Le 8 septembre 2025, le gouvernement de François Bayrou fera face à un vote de confiance à l’Assemblée nationale. Le scénario le plus probable reste un rejet. D’ici là, plusieurs textes sur l’énergie devraient être publiés au Journal officiel.
Plusieurs textes sur l’énergie bientôt publiés ?
À quelques jours du vote de confiance à l’Assemblée nationale, le gouvernement concentre ses efforts sur l’énergie. Selon Les Échos, plusieurs réformes essentielles, touchant à la programmation pluriannuelle de l’énergie et à la transition énergétique, figurent en tête de l’agenda législatif. L’exécutif entend les faire adopter avant le 8 septembre, toute défaite fragilisant gravement l’avenir de la stratégie énergétique de la France.
Le choix de l’énergie comme priorité avant le vote de confiance révèle une urgence politique et stratégique. En effet, la programmation pluriannuelle de l’énergie constitue le pilier de la feuille de route nationale pour les années à venir. Elle fixe les orientations en matière de nucléaire, d’énergies renouvelables et de régulation électrique, et assure la cohérence des politiques publiques dans ces domaines. Début août 2025, François Bayrou était prêt à soumettre ce texte majeur, attendu depuis de nombreuses années par le secteur de l’énergie. Il a finalement laissé encore du temps à la discussion. Mais les choses pourraient évoluer avant le vote de confiance du 8 septembre 2025.
Des mesures très attendues par le secteur
Cette feuille de route énergétique n’est pas la seule urgence pour le gouvernement. Certaines mesures, réclamées de longue date par la filière, doivent également être entérinées. La première concerne la baisse de la TVA à 5,5 % sur l’installation des panneaux solaires. Prévue pour entrer en vigueur le 1er octobre 2025, cette mesure devrait permettre de réduire le nombre très important de dossiers d’installations abandonnés. Mais si l’État accepte ce manque à gagner fiscal, cette réforme s’accompagne de contreparties. En effet, pour compenser, deux mesures devraient s’appliquer au printemps 2026 : d’une part, une baisse des aides à l’installation ; d’autre part, une division par trois du tarif de rachat de l’électricité produite par les panneaux solaires des particuliers.
Parmi les autres mesures que le gouvernement souhaite faire avancer avant sa possible chute figurent le soutien aux centrales solaires et une réforme des CEE (certificats d’économies d’énergie). Ces dispositifs, jugés peu incitatifs, devraient être renforcés pour encourager davantage de foyers à passer aux pompes à chaleur ou au biogaz. Afin d’accélérer le calendrier, une réunion du Conseil supérieur de l’énergie (CSE) a été programmée le 4 septembre prochain. Son rôle est consultatif, mais cette étape est obligatoire avant la promulgation des décrets. Le timing s’annonce donc très serré.






