Electricité : en 2020, les renouvelables dépassent les énergies fossiles dans l'Union Européenne - L'EnerGeek

Electricité : en 2020, les renouvelables dépassent les énergies fossiles dans l’Union Européenne

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Selon un rapport publié ce lundi 25 janvier 2021 montre, les énergies renouvelables ont dépassé, pour la première fois, les combustibles fossiles dans la production d’électricité de l’Union Européenne en 2020. Si la tendance est favorable au développement massif des renouvelables, d’importants efforts doivent encore être faits pour atteindre les nouveaux objectifs mis en place par l’exécutif européen.

Les renouvelables représentent 38% de la production électrique de l’Union Européenne en 2020, contre 37% pour les combustibles fossiles

Avec 38% de l’électricité produite dans l’Union Européenne, les énergies renouvelables sont passées en 2020 devant le charbon et le gaz naturel, qui représentent encore 37% de la production. Le nucléaire a fourni, quant à lui, 25% de l’électricité de l’Union. C’est la principale information d’une étude publiée ce lundi 25 janvier 2021 par le groupe de réflexion Ember and Agora Energiewende.

En 2020, la production électrique de l’éolien et du photovoltaïque ont progressé de respectivement 5% et 14%, représentant à eux seuls 19% de la production totale. La part de l’hydro-électricité et des bioénergies restent globalement stables.

« Tandis que nous entrons dans une décennie placée sous le signe de l’action climatique, il est satisfaisant de voir ce que l’Europe a déjà atteint en matière d’énergie verte. La croissance rapide du photovoltaïque et de l’éolien a entraîné le déclin du charbon. Ce n’est qu’un début », précise Dave Jones, analyste chargé du dossier électricité à Ember Climate.

Pour autant, l’effort doit être maintenu pour atteindre les objectifs fixés par la Commission Européenne. A l’heure actuelle, les renouvelables représentent 20% de la production d’énergie totale de l’Union (qui inclue l’électricité, mais aussi, notamment, les transports et l’industrie), avec la volonté d’atteindre 32% en 2030. Mais le Green Deal défendu par la nouvelle Commission Européenne pourrait porter cet objectif à 38-40%.

Des efforts à maintenir pour atteindre les objectifs de la transition énergétique

En 2020, la production d’électricité renouvelable dans l’Union a progressé de 51 TWh en tout. Pour atteindre ces objectifs ambitieux, le cabinet Ember and Agora Energiewende estime que 100 TWh supplémentaires doivent être produit chaque année d’ici 2030. Les prévisions pour 2021 tablent sur une hausse de 72 TWh seulement.

Récemment, plusieurs événements ont d’ailleurs été dans le sens d’une accélération de la production renouvelables, à échelle mondiale ou française. Ainsi, ce 21 janvier 2021, en clôture de son dernier conclave par visioconférence, l’Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA) a annoncé qu’une majorité de ses membres étaient favorables à la création d’un Forum mondial pour appuyer la transformation du secteur de l’énergie. Ce Forum visera à favoriser les synergies entre les Etats, les collectivités territoriales et les entreprises, notamment les échanges de bonnes pratiques et de technologies, afin d’accélérer la production renouvelable au niveau mondial.

Par ailleurs, le 19 janvier 2021, le tribunal de Nancy a, pour la première fois en France, invoqué la « lutte contre la pollution et contre le réchauffement climatique » pour accélérer la mise en chantier d’un parc éolien. « Cette décision marquera sans nul doute un tournant dans la jurisprudence éolienne », estime Lou Deldique, avocate associée au cabinet Green Law. En effet, ce jugement a été rendu sur renvoi du Conseil d’Etat.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Ainsi, les mâts d’éoliennes en bois existent bien (jugement Nancy). Certains ricanaient bêtement tout récemment. Bien que surprenante à première vue, l’information était vraie et vérifiable.

    Depuis plusieurs décennies, le bois en lamellé-collé est utilisé pour construire des pièces de charpente de grande portée (pouvant atteindre 60 m). C’est un matériaux d’une grande résistance mécanique, aussi bien en flexion qu’en traction et compression.

    On en trouve souvent dans de grandes salles municipales en province et surtout pour des gymnases. Bien que d’utilisation très récente, des ponts routiers sont construits en bois lamellé-collé :
    https://www.cerema.fr/fr/actualites/ponts-mixtes-bois-beton-poutres-lamelle-colle

    Au Québec, on trouve un pont routier en bois d’une portée de 67 mètres (rivière très large) supportant le poids de camions forestiers chargés.

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  • Si c’est la lutte contre le réchauffement climatique qui est visée c’est a dire la baisse la production d’électricité par des énergies fossiles en France , on va souffler au juge qu’après 150Md€ d”allocation de subventions pour les 25 GW implantés en vent et soleil en 10 ans la part de cette électricité est restée constante autour de 8% suivant les fluctuations de l’hydraulique et du maintien du parc nucléaire donc tout faux…la faute à l’intermittence….pour aller plus loin on ferme Fessenheim , manque de pot covid est là, et c’est pourquoi l’ Allemagne comme la France en moins de besoin à pu décarboné sauf que le prix du marché c’est écroulé, d’ou 1Md€ de plus de subvention pour la France na! et en Septembre dernier…mince pas de vent Fessenheim out en plus ouf du charbon Allemand…sans parler du 8 janvier…oh là là…..
    mortalité…L’éolien ne décarbone pas au niveau d’implantation actuel des plus de 200Gw non pilotables …Mr ou Mme le juge du courage arrêtez la gabegie au bout en fin de compte ily a des morts de la pollution et pas de réduction des effets climats…il sont surs et nombreux on le sait alors que ceux du nucléaires e 40 d’exploitation en France et bien heureusement demeurent hypothétiques, les 4000 pétroliers de 250000t en 40 ans en plus du fric nous ont économisé de l(ordre de 200000 vies et 4 années d’émission de GES.!

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  • Comparons la production d’électricité en France à dix ans d’intervalle (RTE). La part du nucléaire dans la production était de 75,1% en 2009 et 70,6% en 2019 – celle des fossiles de 10,6% et 7,9% – celle de l’hydraulique de 11,9% et 11,2% (peu différente) – celle des autres énergies renouvelables 2,4% et 10,3% (en forte progression).

    D’une année à l’autre, il n’y a pas de lien direct entre la part de l’hydraulique et celle des fossiles (la somme des deux n’est pas constante).
    Malgré les variations d’une année à l’autre, pour de multiples raisons, la tendance est à la baisse depuis dix ans (2009-2019) pour le couple nucléaire + fossiles et à la hausse pour l’ensemble des énergies renouvelables (hydraulique + autres).

    A l’intérieur des fossiles, la part du charbon est passée de 34% à 4% – celle du pétrole de 14% à 5% – celle du gaz de 52% à 91%.

    En Allemagne, alors que la part du nucléaire a baissé de 22,6% à 12,3% entre 2009 et 2019, celle des fossiles a baissé de 57,8% à 43,8% (de 42,5% à 28,0% pour charbon + lignite). Les énergies renouvelables ont fortement progressé, de 16,0% à 39,7%.

    Dans le monde, alors que la part du nucléaire a baissé de 13,3% à 10,4% entre 2009 et 2019, celle des fossiles a baissé de 67,5% à 63,6%. Les énergies renouvelables ont progressé, de 19,2% à 26,0%.

    La démonstration est bien faite que le nucléaire est incapable de limiter l’usage des énergies fossiles pour la production d’électricité alors que les énergies renouvelables y parviennent de plus en plus.

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  • En septembre dernier (2020), la production éolienne a été normale, avec un facteur de charge exactement dans la moyenne des onze dernières années. Ce qui n’a pas été le cas du nucléaire avec un facteur de charge de seulement 47,6% en septembre 2020 contre 65,8% pour les dix années précédentes.

    En septembre 2019, la France n’aurait pas eu un solde importateur d’électricité si le nucléaire avait produit 600 MWh de plus, soit 3% de plus. Mais c’était trop lui demander avec tous ces réacteurs en arrêt prolongé. La France a dû importer d’Allemagne, de Suisse et d’Espagne. Pour ce qui est de l’Allemagne, la production renouvelable était alors de 44% supérieure à celle du charbon et lignite.

    Si la production éolienne a été faible le 8 janvier, la production solaire a été forte pour la saison et l’hydraulique très fort, ce qui fait que les énergies renouvelables ont couvert 18,6% de la consommation.

    Mais ce qu’y n’a pas été dit, c’est que quatre jours plus tard, le 12 janvier, l’éolien a été très fort avec un facteur de charge de 51,6% (dépassé depuis).

    Fessenheim n’a pas été le seul à fermer récemment. Au cours des dix dernières années (2011-2020), 65 réacteurs nucléaires ont été définitivement arrêtés pour une capacité de 48,5 GW. Dans le lot, pas mal de réacteurs américains arrêtés, car non rentables, malgré une licence prolongée de vingt ans.

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  • “La démonstration est bien faite que le nucléaire est incapable de limiter l’usage des énergies fossiles pour la production d’électricité alors que les énergies renouvelables y parviennent de plus en plus.”

    – Alors pourquoi l’électricité en France est elle six fois moins carbonées qu’en Allemagne ?
    – Pourquoi malgré une puissance installé de 62 GW d’éolien et de 53 GW de solaire, l’allemagne est -elle le pays qui l’électricité la plus carbonnée en Europe après la Pologne.

    Le nucléaire est le plus efficace pour réduire les émissions de CO2, le problème est qu’on en construit pas assez car ils sont cher et que peu de pays maitrisent la technologie et que même ceux qui la maitrisent ne veulent pas en construire pour des raisons idéologique !!!

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  • Mais bon rassurez-vous.
    ça sent bon la commande de 6 EPRs de la part d’EDF.
    Les sites ont déja été choisi !!!

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  • Comment se fait-il que la France a fermé sa dernière mine de charbon en 2004 en Moselle ? Entre 1965 et 1975, la production française avait déjà diminué de plus de la moitié.

    Ce n’est pas pour des raisons écologiques, ni grâce au nucléaire. C’est tout simplement parce que la France avait épuisé tout le charbon accessible à des conditions économiques suffisantes. Un minimum de connaissance géologique nous apprend que les gisements de charbon sont inclinés et plongent de plus en plus profond de la Pologne à la France.

    Tiens, la Pologne n’a pas fermé ses centrales nucléaires, puisqu’elle n’en a jamais eu, et pourtant son kWh d’électricité est bien plus carboné que celui de l’Allemagne, de 80% en 2017 (dernières données disponibles).

    Si la France avait disposé d’autant de ressources charbonnières que ses voisins orientaux, elle n’aurait pas construit autant de nucléaire. Et le mélange des genres avec le militaire, avant et après le lancement du grand programme nucléaire civil, n’y est pas étranger.

    Le nucléaire est très peu efficace pour réduire les émissions de CO2. En 2006, le nucléaire mondial produisait 2.804 TWh d’électricité (14,6% de la production totale) et les renouvelables 3.440 TWh (17,9%). En 2019, le nucléaire n’a produit que 2.796 TWh (10,4%) et les renouvelables 7.030 TWh (26,0% du total).

    Après une décroissance qui a commencé avant Fukushima, le nucléaire a légèrement augmenté sa production récemment, de 250 TWh en cinq ans (2014-2019). Pendant ce temps, les énergies renouvelables ont augmenté leur production de 1.730 TWh, dont 720 TWh pour l’éolien et 530 TWh pour le solaire.

    Pour ce qui est de nouveaux réacteurs EPR, rien n’est moins sûr et il faudrait déjà que celui de Frammanville, en construction depuis 2005, entre en service.

    Une étude conjointe entre RTE et IEA estime que 100% de l’électricité peut être produite en France par les énergies renouvelables, les réacteurs existant disparaissant peu à peu en fonction de leur âge ou de leur dangerosité (Tricastin …).

    Si onze réacteurs américains ont fermé en sept ans, ce n’est pas pour des raisons idéologiques mais suite à des problèmes techniques ou par manque de rentabilité économique.

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  • @Gibus
    Il y a mensonge de votre part. L’étude en question ne mentionne pas 100 % de renouvelables, mais seulement un haut niveau et avec beaucoup de conditions, et qui n’a fait l’objet d’aucune démonstration à grande échelle. https://assets.rte-france.com/prod/public/2021-01/CP_rapport_RTE_AIE_rapport%20ENR%20horizon%202050_VF.pdf Du côté, de l’Allemagne, cet hiver a débuté par moins de renouvelables (solaire et éolien) que les deux années passées et beaucoup plus de fossile thermique. Les 100 % renouvelables sont mal partis !

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  • Le document rédigé en commun par RTE et IEA (agence internationale de l’énergie) indique qu’une partie seulement des réacteurs nucléaires actuels pourrait être remplacée par de nouveaux – ou qu’ils seraient remplacés uniquement par des énergies renouvelables pour arriver à 100% d’électricité renouvelable :
    “Replacing decommissioned reactors with renewables only. If this option is chosen, the share of renewables would reach about 85-90% by 2050 and 100% by 2060.”

    RTE a mis huit scénarios possibles à l’étude – pour 2050 :
    – deux avec 50% nucléaire et 50% renouvelables,
    – un avec 30-35% nucléaire et 35-70% renouvelables,
    – un avec 20-25% nucléaire et 78-80% renouvelables,
    – trois avec 15% nucléaire et 85% renouvelables,
    – un avec 100% renouvelables.

    Seuls quelques pays aux caractéristiques géographiques particulières peuvent à ce jour produire à peu près 100% de leur électricité avec les énergies renouvelables, parfois un peu moins, parfois un peu plus. Mais cela ne signifie pas que d’autres pays, comme la France, ne peuvent pas arriver au même résultat avec d’autres moyens.

    Pour l’Allemagne, que ce soit cueillir des cerises ou avoir le nez dans le guidon, cela ne donne pas une vue pertinente de la réalité.

    En dehors de l’année particulière de 2020, si l’on prend une période de cinq ans (2015-2019), on voit que la part du charbon et lignite est passée de 42,0% à 28,1% de la production d’électricité – en partie seulement compensée par celle du gaz et pétrole (de 10,5% à 15,6%), soit une baisse de 52,5% à 43,8% pour les fossiles pris dans leur ensemble.

    Le nucléaire ayant reculé de 14,2% à 12,3%, la différence se trouve dans les renouvelables qui ont progressé de 29,1% à 39,8% en cinq ans.

    En 2020, la part des énergies renouvelables est montée à 44,4% alors que celle des fossiles descendait à 40,1%, pétrole et gaz n’arrivant pas à compenser le déclin du charbon et lignite.

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  • Les pays pouvant approcher les 100 % de renouvelables ne sont pas nombreux et cela est du à l’hydraulique depuis longtemps et sans effort particulier comme la Norvège. En dehors de celui-là, la tâche s’avère bien plus difficile que ce que vous pouvez penser. La baisse de la consommation d’énergie fossile pour l’électricité patine pour la plupart des pays, malgré le développement des ENRi.

    Répondre
  • Lorsque le charbon disparait dans la production d’électricité, il est parfois remplacé en partie par le gaz (pas toujours) mais surtout et dans une proportion bien plus grande par les énergies renouvelables.

    En Allemagne, en dix ans de 2009 à 2019, la proportion de charbon (et lignite) est passée de 42,5% à 23,4% – celle du gaz de 15,3% à 16,7% – celle de tous les fossiles de 57,8% à 40,1% – celle du nucléaire de 22,6% à 11,2% – celle des renouvelables de 16,0% à 44,4%. Comme quoi on peut à la fois diminuer le nucléaire et les fossiles avec un fort développement des renouvelables.

    En Grande-Bretagne, sur la même période, le charbon est passé de 27,4% à 2,1% – le gaz et pétrole de 45,9% à 42,0% – le nucléaire de 17,6% à 16,6% – les renouvelables de 6,8% à 37,0%.

    En Irlande, de 2010 à 2019, le charbon (et tourbe) est passé de 20,9% à 9,2% – le pétrole et gaz de 65,6% à 51,1% – les renouvelables de 12,6% à 37,8%, avec 90% d’éolien dans les renouvelables.

    Bien que l’Irlande soit une “île électrique”, cela ne pose pas de problème pour le maintien de la fréquence et de la tension puisque les énergies “non synchrones” peuvent représenter jusqu’à 65% de l’électricité injectée sur le réseau à chaque instant. Une expérimentation est en cours pour porter cette valeur à 70%.

    En Chine, l’un des rares pays à développer du nucléaire de façon conséquente, la production d’électricité éolienne dépasse celle du nucléaire depuis 2012 … et le solaire sera bientôt en embuscade.

    Au niveau mondial les fossiles ont commencé à décliner en proportion, passant de 68,5% en 2012 à 63,6% en 2019 – et ce n’est pas grâce au nucléaire qui a décliné lui aussi. En énergie (TWh) les fossiles ont décliné pour la première fois en 2019, légèrement, mais le mouvement s’est accéléré en 2020.

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  • >> Celui qui patine, c’est le nucléaire. Depuis son maximum de production mondiale de 2.804 TWh en 2006, il n’a pas progressé. Après être descendu à 2.470 TWh en 2012, il n’est remonté péniblement qu’à 2.796 TWh en 2019 – et moins en 2020.

    Au niveau mondial, les renouvelables ont produit 3.440 TWh en 2006, pour l’essentiel hydraulique et 7.030 TWh en 2019 (à 60% hydraulique). Ensemble, éolien et solaire ont produit 2.150 TWh en 2019 et ils dépasseront le nucléaire en 2022 ou 2023. Séparément, éolien et solaire dépasseront probablement le nucléaire en 2030 ou avant.

    On peut par ailleurs remarquer que les rares pays à développer le nucléaire sont bien souvent des pays autoritaires ou dictatoriaux.

    Pour 64 réacteurs (59,0 GW) mis en service de 2011 à 2020, 54 réacteurs (49,5 GW) ont été mis en service dans ce genre de pays, dont 38 (37,0 GW) en Chine et 10 (8,2 GW) en Russie.

    Pour les dix autres réacteurs, cinq (5,6 GW) l’ont été en Corée du Sud : un pays qui n’a pas toujours été démocratique et qui, depuis qu’il l’est, a décidé de ne plus construire de nouveaux réacteurs et de limiter à quarante ans la durée de vie de ceux en service ou déjà en construction avancée.

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  • Il vous faut regarder la production instantanée par rapport à la demande et relativiser les chiffres globaux annuels. Ainsi, depuis trois mois en Allemagne, la consommation de charbon et gaz ont augmenté et la production de renouvelables a baissé par rapport à l’année passée alors que les parcs se sont renforcés. Je ne conteste pas, cependant, les chiffres que vous avancez. Mais concernant la France, les renouvelables ne modifient qu’à la marge le contenu carbone de l’électricité. Les installations de productions intermittentes ne fournissent pas systématiquement des productions synchronisées avec les consommations. La réalité et bien plus subtile que ce que montrent les chiffres.
    Pour ce qui est du nucléaire, vous ne pouvez pas écrire que seules les dictatures le développe. C’est une contre-vérité.

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