Amazon a consommé 9,5 milliards de litres d’eau pour ses centres de données en 2025 : l’équivalent de 3 800 piscines olympiques, et personne n’en parle

En 2025, Amazon a révélé une consommation d’eau de 9,5 milliards de litres pour ses data centers.

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Amazon a consommé 9,5 milliards de litres d'eau pour ses centres de données en 2025 : l'équivalent de 3 800 piscines olympiques, et personne n'en parle
Amazon a consommé 9,5 milliards de litres d’eau pour ses centres de données en 2025 : l’équivalent de 3 800 piscines olympiques, et personne n’en parle © L'EnerGeek

L’évolution rapide de l’intelligence artificielle (IA) attire l’attention sur l’empreinte écologique des data centers. En 2025, Amazon a publié pour la première fois les chiffres de sa consommation d’eau, un paramètre utile pour mesurer l’empreinte de ses installations. Les centres de calcul qui font tourner l’IA générative produisent beaucoup de chaleur, ce qui impose de les refroidir, et l’eau y joue souvent un rôle.

Les chiffres de consommation d’eau

En 2025, Amazon a déclaré que ses centres de données avaient consommé environ 9,5 milliards de litres d’eau, un volume qui pèse dans le débat sur la consommation d’eau des infrastructures IA. Le chiffre paraît élevé, mais il faut le rapporter à l’activité de l’entreprise. Avec un ratio de 0,12 litre d’eau par kilowattheure (L/kWh), Amazon reste bien en dessous de la moyenne du secteur, qui est de 0,84 L/kWh, explique Clubic. L’entreprise affirme ainsi une efficacité sept fois supérieure à celle de ses concurrents. Le ratio s’améliore aussi par rapport à l’année précédente, où il atteignait 0,15 L/kWh.

Comment ils refroidissent, et économisent de l’eau

Pour limiter sa consommation d’eau, Amazon emploie plusieurs méthodes. Ses data centers fonctionnent par refroidissement à air près de 90 % du temps et ne passent au refroidissement évaporatif, qui consomme de l’eau, qu’au-delà de 29 °C. L’entreprise a ainsi réduit de 2 % sa consommation d’eau par rapport à 2024. Elle a aussi relevé la tolérance thermique de ses serveurs, ce qui diminue le besoin de systèmes de refroidissement gourmands en eau.

Ce qui n’est pas pris en compte et la réglementation

Les chiffres publiés par Amazon n’incluent pas les sites tiers de colocation, qui représentaient environ un cinquième de sa puissance totale en 2024. L’eau servant à produire l’électricité et celle consommée lors de la construction des nouvelles installations n’y figurent pas non plus. Les autres acteurs du cloud, Microsoft, Google et Meta, sont confrontés aux mêmes questions de consommation électrique.

La ville de Seattle a voté un moratoire d’un an sur l’expansion des data centers, peu après la publication d’Amazon. Soutenue par une partie des salariés de l’entreprise, cette décision traduit l’inquiétude qui monte autour de l’empreinte écologique des grandes entreprises technologiques.

Que retenir et quelles perspectives

Les chiffres d’Amazon impressionnent autant qu’ils interrogent. L’entreprise met en avant ses progrès, mais plusieurs spécialistes appellent à interpréter ces données avec prudence, vu les coûts énergétiques en jeu. Les gains d’efficacité sont réels. Reste que l’empreinte écologique des infrastructures dédiées à l’IA demeure un sujet d’inquiétude, alors que la demande en calcul, en électricité et en refroidissement ne cesse de croître.

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