Le ministère de la Transition écologique a annoncé le 2 novembre 2026 le soutien de l’État à 22 projets industriels de la filière bois, pour plus de 19 millions d’euros d’aides et 60 millions d’euros d’investissements au total. Les projets sont retenus dans le cadre de l’appel « Biomasse Chaleur pour l’Industrie du Bois » (BCIB), opéré par l’Agence de la transition écologique (Ademe), selon le communiqué du ministère.
Le dispositif finance des équipements de production et d’utilisation de chaleur destinés aux scieries et autres transformateurs du bois. Son objectif industriel est double : accroître les capacités de séchage sur le territoire et mieux utiliser les coproduits du travail du bois comme combustible.
Le séchage des sciages, enjeu de capacité industrielle
Le séchage conditionne l’utilisation de nombreux produits du bois dans la construction, l’ameublement ou l’emballage. Le ministère souligne qu’une partie importante des sciages utilisés en France est encore séchée à l’étranger. En 2024, les sciages séchés en France ne représentaient que 18 % du volume total des sciages, selon les données citées dans son annonce.
Les cinq précédentes relèves de l’appel à projets avaient permis d’augmenter les capacités nationales de séchage de 1,1 million de mètres cubes par an. Les 22 projets annoncés constituent une nouvelle vague de soutien ; le communiqué ne précise pas leur contribution supplémentaire agrégée en mètres cubes ni leur calendrier individuel de mise en service.
Récupération de chaleur et coproduits du bois
Les investissements doivent également favoriser la valorisation des coproduits de transformation comme source de chaleur. Le ministère mentionne la récupération thermique, le suivi des consommations et l’amélioration de l’isolation des équipements. Ces leviers peuvent réduire les besoins énergétiques des sites, mais les économies effectives dépendront des installations retenues et de leur exploitation.
La liste officielle des lauréats couvre plusieurs bassins forestiers et industriels, notamment l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne-Franche-Comté, le Grand Est, la Nouvelle-Aquitaine et la Guyane. Elle comprend notamment Scierie Blanc, Bois du Dauphiné, SIAT/Urmatt, Lesbats et Scierie Dégrad des Cannes. Les montants d’aide par entreprise ne sont pas détaillés dans l’annonce ministérielle.
Avec une enveloppe publique supérieure à 19 millions d’euros pour 60 millions d’euros d’investissements annoncés, le programme associe modernisation des procédés et production de chaleur à partir de biomasse. Sa portée sur les coûts de production et les émissions devra être appréciée à partir des réalisations et des performances constatées sur les sites.






