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Les arbitrages sur le nucléaire français attendront 2019

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nucléaireComme elle s’y était engagée, la ministre de l’Energie, Ségolène Royal, a publié le projet de Programmation Pluriannuelle de l’Energie le 1er juillet dernier. Alors que des précisions sur l’évolution du parc nucléaire français devaient être apportées, celles-ci ne seront finalement connues qu’en 2019.

Le document de 275 pages qui sera communiqué au Conseil National de la Transition Ecologique (CNTE) le 13 juillet nous renseigne sur l’évolution du mix électrique de 2016 à 2018, puis de 2019 à 2023. Alors que plusieurs indications sur le développement des énergies renouvelables avaient déjà été livrées par le gouvernement, des précisions sur la part du nucléaire dans le mix électrique français étaient attendues.

Ainsi, le texte stipule par exemple qu’il est prévu « de décider des fermetures et des prolongations de l’exploitation au-delà de 40 ans au cours de la deuxième période de la PPE ». Les arbitrages ne seront donc connus qu’à partir de 2019, « en fonction de l’évolution de la consommation d’électricité et des exportations, du développement des énergies renouvelables, des décisions de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et de l’impératif de sécurité d’approvisionnement ».

Néanmoins, des estimations de la production ont été avancées par les experts de l’administration. Ils estiment notamment que « la réduction de la production annuelle d’origine nucléaire réalisée en 2023 se situe entre 10 et 65 TWh ». Soit, selon le journaliste du « Monde » Pierre Le Hir, une baisse envisagée comprise entre 2,4 % et 15,6 %. Par ailleurs, le document n’indique aucune « fourchette du nombre de réacteurs à fermer » et précise même que la diminution de la production électronucléaire pourrait résulter de « la baisse de la disponibilité des réacteurs, en raison des travaux de maintenance et des investissements de sûreté ».

            Lire aussi : Les précisions sur la PPE de Ségolène Royal

Rédigé par : lucas-goal

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COMMENTAIRES

  • S’il ne conditionnait pas l’avenir de notre pays, le feuilleton de la PPE serait une bonne opportunité de se distraire tout en riant en observant le jeu d’acteurs de nos responsables politiques.
    La loi de Transition Energétique a été essentiellement conçue comme l’outil juridique permettant à un gouvernement contenant des intégristes Verts (il en suffit de peu !) de mettre à mal l’industrie électronucléaire, fleuron de notre pays. Et la PPE n’est que l’échéancier de projet scélérat ourdi par des politiques aussi incompétents dans le domaine technico-économique que soucieux de leurs intérêts propres avant l’intérêt général.
    Un bémol à ce jugement : le fait que la PPE tarde à sortir en ce qui concerne le nucléaire, est un signe encourageant du fait que nos responsables au pouvoir n’osent pas tout à fait commettre l’irréparable et cherchent une porte de sortie en reportant les décisions d’arrêts de centrales à une échéance postérieure à leur mandature : ils pourront toujours jurer qu’ils avaient de « bonnes » intentions !
    Encore un peu de réalisme voire de courage M. Hollande (je pense que pour Mme Royal c’est prêcher dans le désert) : renoncez à la mise au rebut de Fessenheim au nom d’un engagement pris pendant la votre campagne. De toutes façons, aucune de vos promesses, et notamment celles qui présentaient de l’intérêt (vraie réforme de la fiscalité, de l’éducation etc….) n’aura été tenue. Alors une de plus ou de moins…

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