BNP Paribas se désengage du secteur des hydrocarbures

BNP Paribas se désengage du secteur des hydrocarbures

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Engagée depuis 2015 avec plus ou moins d’efficacité, à ne plus soutenir ni financer de projets de centrales thermiques au charbon ou d’infrastructures associées à l’échelle internationale, la banque française veut une fois encore se poser en exemple de la lutte contre le changement climatique. Elle a annoncé mercredi 11 octobre 2017, de nouvelles mesures en faveur de la transition énergétique, et notamment l’arrêt du financement de certains acteurs liés aux hydrocarbures.

Dans le cadre de sa politique de réorientation de ses investissements vers les énergies propres mise en place depuis plusieurs années, BNP Paribas avait promis de réduire son soutien financier au secteur du charbon, tout en continuant d’un autre côté à financer des projets gaziers ou pétroliers. Plusieurs ONG l’avaient d’ailleurs interpellée à ce sujet en mars 2017 pour dénoncer sa participation à un projet de terminal méthanier au Texas, qu’elles jugeaient “incompatible” avec ses nouveaux engagements environnementaux et climatiques.

Lire aussi : Projet de terminal méthanier aux Etats-Unis : BNP Paribas mis en cause par des ONG

Des critiques qui semblent avoir poussées la banque française à s’investir encore davantage dans la lutte contre le réchauffement climatique. BNP Paribas a en effet annoncé sa décision de cesser ses relations avec les acteurs qui ont pour activité principale “l’exploration, la production, la distribution, le marketing ou le trading de gaz et de pétrole de schiste et/ou de pétrole issu des sables bitumineux” (plus particulièrement dans l’océan Arctique, déjà fragilisé par le réchauffement climatique), et de ne plus financer les projets “majoritairement dédiés au transport et à l’exportation de gaz et de pétrole de schiste ou de pétrole issu des sables bitumineux”, comme par exemple les terminaux LNG (gaz naturel liquéfié) ou les pipelines.

La banque a également rappelé son engagement de porter ses financements dans les énergies renouvelables à 15 milliards d’euros en 2020, et de consacrer 100 millions d’euros à l’investissement dans des start-up qui innovent en faveur de la transition énergétique. Outre son retrait des activités liées au charbon, le groupe bancaire français s’était déjà engagé au printemps dernier à réduire de manière significative ses propres émissions de gaz à effet de serre avec pour objectif d’atteindre d’ici fin 2017 la neutralité carbone pour l’ensemble de ses infrastructures et de ses collaborateurs.

Crédits photo : BNP Paribas

Rédigé par : La Rédaction

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