Confirmant les premières déclarations de son ministre Nicolas Hulot, Edouard Philippe a évoqué lors de son discours de politique générale devant l’Assemblée Nationale mardi 4 juillet 2017, les nouveaux objectifs gouvernementaux en matière énergétique et environnementale. Le Premier ministre entend porter dans ce cadre, avec son gouvernement, des engagements écologiques forts afin que la France « arrive à la neutralité carbone d’ici 2050″.
Le nouveau gouvernement veut aller plus loin que la loi de transition énergétique en renforçant ses objectifs à long terme et en visant tout bonnement la neutralité carbone d’ici 2050. Cet objectif ne signifie pas que la France cessera d’émettre du CO2 à cette date mais que ses émissions seront alors compensées par différents moyens de lutte anti-carbone comme des nouvelles technologies, des plantations d’arbres, etc.
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« Il nous revient de préparer notre pays et notre planète à une nouvelle ère », a déclaré le Premier ministre, taclant au passage ceux qui « par égoïsme ou inconscience tournent le dos à l’Accord de Paris sur le climat », et précisant vouloir « embrasser avec enthousiasme l’incroyable défi que pose (…) la transition écologique ». Un bond en avant par rapport au gouvernement précédent salué par de nombreuses associations de défense de l’environnement. « On ne peut que se féliciter de la neutralité carbone en 2050, puisque c’est finalement le grand objectif de l’Accord de Paris » sur le climat, scellé en 2015 par la communauté internationale, a déclaré à l’AFP le directeur général du WWF, Pascal Canfin, tout en restant prudent sur la pertinence des moyens qui seront mis à dispositions pour atteindre cet objectif.
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Pour y parvenir, le chef du gouvernement a proposé dans un premier temps quatre grandes mesures déjà esquissées pour la plupart par Nicolas Hulot la semaine dernière. Il a confirmé tout d’abord qu’aucun « nouveaux permis d’exploration d’hydrocarbures » ne serait accordé, (fermant ainsi la porte à l’exploitation du gaz de schiste en France), et que « la convergence diesel-essence serait atteinte avant la fin de la mandature ». Édouard Philippe a également promis « d’accélérer la montée en puissance de la fiscalité carbone » (un dossier sur lequel le précédent gouvernement avait finalement fait machine arrière) et de « diviser par deux les déchets mis en décharge et recycler 100% des plastiques sur tout le territoire d’ici 2025″. Il a confirmé enfin la mise à disposition pour soutenir ces actions d’une enveloppe de 50 milliards d’euros dédiées à la transition écologique et solidaire et sa volonté à terme, de « taxer la pollution plutôt que le travail ».
Crédits photo : Edouard Philippe (Twitter)






