprise dispose de 1.525 mégawatts (MW) de puissance installée ou en construction. Elle revendique la place de premier producteur indépendant d’énergies renouvelables en France.

    Elle est en particulier impliquée dans la production d’hydrogène dont actuellement la plus importante unité au monde en Australie, pays qui se veut l’un des principaux exportateurs mondial d’hydrogène, vers l’Asie dont le Japon.

    Plusieurs dizaines d’unités d’hydrogène/méthanation sont en cours de lancement en Europe avec déjà injection au réseau gaz (exemple Dunkerque).

    La Grande-Bretagne injectera directement de l’hydrogène à hauteur de 20% dans le réseau gaz dès 2019/2020 (programme MyDeploy).

    La France devra se contenter de 10 à 15% au mieux dans un premier temps vu l’état ancien de son réseau qui permet de stocker de 25 TWh à 75 TWh supplémentaires de biométhane par an selon RTGaz. Les stockages notamment dans les anciennes cavités de gaz permettent aisément d’ajouter au moins 130 TWh à bas coût.

    Bref de quoi intégrer largement les énergies renouvelables et de faire face à toutes les situations d’intermittence, y compris sous les climats les plus extrêmes.

    L’Allemagne dispose de plus de 500 TWh de stockage annuel, soit la consommation énergétique de plus de 6 mois, de quoi très largement réussir elle aussi son Energiewende (transition énergétique)

    https://www.neoen.com/

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