Le paysage énergétique français s’enrichit d’une installation majeure cet été dans la zone portuaire de Nantes, redonnant vie au site d’une ancienne centrale thermique. Il s’agit du plus grand parc de stockage d’énergie de France, qui a été raccordé au réseau national depuis août dernier. Cette installation, en bordure de la Loire et à proximité du pont de Cheviré, promet de transformer la façon dont l’énergie est stockée et distribuée, répondant aux besoins croissants des foyers en matière de consommation électrique.
Le parc : à quoi il ressemble
Le parc de stockage couvre 1,3 hectare. On y voit deux rangées de conteneurs blancs soigneusement alignés. À l’intérieur, on compte 52 mégapacks de batteries au lithium fer phosphate (LFP), confirme Ouest France.
Ces mégapacks sont reliés à un gros transformateur, qui assure la connexion au réseau électrique. L’installation occupe un emplacement stratégique, entre des entrepôts et des lignes à haute tension, ce qui en fait un élément important de l’infrastructure énergétique locale.
Côté chiffres, le parc affiche une puissance nominale de 100 MW et peut stocker et injecter au total 200 MWh d’énergie dans le réseau, soit l’équivalent de la consommation de 170 000 foyers. Cette capacité facilite une réponse rapide aux variations de demande et permet une distribution plus régulière de l’électricité aux utilisateurs finaux.
Qui se cache derrière le projet
Le développement a été porté par la société britannique Harmony Energy, reconnue dans le domaine des solutions énergétiques durables. Le directeur général de l’entité française, Clément Girard, a supervisé les opérations de raccordement du site.
Le parc bénéficie aussi de l’expertise de RTE, qui gère l’acheminement de l’électricité sur le territoire. La technologie des mégapacks a été fournie par la société américaine Tesla, dont la présence a été marquée par deux représentants américains venus sur place pour tourner une vidéo promotionnelle.
Le choix du site s’inscrit dans une logique de réhabilitation d’espaces industriels : jadis, cette zone accueillait une centrale thermique d’EDF fonctionnant au fioul, au gaz et au charbon, un horizon désormais révolu au profit d’une solution plus verte et durable.






