Le 31 mars marque la fin de la trêve hivernale en France, et beaucoup redoutent ce qui pourrait suivre. Pendant cette période, les coupures d’énergie pour impayés et l’exécution des décisions d’expulsion sont suspendues. Mais dès qu’on recommencera à couper l’électricité, le gaz voire l’eau, la question de la précarité énergétique revient sur le devant de la scène.
Une montée inquiétante des interventions pour impayés
L’année 2024 s’annonce comme la quatrième année consécutive où l’on constate une augmentation des interventions liées aux impayés d’énergie. On dénombre plus de 1,2 million d’interventions, dont 937 000 limitations de puissance en électricité et 309 000 coupures d’électricité ou de gaz. Cette situation est surtout liée à une précarité énergétique qui se renforce, en partie à cause de l’inflation et de la mauvaise isolation des logements.
Même si le problème n’est pas nouveau, il s’aggrave et contraint parfois les ménages à devoir choisir entre se chauffer et se nourrir. Ce défi complexe nécessite une attention soutenue de la part des pouvoirs publics et des fournisseurs d’énergie.
Que faire quand on a des factures en souffrance ?
Pour les ménages qui peinent à joindre les deux bouts, il faut agir sans tarder. La première chose à faire est de contacter son fournisseur d’énergie pour discuter d’un échéancier de paiement. Les services sociaux de votre commune peuvent aussi aider en proposant des aides financières, comme le Fonds de solidarité pour le logement (FSL) qui offre une aide sous forme de prêt ou de subvention pour régler les factures énergétiques. En parallèle, des associations telles que la Croix-Rouge ou le Secours populaire mettent à disposition des aides d’urgence.
Pour vous orienter dans ces démarches, vous pouvez appeler le service énergie-info au 0 800 112 212 qui propose un accompagnement gratuit aux consommateurs en difficulté.
Aides financières et chèque énergie
Le utilisation du chèque énergie reste une aide bien appréciée par les foyers modestes. D’une valeur pouvant atteindre 277 euros par an, il permet de régler des factures d’électricité, de gaz ou même de fioul. Les chèques distribués avant le 1er septembre 2024 restent utilisables jusqu’au 31 mars suivant. Toutefois, compte tenu de la situation politique actuelle, la distribution pourrait être chèque énergie retardé en 2025, et le chèque ne pourra plus être utilisé pour financer des travaux de rénovation énergétique.
Face à ces incertitudes, Olivier Challan Belval, médiateur national de l’énergie, déclare : « Il me paraît important que le mécanisme d’attribution du chèque énergie, qui n’est plus entièrement automatique depuis 2024, retrouve son automatisation totale » (communiqué), ce qui est abordé dans la réforme du chèque énergie.






