Les renouvelables ont couvert 23% de la consommation d'électricité au 1er trimestre 2018

Les renouvelables ont couvert 23% de la consommation d’électricité au 1er trimestre 2018

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Le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité (Enedis) a publié mercredi 16 mai, en collaboration avec RTE et le syndicat des énergies renouvelables (SER), la dernière édition trimestrielle du panorama de la production d’électricité durable en France. Cette publication, destinée à mesurer les avancées de la transition énergétique, présente un état des lieux à fin mars 2018 très positif. Les filières de production d’électricité renouvelable ont toutes enregistré une production en forte augmentation par rapport à celle observée l’année précédente sur la même période.

Si la France accuse toujours un léger retard sur ses objectifs 2020 en termes d’énergie renouvelable, les réseaux de transport et de distribution continuent d’évoluer pour permettre l’intégration de la production d’électricité renouvelable tout en garantissant la sécurité et la sûreté du système électrique, et répondre ainsi aux objectifs de la transition énergétique, de porter à 40 % la part des énergies renouvelables dans le mix électrique en 2030.

457 MW renouvelables supplémentaires

Selon le Panorama de l’électricité renouvelable publié chaque trimestre par les gestionnaires de réseaux RTE et Enedis, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et l’association des distributeurs d’électricité (Adeef), les énergies renouvelables (hydroélectricité, éolien, solaire, biomasse) ont couvert 22,8% de la consommation d’électricité au premier trimestre en France, contre 18% au premier trimestre 2017. 457 mégawatts (MW) ont été raccordés au réseau métropolitain durant cette période, et la puissance totale du parc s’élève désormais à 49 109 MW, soit 95 % de l’objectif défini pour fin 2018 (51,7 GW) dans la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE).

Dans le détail, le parc éolien atteint 13 727 MW au 31 mars, dont 188 MW raccordés au cours du premier trimestre 2018, pour un objectif fixé à la filière par la PPE de 15 000 MW. La filière solaire augmente également et s’élève à 7 900 MW, avec 254 nouveaux MW raccordés au premier trimestre. Cette progression demeure néanmoins insuffisante pour atteindre l’objectif de la PPE fixé à 10 200 MW fin 2018 (cet objectif nécessiterait un minimum de 500 MW de puissance raccordés par trimestre). La filière bioénergies électriques enfin représente une puissance installée de 1 961 MW, dont 12 MW raccordés sur le premier trimestre 2018, et le parc hydroélectrique est resté relativement stable avec seulement 3 MW supplémentaires raccordés au premier trimestre. Il atteint aujourd’hui 25 521 MW.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Cet article mélange la production et les puissances installées. Il aurait fallu présenter un tableau clair de la contribution de chaque filière en GWh et comparer avec les puissances installées exprimées en MW. De fait c’est surtout l’hydraulique qui a permis l’affichage des 23 %, mais comme la mouvance écolo bobo est frontalement opposée à l’hydraulique car non subventionné, elle se débrouille pour faire croire que les éoliennes tournent sans vent et que le solaire produit la nuit.

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  • Pourquoi ne met-on pas en avant l’hydraulique qui représente la majorité de cette énergie renouvelable produite ? J’ai déjà fait plusieurs fois cette remarque sans que rien ne change du côté de Lenergeek. N’y aurait-il pas quelque parti-pris derrière tour cela ?

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  • La France doit réduire sa consommation d’énergie de 30% d’ici à 2035 et accélérer massivement l’essor des renouvelables pour atteindre ses objectifs de transition énergétique, a estimé mardi l’Agence pour le développement et la maîtrise de l’énergie (Ademe).

    A condition d’intégrer un prix du carbone aux énergies fossiles, l’Agence juge « techniquement possible et économiquement souhaitable » d’augmenter la production d’énergie à partir d’énergies vertes (hydroélectricité, solaire, éolien, biogaz, etc.) de 70% d’ici à 2028.

    Au total, la part des renouvelables dans la consommation d’énergie pourra doubler en 2028 par rapport au niveau actuel d’environ 16%.

    L’intermittence n’est plus un problème technique ni même à présent économique.

    http://www.lemondedelenergie.com/transition-energetique-consommation-ademe/2018/05/22/

    .

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  • Les 3/4 de l’énergie consommée en France, incluant les transports et le chauffage des bâtiments, proviennent des énergies fossiles. Réduire de 30 % la consommation est un vœux pieux, mais de là à le réaliser, combien de subventions seront nécessaire, et est-ce possible ? Il ne faut pas trop rêver !

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  • Réduire la consommation de 30% d’ici 2035 çà n’est jamais qu’environ 1,7% de moins par an.

    Quand on constate la manière dont la plupart des français gèrent leur énergie, entreprises, commerces, bâtiments publics, éclairages publics et privés, particuliers etc ce ne sont pas les sources d’économies qui manquent ! il suffit par exemple que la télévision, au lieu de présenter des programmes coûteux sans intérêt animés par des animateurs-producteurs qui font fortune en abrutissant la population quotidiennement, d’avoir des émissions par exemple 2 fois par mois un peu approfondies sur l’énergie (qui ne soient pas faîtes par des représentants du secteur nucléaire sinon aucune économie en vue comme depuis toujours !) et çà pourrait changer comme par exemple la Chine s’y est employée en efficacité énergétique et progressé, sans parler de l’Allemagne, Danemark etc.

    On sait que les véhicules électriques seront compétitifs autour de 2022, çà devrait permettre un net bon en avant connaissant leur bien meilleur rendement que les véhicules thermiques, sans parler du développement de l’auto-partage, véhicules autonomes etc. En bref une modification plus radicale de la mobilité qui a quelques 50 ans de retards.

    La politique actuelle vise déjà à multiplier les ventes de véhicules électriques par 5 d’ici 2022.

    Les bus et autres transports des principales villes passent de plus en plus à l’électrique (batteries/ supercondensateurs / hydrogène) ou biométhane. Les camions à piles à combustible commencent à arriver aussi (plus de 1000 commandes déjà en 2018 chez le constructeurs Nikola parmi d’autres)

    En dehors de la mobilité qui a des marges de réduction très importantes, on sait aussi qu’acheter de l’énergie coûte 5 fois plus cher que de l’économiser.

    Une mesure utile pour évaluer les économies d’énergie est de les comparer avec le coût de l’énergie consommée.

    Le coût des améliorations de l’efficacité énergétique apportées par les politiques publiques est généralement de l’ordre de 2 cents (€) par kWh, ce qui est bien en dessous du coût de l’énergie fournie (en moyenne plus de 10 cents par kWh).

    Comme le confirme l’article plus bas :

    « La plupart de ces économies ont été réalisées dans les bâtiments. Cela est corroboré par les données fournies par la De-risking Energy Efficiency Platform, qui est la plus grande base de données open-source paneuropéenne contenant des données techniques et financières réelles et détaillées de plus de 5 000 projets d’efficacité énergétique liés aux bâtiments.

    En moyenne, le coût par kWh pour les projets d’efficacité énergétique des bâtiments est de 2,5 cents. L’expérience internationale vient étayer les données européennes.

    Ces données montrent clairement que le coût des « négawattheures » est beaucoup moins élevé que celui des mégawattheures. En d’autres termes, il est beaucoup moins cher d’économiser une unité d’énergie que de fournir une unité d’énergie.

    Même pour les rénovations en profondeur, les coûts sont relativement modestes. Une étude d’Ecofys estime que le coût des rénovations en profondeur est de l’ordre de 2 à 9 cents/kWh et la Plate-forme d’efficacité énergétique pour la réduction des risques fournit un chiffre de 4 cents/kWh pour les rénovations complètes.

    Le Royaume-Uni montre que des politiques d’efficacité énergétique ambitieuses réduisent la facture énergétique des consommateurs de 550 € par an. »

    Ce ne sont pas longtemps des dépenses (investissements) mais des gains durables sur plusieurs plans, sans parler des emplois concernant le bâtiment.

    https://www.euractiv.com/section/energy/opinion/its-cheaper-to-save-energy-than-to-buy-it-despite-misleading-claims/

    Quant aux renouvelables on est en retard alors que ce sont celles qui peuvent se développer le plus rapidement et éviter les problèmes d’arrêts prolongés de centrales que nous allons dans tous les cas rencontrer autour de 2022 et 2025 comme on le sait également.

    Les anti-éoliens ont réussi l’exploit de faire doubler les prix de l’éolien (avec notamment les procédures systématiques, coûts et délais chaque fois de plus de 10 ans) comme le rappelle la CRE (Commission de régulation de l’énergie) dont son président, et de nous faire perdre des emplois, des marchés, des entreprises, un savoir-faire, de nous mettre en retard et en situation critique pour 2022/2025 etc

    Ils ont des représentants comme Michel Gay, dont vous reprenez régulièrement les arguments sans les vérifier, qui s’est improvisé journaliste et n’a aucune formation et guère de connaissance en énergie mais par contre publie des fakes et des erreurs à longueur d’articles, que plus grand monde ne lit mais quand même.

    C’est vrai qu’avec ce genre de zigotos on risque d’avoir du mal à progresser !

    Sauf que certaines régions, communes, quartiers, entreprises, particuliers, peuvent de plus en plus envisager une autonomie énergétique comme on le constate dans de nombreux pays et si la loi française l’interdit encore pour des villes comme Grenoble et d’autres qui le demandent, la France n’échappera pas au fait de devoir repenser son modèle centralisé face aux évolutions, solutions technologiques et autres modèles qui se développent partout et de plus en plus de manière bénéficiaire.

    Il serait donc bien d’anticiper plutôt que de continuer à prendre du retard et penser que tout est toujours impossible.

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  • Vous ignorez peut-être que la croissance de la population et de ses besoins énergétiques, et de la croissance économique en général, conduisent à une augmentation de la consommation d’énergie plus forte que les économies réalisées au moyen d’énormes subventions et aides publiques de toutes sortes aux particuliers et entreprises, ainsi que les nombreux crédits d’impôts accordés sans trop de discernement.
    Sur le cas de Michel Gay vous racontez n’importe quoi, comme les revenus qu’il percevrait du lobby nucléaire( dans un ancien post) et que je reprendrais ses arguments sans les vérifier.
    Vous faites erreur dans ces deux cas :
    Le lobby nucléaire n’existe pas car cette filière est nationalisée à plus de 98 %, et l’accusation d’en tirer des revenus est totalement gratuite.
    Je n’utilise quasiment jamais ses arguments bien que la plupart du temps ils sont conformes à la position de l’académie des Sciences et de Médecine (que vous prenez aussi plaisir à dénigrer sous des prétextes fallacieux) et de la plupart des organismes officiels internationaux. Attention à la diffamation !

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  • @ Dan : la consommation électrique a été réduite en moyenne de 0,5% par an depuis des années en France malgré la reprise économique et l’évolution démographique positive.

    Il est incohérent de publier en le qualifiant de « bon » sur un autre post l’article de Sylvestre Huet, affiché tout comme Michel Gay pro-nucléaire, qui préconise des aides massives aux bâtiments et transports pour critiquer ces mêmes subventions.

    Pour mémoire Michel Gay se revendique lui-même pro-nucléaire, est membre de l’Aepn, de la Sfen, a reçu le prix Yves Chelet de promotion du nucléaire etc

    « Le nucléaire est nationalisé à 98% et il n’y a pas de lobby nucléaire », c’est la meilleure de la journée !

    Vos liens sont la plupart issus de sites pro-nucléaire dont le but n’est pas l’objectivité, donc quel intérêt quand il s’agit de comparer, arguments les plus objectifs possible à l’appui, des énergies.

    Je ne dénigre personne mais vous avez cité des documents comme celui de l’Académie des Sciences signé par Claude Allègre dont on connaît quelques erreurs et tromperies notoires relevées par ses pairs qui est non une étude mais un document très rapide de synthèse et des documents qui se reprenaient entre-eux si vous les aviez lu comme je l’ai fait tel celui de l’Unscear et de l’Agence de l’énergie atomique.

    Pour évoquer Fukushima et Tchernobyl et des cas de cancers qui ont touché notamment des enfants c’est pour parler franc scandaleux de vous baser sur de tels résumés aussi peu étayés et qui datent et où l’agence de l’énergie atomique n’est pas par nature la plus objective alors que je vous ai donné plusieurs liens dont l’un contient la plupart des études scientifiques sur Fukushima y compris officielles japonaises qui ont servi à ces rapports et en amont et qui sont beaucoup plus complètes et représentatives.

    Cà change tout quand on étudie un sujet plutôt que de le survoler en 5 minutes si vous aviez pris la peine d’analyser quelques études scientifiques sur le sujet ou de ne retenir que ce qu’il vous plaisait de lire sur les documents que vous avez communiqué et qui sont moins affirmatif que vous sur la dangerosité réelle du nucléaire.

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  • Comment un « scientifique » comme vous peut faire la confusion entre « danger » et « risque » ? tout est dangereux en soi : l’eau, le feu, l’automobile, le soleil, les microorganismes pathogènes, les toxines, etc… De là vient toute la perversion de votre raisonnement sur la comparaison des risques entre les différentes sources d’énergies. Revenez aux fondamentaux de la théorie scientifique de la notion de danger et de risque plutôt que de vous comportez en donneur de leçons !

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  • @ Dan : Ne cherchez pas à faire diversion. J’ai parlé des multiples études et bilans concrets dont je vous ai donné les liens sur les bilans de Tchernobyl et Fukushima dont vous auriez dû analysez quelques-unes si vous aviez été sérieux, objectif et honnête.

    Vous raisonnez à partir d’un survol de résumé émanant de l’Agence de l’énergie atomique, pas la mieux placée en terme d’objectivité sur les conséquences de ces 2 catastrophes nucléaires.

    Enfin vous ne semblez pas lire en entier les liens et références des résumés de l’Académie des Sciences ou de l’Unscear que vous citez.

    Moi je l’ai fait car ces sujets m’intéressent et me concernent et on ne peut se satisfaire de tels résumés pour analyser de telles catastrophes pour lesquelles des travaux continuent.

    De plus ces liens datent alors que les travaux ne sont pas achevés sur ces 2 sujets et que nous serons forcément confrontés à d’autres accidents nucléaires.

    Et chaque fois personne n’est vraiment prêt comme vous pouvez le constater.

    Vous ne faîtes donc encore une fois aucun travail d’approfondissement et vous tirez des conclusions hâtives comme çà vous arrange et que vous voulez entendre sur les réalités de Tchernobyl et Fukushima, dans le style « circulez il n’y a rien à voir  » alors que je vous ai mis sous le nez des multiples études scientifiques et autres qui continuent d’arriver mais vous êtes d’une paresse intellectuelle effarante car non seulement vous ne lisez pas en entier les liens que vous produisez et qui souvent vous contredisent comme maintes fois je l’ai démontré, mais en plus vous ne lisez vraiment aucun de ceux que l’on vous communique.

    Lorsqu’il y aura éventuellement un sujet sur les conséquences d’accidents nucléaires, je publierai un certain nombre d’études scientifiques et là j’espère que vous prendrez conscience que vous avez été vraiment léger dans l’étude (à vrai dire le survol hâtif et peu sérieux) de ce sujet.

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