Dans une récente publication, la banque d’investissement américaine Goldman Sachs estime que le prix du baril de Brent va fortement baisser dans les prochains mois. Et même atteindre des niveaux proches de 2021.
Les prix du baril de pétrole vont baisser d’ici fin 2026
La banque d’investissement Goldman Sachs a publié une note concernant le prix du baril de Brent dans les prochains mois. Le pétrole pourrait connaître une baisse significative de son prix. Selon cette institution financière, le Brent atteindrait 50 dollars le baril d’ici fin 2026, un recul brutal qui impacterait directement le prix du carburant à la pompe pour les automobilistes français.
Dans son analyse, la banque américaine met en avant plusieurs facteurs qui, combinés, pourraient provoquer une correction durable des prix. Le premier tient à l’augmentation de la production mondiale, en particulier celle issue du pétrole de schiste aux États-Unis. Ce flux supplémentaire risquerait de créer une offre excédentaire difficile à absorber par le marché. Ainsi, le prix du baril de Brent pourrait atteindre les 50 dollars, un chiffre bien loin de son cours actuel sur les marchés mondiaux.
Du changement à la pompe ?
Pour les consommateurs français, une telle baisse du pétrole pourrait se traduire directement par une diminution des prix à la pompe. En janvier 2021, lorsque le prix du baril de Brent atteignait déjà les 50 dollars, le litre de gazole coûtait en moyenne 1,35 € en France, tandis que le SP95 s’affichait à 1,47 € en février de la même année. Ces montants contrastent fortement avec les tarifs constatés depuis 2022, largement supérieurs en raison de la flambée du baril.
Un baril stabilisé autour de 50 dollars offrirait la possibilité de retrouver ces niveaux de prix plus abordables, même si d’autres facteurs, comme la fiscalité ou le coût du raffinage, continueront d’influencer le montant final payé par les automobilistes. Au-delà du consommateur français, les effets d’un pétrole à 50 dollars se feraient sentir dans de nombreux secteurs. Les industries énergivores bénéficieraient d’une réduction de leurs coûts de production, tandis que les pays importateurs d’hydrocarbures profiteraient d’un répit budgétaire. En revanche, pour les pays exportateurs, l’équation serait beaucoup plus délicate : une telle chute réduirait drastiquement les recettes tirées du pétrole, accentuant les tensions budgétaires.
Pour les marchés financiers, une telle anticipation est synonyme d’incertitude et de volatilité. Les compagnies pétrolières, qui ont adapté leurs investissements à des prix élevés ces dernières années, devraient revoir leurs stratégies.






