Marmagne dans le Cher se lance dans l'autoconsommation d'électricité

Marmagne dans le Cher se lance dans l’autoconsommation d’électricité

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Les microgrids ont décidément le vent en poupe. Expérimentés en premier lieu dans les zones insulaires les plus isolées, ils se développent également en métropole à travers différentes initiatives locales. A Marmagne dans le Cher par exemple, la commune a annoncé mercredi 15 novembre 2017, le lancement d’un projet inédit de production et d’autoconsommation d’électricité solaire en collaboration avec le groupe Vinci.

La petite commune rurale de Marmagne, située à quelques kilomètres de Bourges, entend bien profiter de la nouvelle réglementation française autorisant les projets d’autoconsommation collective d’électricité, et prévoit de mettre sur pied un projet associant des panneaux photovoltaïques, un système de gestion intelligente des consommations de courant, et des batteries de stockage de l’électricité. Baptisé SmartMagne et porté par la commune et le groupe Omexom, filiale du groupe Vinci, ce projet a pour objectif d’obtenir, « à l’échelle d’un quartier, une adéquation entre la production d’énergie renouvelable et l’autoconsommation », opérationnelle « dès 2018 », précisent les deux partenaires.

Une gestion intelligente de la production solaire

Au total, cette installation sera capable de produire suffisamment d’électricité pour alimenter dans un premier temps neuf bâtiments publics de la commune, 78 points d’éclairage public, ainsi qu’au moins 61 logements. 69% des besoins énergétiques publics seront couverts par l’autoconsommation de cette électricité produite localement et une partie de l’électricité sera injectée sur le réseau.

Des batteries de stockage d’une capacité de 2.200 kWh, installées par Omexon, permettront également à Marmagne de se prémunir contre l’intermittence de l’énergie solaire tandis qu’un système de pilotage EMS (energy managment system) calculera en permanence, via une « combinaison d’algorithmes », « les flux d’électricité entrants et sortants », et coordonnera la production, le stockage et les besoins de consommation en temps réel.

Crédits photo : Omexom

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Complémentaire aussi :

    Inspiré des Pays-Bas où çà existe depuis 6 ans (18 mois en France) : EnergieSprong (“saut énergétique”) pour la rénovation massive et rapide de logements afin qu’ils produisent autant d’énergie qu’ils n’en consomment (“énergie zéro”)

    Cela consiste à massifier la rénovation énergétique pour des logements de niveau “énergie zéro” (sur un an le logement doit avoir une production d’énergie renouvelable au moins égale à l’énergie finale consommée), grâce à l’utilisation d’éléments préfabriqués en usine qui permettent la rapidité de rénovations souvent lourdes, de même qu’une forte diminution des coûts et qui s’est avérée un important succès aux Pays-bas notamment.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet “Transition Zéro” financé par la Commission européenne dans le cadre de son programme H2020.

    Soucieuse d’étendre l’expérience à d’autres pays, la Commission européenne finance une étude de trois ans pour développer l’approche EnergieSprong, en plus des Pays-Bas, la France et jusqu’avant le Brexit le Royaume-Uni, au Luxembourg, puis rapidement à l’Allemagne, l’Italie etc.

    Le surinvestissement est financé par les économies réalisées sur 30 ans, sans surcoût pour les locataires.

    Résultat : un logement neutre en consommation d’énergie, attractif, confortable, esthétique, avec réfection des cuisines et/ou salles de bain intégrée au programme des travaux

    Plus de 10.000 logements ont déjà fait l’objet de cette démarche aux Pays-Bas (plus de 1 000 rénovations sont prévues par an pendant 14 ans avec financement à 100 % grâce aux économies d’énergie réalisées sur 30 ans). 5000 sont prévus en France d’ici 2019

    Le concept EnergieSprong a un côté révolutionnaire pour les acteurs du bâtiment, appelés à participer à une démarche concertée, intégrée, et à produire ensuite en série.

    Les maisons sont scannées en 3D et des ateliers travaillent sur mesure. Des pompes à chaleur sont installées, de même que des ventilations double flux et le gaz est remplacé par l’électricité. Les locataires volontaires pour l’expérimentation sont en partie équipés à neuf dans leurs cuisines et salles de bain.

    Sur l’énorme marché de la rénovation immobilière, le défi pour le facilitateur Greenflex, est que les prototypes suscitent un effet d’échelle : plus les rénovations sont massives, plus les coûts industriels baissent. L’objectif est de les diminuer de 50 %, le seuil atteint aux Pays-Bas.

    http://www.energiesprong.fr/

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