Retour sur la conférence internationale de l'énergie nucléaire en Russie - L'EnerGeek

Retour sur la conférence internationale de l’énergie nucléaire en Russie

centrale_nucleaire_belleville creditphoto So_PDu 27 au 29 juin dernier, s’est déroulée à Saint-Pétersbourg la conférence ministérielle internationale sur l’énergie nucléaire, organisée par le géant russe du nucléaire Rosatom. Plusieurs experts du nucléaire s’y sont réunis pour faire un état des lieux de la filière.

L’objectif principal de cette conférence internationale était de confronter plusieurs acteurs du nucléaire sur la viabilité, l’état, et les perspectives de l’énergie nucléaire. Le but, selon les organisateurs, était aussi de mettre en perspective le besoin croissant d’électricité dans le monde avec le contexte actuel de développement durable.

[stextbox id= »info »]Un état des lieux du nucléaire[/stextbox]

D’après Luc Oursel, le président du directoire d’Areva, « l’effet de Fukushima s’est atténué ». Il explique ainsi que la demande en nucléaire est repartie, aussi bien pour les pays déjà pourvus de centrales, que de nouveaux pays qui souhaitent s’équiper (comme la Turquie, ou le Vietnam).

Selon lui, la capacité nucléaire mondiale va augmenter de près de 50 % d’ici à 2035, car un nombre croissant de pays voudraient s’équiper de centrales nucléaires. A l’heure actuelle, 400 réacteurs sont actifs dans le monde, et 70 sont en construction.

Le patron d’Areva estime que depuis Fukushima, l’industrie nucléaire a fait en sorte de moderniser les réacteurs, et améliorer la gestion des crises potentielles. Selon Luc Oursel, ces démarches ont permis de « reconstruire la confiance de la population pour le nucléaire ».

Cette conférence a également permis aux lobbys du nucléaire de s’exprimer sur les avantages de cette source d’énergie : fiable, avec de rares accidents, permettant l’indépendance énergétique, et respectueuse de l’environnement.

« Si on arrêtait toutes les centrales en service aujourd’hui dans le monde, il y aurait d’un coup une émission de plus de 1,7 milliard de tonnes de CO2 par an », a affirmé le patron de Rosatom.

[stextbox id= »info »]Mise en place de nouveaux partenariats[/stextbox]

Lors de cette conférence, des contacts et partenariats ont pu être organisés entre différents acteurs du nucléaire. Areva par exemple a annoncé avoir cherché avec le russe Rosatom des « opportunités industrielles », afin de « renforcer leur coopération ».

Dans cette optique, des tests sur un prototype français de réacteur de quatrième génération seront fait en août en Russie.

Un protocole d’entente a également été signé entre le Commissariat à l’énergie atomique (organisme français de recherche sur les énergies), Rosatom et le département américain à l’Énergie pour le développement d’un nouveau réacteur expérimental à neutrons rapides. Le projet, qui était initialement uniquement Russe, est prévu pour 2020.

 

 

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Si on arrêtait toutes les centrales nucléaires dans le monde, cela ne poserait guère de problèmes pour la plupart des pays, la France exceptée.

    Mais en les remplaçant par des centrales à gaz, ce qui est relativement rapide à construire, les émissions de CO2 augmenteraient seulement de 1.100 Mt, ce qui est 2,2% de toutes les émissions de gaz à effet de serre.

    http://energeia.voila.net/nucle/sans_nucleaire_co2.htm

    Ne tombons pas dans le panneau du nucléaire qui prétend avoir une quelconque influence sur les émissions de GES.

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