"Linky, ce n’est pas Facebook !", affirme le PDG de Direct Energie

« Linky, ce n’est pas Facebook ! », affirme le PDG de Direct Energie

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Rappelé à l’ordre par la Commission nationale informatique et libertés (Cnil), le PDG du groupe Direct Energie Xavier Caïtucoli, s’est exprimé samedi 28 avril 2018 avec la volonté de rassurer ses usagers. Le compteur Linky, souvent accusé depuis le début de son déploiement de ne pas respecter la vie privée des consommateurs d’électricité, est selon lui victime d’un faux procès et ne constitue aucun risque pour la protection des données personnelles compte tenu de toutes les garanties fournies.

Invité à s’exprimer sur France Inter samedi 28 avril 2018 suite aux reproches formulés par la CNIL à l’égard de Direct Energie, le PDF du premier fournisseur d’énergie alternatif français s’est voulu rassurant sur la protection des données personnelles des consommateurs et les soi-disant capacités des compteurs Linky. Pour Xavier Caïtucoli, le compteur connecté, qui suit précisément la consommation d’électricité de chaque foyer, ne peut être assimilé à Facebook, récemment mis en cause dans un scandale sans précédent, et ne doit pas susciter de craintes chez les usagers. « Linky, ce n’est pas Facebook. Linky ne permet pas de savoir à quel moment vous prenez votre douche, à quel moment vous sortez … », a-t-il affirmé, ajoutant que « la consommation à la demi-heure ne permet pas d’avoir des renseignements d’ordre privé ».

Avec Linky, suivi journalier ou suivi à la demi-heure

Le fournisseur s’était vu rappeler à l’ordre par la CNIL fin mars 2018 au motif qu’il ne demandait pas suffisamment clairement le consentement à ses clients pour effectuer un suivi à la demi-heure de leur consommation, au lieu du suivi journalier. Un détail qui a son importance alors que plusieurs associations et élus locaux ont exprimé leurs inquiétudes relatives aux relevés et au traitement qu’il sera fait des courbes de charges et des habitudes de consommations d’électricité quotidienne de chaque consommateur. Pour couper court à d’éventuelles polémiques, la CNIL a donc préféré intervenir rappelant ainsi que toutes les précautions ont été prises à ce jour pour garantir le respect de la vie privée des usagers, et qu’une « conservation limitée de la courbe de charge à l’intérieur du compteur, sans remontée vers le gestionnaire, est toujours considérée comme acceptable et suffisamment protectrice ».

S’il ne conteste pas la procédure engagée par la CNIL, M. Caïtucoli, regrette toutefois que tous les atouts de ce compteur communicant ne soient pas davantage mis en valeur alors qu’il constitue selon lui « une formidable opportunité pour le consommateur » dans un contexte de demande croissante d’électricité. Pour rappel, le compteur Linky équipera à l’horizon 2021, plus de 35 millions de foyers français et leur permettra d’éviter le passage d’un technicien pour relever les compteurs, de mesurer la consommation en temps réel, de transmettre ces données quotidiennement au fournisseur d’électricité, et de proposer en fin de compte, une facturation plus précise que celle basée sur des estimations. Ces informations de consommation reçues par le fournisseur d’électricité peuvent être utilisées afin de proposer des offres adaptées aux attentes des consommateurs et d’intégrer sur le réseau la production d’énergie renouvelable intermittente de manière optimale quand celle-ci est la plus avantageuse pour le consommateur.

Crédits photo : Direct Energie (Twitter)

Rédigé par : La Rédaction

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COMMENTAIRES

  • L’étape au dessus :

    Le spécialiste allemand du stockage Sonnen a mis au point une nouvelle approche pour stocker l’électricité verte excédentaire.

    Cette dernière est stockée dans un réseau de batteries avec la « plate-forme Flex ».

    Chaque kWh utilisé à cette fin reçoit une empreinte digitale numérique via blockchain.

    « Les gestionnaires de réseaux de distribution doivent trouver un moyen de compenser les fluctuations de la production d’énergie renouvelable dans leur région « , a déclaré Jean-Baptiste Cornefert, PDG de Sonnen eServices. « Avec notre nouvelle plateforme Flex, nous pouvons leur fournir un outil intelligent pour cela. Nous avons déjà entamé une coopération avec l’un des plus grands opérateurs de réseaux de distribution d’Allemagne et nous sommes très optimistes quant à la possibilité que d’autres suivront bientôt « .

    La base de la nouvelle plate-forme Flex est le logiciel intelligent qui est installé dans chaque batterie et qui est déjà utilisé dans des dizaines de milliers de foyers. Cela permet de contrôler la batterie solaire de telle sorte qu’elle ne se recharge que lorsque la production d’énergie de l’installation photovoltaïque est si élevée qu’elle devrait être réglementée par la loi. C’est généralement le cas à partir de midi. De cette façon, les ménages peuvent utiliser l’énergie solaire qui aurait été perdue sans stockage intelligent. Mis en réseau des milliers de fois, le comportement de charge intelligent peut être transféré à son pool de batteries, qui peut également stocker l’énergie excédentaire à plus grande échelle, par exemple à partir d’éoliennes.

    Chaque kWh vert reçoit une empreinte digitale numérique. Pour vérifier et documenter les processus de stockage entre les éoliennes et chaque batterie solaire individuelle, la plate-forme Flex utilise la technologie blockchain.

    Sonnen a entamé une coopération avec la « Energy Web Foundation » (EWF). Le courant déclaré ne quitte pas la région mais est stocké. Sonnen a implémenté l’intégration technique avec l’application Energy Web Origin. Cette application est basée sur le réseau de test EWF, plate-forme blockchain Ethereum adaptée aux conditions du marché du secteur de l’énergie.

    Les batteries solaires ainsi mises en réseau constituent un vaste pool de stockage régional dans toute l’Allemagne pour un grand nombre de réseaux de distribution. Grâce à la commande intelligente du pool de batteries via la salle de contrôle de SonnenCommunity, les réseaux de stockage peuvent être affichés spécifiquement pour chaque région d’Allemagne.

    Cela permet une intervention précise sur site, même en cas de goulets d’étranglement du réseau local. Les exploitants de réseaux de distribution ont la possibilité d’interroger et d’utiliser le potentiel Flex du réseau solaire spécifiquement pour leur région.

    Les réseaux de stockage régionaux peuvent être utilisés pour éliminer les goulots d’étranglement du réseau sur le site.

    Il y a aussi des avantages pour les propriétaires de stockage en fonction de l’ensoleillement. Si nécessaire, ils peuvent charger leur stockage avec de l’énergie éolienne excédentaire qui est garantie comme provenant de la région environnante. Cela signifie qu’ils ont de l’électricité propre dans leur entrepôt même si le soleil ne brille pas pendant quelques jours et ils contribuent à une meilleure utilisation des énergies renouvelables dans leur région.

    Le SonnenCharger peut également être utilisé pour charger des voitures électriques, dont le temps de charge est alors automatiquement réglé sur le temps de surplus.

    Le stockage sous forme par exemple d’hydrogène se fait également avec si nécessaire indépendance du réseau comme notamment en Suède (exemple Nilsson Energy AB avec ATsolar)

    https://www.euwid-energie.de/sonnen-nutzt-blockchain-technologie-fuer-stromspeicherung-in-flex-plattform/

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