Pour Jean-Bernard Lévy, EDF est à un "moment clé" de son histoire - L'EnerGeek

Pour Jean-Bernard Lévy, EDF est à un « moment clé » de son histoire

edf_transformationInterrogé par la journaliste de France Inter Alexandra Bensaïd, le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, a souhaité revenir sur les performances de l’électricien. Dans l’émission On N’Arrête Pas l’Eco, le chef d’entreprise a ainsi expliqué que la transformation en cours, vers un mix énergétique sans CO2, était non seulement nécessaire mais surtout bénéfique.

En évoquant les réflexions sur la stratégie du groupe menées par le conseil d’administration, Jean-Bernard Lévy a rappelé l’importance attachée au dialogue au sein de l’entreprise. En effet, si les séances d’information furent nombreuses, ce dernier souligne que ces échanges sont constitutifs de l’identité de l’énergéticien. « Nous avons à plusieurs reprises dans notre histoire eu des moments clés, peut être comme celui de cette année 2016. Lorsque nous avions un parc hydraulique et que, dans les années 50, on a construit un parc de centrales thermiques, les débats ont duré 3 ans ».

De plus, le dirigeant s’est montré résolument optimiste sur la situation de l’entreprise. « Arrêtons de noircir le tableau. EDF va bien, EDF gagne de l’argent, EDF distribue des dividendes. » Lors de la présentation de ses résultats au début de l’année, l’électricien public, dont l’Etat français détient 84,9 % du capital, visait effectivement un bénéfice avant intérêts – « earnings before interest, taxes, depreciation, and amortization » (Ebitda) – compris entre 16,3 et 16,8 milliards d’euros en 2016. Actuellement, l’entreprise propose par ailleurs un dividende de 1,10 euro par action, tandis que le projet d’Hinkley Point validé récemment devrait lui rapporter « 9 % pendant 70 ans », d’après les estimations de M. Lévy.

Lire aussi : Le projet Hinkley Point est validé par Londres

Parallèlement, grâce à la prise de contrôle totale d’EDF Energies renouvelables, l’agence de notation Moody’s souligne que le groupe renforce sa stratégie du « mix génération » sans carbone. De son côté, le patron français a également confirmé sa volonté de « produire de l’électricité sans émettre de CO2 ». Dans cette perspective, il a donc insisté sur la nécessité de rénover le parc nucléaire français d’ici la fin de la décennie, en accord avec la ministre de l’énergie Ségolène Royal et du secrétaire d’Etat à l’industrie, Christophe Sirugue.

Lire aussi : EDF se prépare à lâcher ses actifs dans le charbon

Crédit Photo : @Capital.fr

Rédigé par : lucas-goal

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COMMENTAIRES

  • Ah, le CO2….

    Si on veut baisser le CO2, c’est facile et pas trés cher:
    – On construit une quarantaine de réacteurs supplementaires
    – On Ferme les centrales au charbon et a gaz, y compris les cogénérations
    – On stoppe les investisselements dans les ENR >20gr/Kwh (soit toutes les ENR…)
    – On augmente la TIPP pour forcer les consommateurs a utiliser de l’elec plutot que du gaz

    En gros le même effort que l’energiewende allemande, par contre là on aura une vraie baisse des émissions de CO2, et pas qu’un peu!

    En revanche, si on poursuit la politique actuelle, on va augmenter le CO2… ça c’est sûr aussi. Parceque remplacer du nucleaire @6gr/Kwh par du PV @100gr/Kwh + le backup au gaz charbon, je vois difficilement comment on peut faire baisser les émissions…

    DONC POUR ETRE CLAIR:
    C’est baisser le CO2 ou fermer les centrales nuke qu’on veut ?
    Ces deux options sont louables mais faudrait arreter de nous prendre pour des imbeciles en nous racontant que les ENR vont faire baisser les emissions de GES en France…

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