Une nouvelle concernant les factures d’électricité des Français a été dévoilée ce samedi 3 janvier par Roland Lescure, le ministre de l’Économie. Le gouvernement a annoncé une baisse du coût des abonnements à l’électricité, effective à partir du 1er février, confirme RMC. Cette annonce vise à redonner un peu de pouvoir d’achat aux Français, surtout après la fin de l’Accès régulé à l’électricité nucléaire historique (ARENH) le 31 décembre dernier, un dispositif qui contribuait à réguler les prix de l’énergie.
Ce que décide le gouvernement pour les abonnements
La mesure principale consiste à réduire la baisse des tarifs de la contribution tarifaire d’acheminement (CTA) — qui représente 4 % de la facture d’électricité — d’environ 25 %. Selon le gouvernement, cette baisse devrait rendre 540 millions d’euros de pouvoir d’achat aux Français sans peser sur les finances publiques. Le ministère de l’Économie estime que la diminution se traduira par une baisse d’environ 1 % sur les factures, soit une économie annuelle de 10 à 12 euros pour les ménages.
L’initiative intervient après une année où la hausse de la TVA sur l’électricité est passée de 5,5 % à 20 % et alors que l’étude de la fondation IFRAP mettait déjà en avant le poids de la CTA. Le gouvernement a opté pour une voie réglementaire plutôt que législative, évitant ainsi les débats parlementaires. Cela inclut une consultation obligatoire de la Commission de régulation de l’énergie et d’autres instances concernées.
Qui gagne quoi : foyers et professionnels
Les économies pour les Français resteront modestes. Un appartement occupé par deux personnes pourrait économiser environ 9 euros par an, tandis qu’un foyer de quatre personnes atteindrait 11 ou 12 euros par an. Des professionnels, comme des boulangers utilisant des équipements électriques, pourraient voir des baisses allant jusqu’à 200 euros par an.
Le calcul de cette réduction a été conçu pour préserver l’équilibre du régime de retraite des salariés des industries électriques et gazières, un régime qui est actuellement excédentaire.
Malgré l’annonce, certains critiques, notamment l’UFC-Que Choisir, se montrent sceptiques. L’association avait d’ailleurs qualifié la fin de l’ARENH de « catastrophique », prévoyant une hausse sensible des factures. Sans ce cadre, les Français restent plus exposés aux variations des marchés de l’énergie.






