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La sortie du nucléaire évaluée à 217 milliards d’euros

Alors que les candidats à l’élection présidentielle Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon prônent dans leur programme la nécessité pour la France de sortir sans délai de l’énergie nucléaire, l’Institut Montaigne s’est intéressé au coût réel d’une telle mesure. Et la facture pourrait s’avérer, selon cet institut d’étude, beaucoup plus élevée que les estimations sur lesquelles s’appuient ces deux candidats. Explications.

217 milliards d’euros, c’est le montant de la facture d’une sortie accélérée de l’énergie nucléaire en France selon l’Institut d’étude libéral Montaigne, soit deux fois plus que les estimations avancées dans les programmes du socialiste Benoît Hamon et du candidat de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon. Tous deux, fervents défenseurs d’une sortie radicale de l’énergie nucléaire, ont en effet estimé cette mesure à seulement 100 milliards d’euros maximum.

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Or, si l’Institut Montaigne reconnaît que le chiffrage de la fermeture progressive de l’ensemble des réacteurs en France reste une entreprise difficile et incertaine, il établit dans un rapport publié lundi 13 mars 2017, une série de coûts incompressibles dans les prochaines décennies. On y retrouve notamment le coût d’adaptation du réseau à la distribution des énergies renouvelables (évalué entre 13 et 18 milliards entre 2018 et 2035), le coût d’indemnisation de l’exploitant EDF (évalué à 25 milliards), le manque à gagner pour la balance commerciale française (estimé à 25 milliards par an), et surtout, l’investissement colossal nécessaire dans les énergies de substitution renouvelables ou fossiles évalué ici à plus de 179 milliards d’euros.

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Au total et à raison de 10,1 milliards d’euros par an à financer sur la durée du prochain quinquennat, il restera donc encore à payer près de 170 milliards jusqu’en 2035, sachant que la dépense annuelle atteindra 13,6 milliards à compter de 2026. S’il on ajoute à cela le risque de voir la France accroître ses émissions de CO2 et ne pas respecter ses engagements dans le cadre de l’accord de Paris contre le réchauffement climatique, ainsi qu’un risque sur la sécurité d’approvisionnement du pays, la volonté de renoncer à l’énergie nucléaire de manière aussi radicale, est présentée par l’institut Montaigne comme peu réaliste et difficile à traduire dans les faits.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Vu qu’on ne pourra pas se permettre de changer de programme nucléaire tous les 5 ans,en fonction des majorités politiques à l’assemblée nationale,avec tantôt un quinquennat de droite pro-nucléaire et tantôt un quinquennat de la gauche alliée aux antinucléaires…Il faudra bien trancher cette question à l’avenir par un référendum,après un grand débat public national extrêmement bien documenté et non pollué par des groupuscules activistes de marchands de peurs aussi bornés que sectaires.
    En effet,on ne peut pas se permettre de lancer des chantiers de plusieurs nouveaux réacteurs nucléaires et stopper ces chantiers au quinquennat suivant,à cause d’un changement de majorité politique.Cela serait économiquement intenable(même techniquement). Seul un grand référendum national pourra vraiment trancher une telle question qui engage le pays sur au moins 60 ans,si ce n’est plus encore…

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  • Je rajoute qu’il faudra un jour ou l’autre arrêter ces réacteurs et cela ne sera jamais gratuit. Les ENR sont déjà moins chère que le nucléaire neuf et l’écart va encore se creuser.

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    • « Les ENR sont déjà moins chère que le nucléaire neuf et l’écart va encore se creuser. »

      Si c’est vrai, alors pourquoi a-t-on encore besoin en France de les subventionner à hauteur de 3-4 milliards d’euros chaque année (somme en rapide augmentation) ?

      Et comment faites vous pour dire que des énergies qui produisent n’importe quand en fonction de la météo coûte plus ou moins cher qu’une énergie qui produit au moment où on en a besoin, à une époque où il n’existe pas de technologie de stockage de masse et abordable ?

      PS : Si vous me dites que si, le stockage de masse et abordable existe, je vous demanderais de me le montrer.

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      • Le solaire est a 62 euros Mwh les nouveau epr sont a plus de 100 on a déjà 25 Gw de puissance hydraulique disponible très rapidement. Je ne confond pas avec les 12% de production de l’hydraulique mais de la capacité instantanée. Cette capacité pourrait probablement être augmenté sans grosse modification, De plus d’autres technologies apparaissent: volant d’inertie, batterie liquides, batteries sodium-ion…. mais aussi le déplacement des consommation au cours de la journée on sait déjà faire avec les heures creuses.

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