Dans une annonce attendue, Roland Lescure, le ministre de l’Économie, a annoncé une réduction importante des tarifs d’abonnement à l’électricité en France. Annoncée le 3 janvier 2026 dans Le Parisien – Aujourd’hui en France, cette mesure vise à alléger la charge des ménages et des entreprises. Avec une mise en place prévue pour le mois prochain, l’initiative cherche à redonner du pouvoir d’achat sans alourdir le budget de l’État.
Des chiffres concrets et ciblés
Le plan de Roland Lescure prévoit une baisse annuelle de 5 % des tarifs d’abonnement à l’électricité. Au total, 540 millions d’euros devraient être restitués aux consommateurs français. Pour financer cette économie, la mesure passe par un ajustement de la contribution tarifaire d’approvisionnement (CTA). Celle-ci, créée en 2005, finance les régimes spéciaux des salariés des industries électriques et gazières, mais elle est devenue excédentaire depuis sa fermeture aux nouveaux membres en 2023.
Les gains estimés sont précis : les ménages pourraient économiser environ 10 à 12 € par an, tandis qu’un boulanger verrait sa factures d’électricité baisser de 200 € par an. Bercy évalue que les factures annuelles diminueront d’environ 1 % en moyenne.
Un effet limité mais stratégique
Le ministre reconnaît que cette réduction tarifaire n’est pas une « révolution énergétique », mais pour Lescure c’est « un réel changement et une baisse efficace, immédiate et sensible du prix ». Il insiste en parallèle pour maintenir les investissements dans la production d’énergie décarbonée, qu’il juge la clé pour garder des tarifs attractifs sur le long terme, soulignant l’importance de la transition énergétique. Sébastien Lecornu, Premier ministre, voit dans cette annonce le prélude à un « grand plan d’électrification des usages » à venir.
D’autres pistes et débats qui continuent
Outre la CTA, d’autres options sont toujours étudiées pour alléger la facture électrique. La réduction de l’accise sur l’électricité et un éventuel abaissement de la TVA (actuellement à 20 %) sont sur la table. En novembre 2026, un amendement de Jean-François Husson, rapporteur général du budget au Sénat, proposait de réduire l’accise sur l’électricité tout en augmentant celle sur le gaz, soulignant l’impact financier potentiel pour les ménages.
Le débat sur la TVA réduite est également intense. La FNME-CGT, par la voix de Fabrice Coudour, plaide pour que l’énergie soit traitée comme un produit de première nécessité avec une TVA ramenée à 5,5 %, en rappelant que 13 millions de personnes sont en situation de précarité énergétique. Une telle baisse pourrait permettre jusqu’à 15 % d’économies supplémentaires sur la facture.





