Scenario RTE : un mix électrique 100% renouvelables est-il réaliste ?

Scenario RTE : passer à un mix électrique 100% renouvelables est-il réaliste ?

Energies renouvelables

La Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) vise à lutter contre le dérèglement climatique en décarbonant la production d’énergie finale en France d’ici 2050. Pour y parvenir, plusieurs scenarios sont envisagés, qui accordent une place plus ou moins importante aux énergies renouvelables au sein du mix électrique. Selon la Revue Contexte, dans un rapport à paraître, le gestionnaire du Réseau de Transport de l’Electricité (RTE) arriverait à la conclusion selon laquelle un mix électrique décarboné reposant entièrement sur les énergies renouvelables serait techniquement possible en 2050. Alors qu’Emmanuel Macron vient de rappeler l’importance de l’énergie nucléaire dans notre stratégie écologique et énergétique et que le chef économiste de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) vient de préciser que cela comporterait des risques élevés de sécurité d’approvisionnement, ce scénario étonne et détonne par son caractère peu réaliste.

Des difficultés techniques non négligeables

Le rapport conduit par RTE rappelle que quatre ensembles de conditions doivent être remplis pour rendre techniquement possible l’existence d’un mix électrique reposant intégralement sur les énergies renouvelables : la stabilité du réseau, la sécurité d’alimentation, les réserves opérationnelles censées couvrir les aléas survenant dans la production ou la consommation, et enfin le développement des réseaux, qui devraient être renforcés et restructurés afin de gérer une part beaucoup plus importante d’énergies renouvelables.

Les contraintes techniques inhérentes aux énergies renouvelables laissent penser qu’il est très peu probable que cet alignement de conditions se produise. L’intermittence des énergies solaires et éoliennes, qui les rend inutiles en cas d’absence de soleil ou de vent, suppose le développement d’importantes capacités de stockage, solution très coûteuse, d’autant plus que le stockage « implique de considérables déperditions d’énergie », explique Philippe Hansen, auteur du blog Énergie-Crise.

Par ailleurs, le lourd bilan environnemental des millions de tonnes de batteries nécessaires à la réussite de ce scénario, batteries dont la durée de vie est limitée, viendrait écorner l’image d’un mix électrique « tout-vert ». Réagissant à une étude de 2015 de l’Ademe envisageant déjà un mix tricolore 100 % renouvelables, les ingénieurs et physiciens Dominique Grand, Christian Le Brun et Roland Vidil écrivaient ainsi que ce scénario « émet des gaz à effet de serre dans une proportion égale au mix actuel en première approximation ». Quant au stockage via « power to gas », technique permettant de transformer l’électricité en hydrogène ou en méthane, il est encore balbutiant et il apparait aventureux de se reposer sur lui. Difficile, dans ces conditions, d’envisager la constitution de « réserves opérationnelles censées couvrir les aléas survenant dans la production ou la consommation ».

Autre solution, stabiliser le réseau, afin de pouvoir exploiter le surplus de production renouvelable en le transférant là où des manques se font ressentir. Une solution « impossible à l’échelle de la France, et même de l’Europe, selon Philippe Hansen. Il n’y a pas assez de décalages horaires pour compter sur l’alternance des périodes d’ensoleillement et de vent. En outre, les réseaux n’existent même pas. » Enfin, notons que si le potentiel de production des EnR en métropole s’élève à 1 268 térawattheures (TWh) par an, toutes filières vertes confondues (éolien, solaire, biomasse, géothermie, hydraulique, énergies marines), c’est à dire trois fois la demande annuelle d’électricité prévue d’ici 2050 (422 TWh), les infrastructures nécessaires à la production de cette énergie verte manquent pour l’instant cruellement. Pour le seul éolien, il faudrait ainsi passer d’une puissance installée de 15 gigawatts (GW) en 2018 à 96 GW d’ici 2050. Or, rappelle Bertrand Cassoret, Maître de Conférences à l’Université d’Artois, « on a installé en France environ 1,5 GW par an ces dernières années et la durée de vie d’une éolienne est probablement inférieure à vingt-cinq ans. Il faudrait donc, en vitesse de croisière, tripler la cadence d’installation, donc disposer de trois fois plus de capacités de fabrication, de personnels qualifiés, de grues… » Là aussi, difficile de compter sur une véritable sécurité d’alimentation, qui apparait très hypothétique.

Ces difficultés seront-elles, à terme, surmontables ? Bien malin qui pourrait le dire. Il apparait cependant ambitieux de compter sur la probabilité que les quatre conditions énoncées dans le rapport conjoint de RTE et de l’AIE soient réunies d’ici 2050.

Une étude qui omet de poser la question des coûts financiers et sociaux

Le rapport étudie la possibilité technique de parvenir à un mix électrique composé en grande partie d’énergies renouvelables. Mais la réalisation effective d’un tel projet ne saurait avoir lieu sans une réflexion plus globale intégrant les coûts. Ceux-ci sont de plusieurs ordres. Économique d’abord : l’intermittence des énergies renouvelables et leur difficile pilotabilité entraînent un accroissement des coûts nécessaires à leur intégration au système électrique, mais suppose aussi l’installation, nous l’avons dit, d’innombrables unités de production supplémentaires, ceci afin de parvenir, toutes sources d’énergies vertes confondues, à une capacité installée de 196 GW. De quoi gonfler de 30 % le prix de l’électricité, qui passerait de 91 euros le mégawattheure (MWh) à 119 euros. Le déploiement des énergies renouvelables repose aujourd’hui sur des mécanismes de soutien publics, nécessaires à leur développement. Mais dès 2018, dans un rapport intitulé Le soutien aux énergies renouvelables, la Cour des comptes dénonçait la faible efficacité des énergies renouvelables au regard des subventions qui les soutiennent. Il est donc à craindre que ce rapport coût/efficacité demeure défavorable dans un contexte de plus large développement des énergies renouvelables.

Les coûts sociaux d’un tel déploiement des énergies renouvelables au sein du mix électrique français ne doivent pas non plus être négligés. Le facteur de charge des énergies éolienne ou solaire, c’est-à-dire le rapport entre l’énergie qu’elles produisent sur une période donnée et celle qu’elles auraient produite durant cette période en fonctionnant au maximum de leur capacité, demeure faible en comparaison d’autres énergies non intermittentes. Celui-ci leur impose ainsi de disposer d’immenses surfaces pour bénéficier d’une puissance suffisante. Philippe Hansen estime que pour atteindre 100% d’énergies renouvelables au sein de notre mix électrique, il faudrait installer en France un parc éolien tous les 6 km. Alors qu’Élisabeth Borne, alors Ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé fin 2019 des mesures pour renforcer l’acceptabilité de l’énergie éolienne, un tel développement pourrait susciter des difficultés déjà ressenties aujourd’hui : nuisances lumineuses ou sonores, modification des paysages, artificialisation des sols … comme le montre le projet géant de panneaux solaires près de Bordeaux qui se traduit par la destruction de … 1000 hectares de forêt.

Enfin, il faut mentionner le coût écologique d’un mix électrique reposant entièrement sur les énergies renouvelables. L’exploitation des terres rares, sur laquelle repose le développement des éoliennes, ou l’extraction du silicium nécessaire aux panneaux photovoltaïques ne sont pas sans effet sur l’environnement. Dans un article paru en septembre 2020 dans la revue Nature, un collectif de chercheurs a démontré le risque que fait peser sur la biodiversité l’extraction minière nécessaire à la production d’énergie renouvelable. Ce sont ainsi 50 millions de kilomètres carrés qui sont touchés par l’extraction minière dans le monde, dont 8% coïncident avec des zones protégées. Parmi ces zones minières, 82% concernent des matériaux nécessaires à la production d’énergie renouvelable : aluminium, chrome, cuivre, fer… Un rapport de l’ONG Sherpa a récemment mis en lumière les conséquences de l’augmentation de l’exploitation de matières premières dans le cadre du développement des énergies renouvelables. Dans cette étude, l’ONG rappelle que le Business and Human Rights Resource Centre a dénombré « plus de 160 cas d’atteinte aux droits humains et à l’environnement pour les 37 plus grandes entreprises impliquées dans l’extraction et l’utilisation de minerais dans le cadre de la transition écologique ».

Un déploiement raisonné des énergies renouvelables en réponse à l’impératif de décarbonation

Face à ces contraintes techniques et à ces coûts importants, l’idée d’un mix électrique intégralement composé d’énergies renouvelables paraît chimérique. Elle reviendrait à se priver d’une énergie décarbonée, le nucléaire, à l’origine de plus de 70 % de l’électricité produite en France en 2019 et émettant 6 grammes de CO2 par KWh (comme l’hydraulique et un peu moins que l’éolien), pour la remplacer par des énergies renouvelables au caractère écologique et à l’efficacité discutables.

Il ne s’agit pas pour autant de condamner le développement des énergies renouvelables. Favoriser leur déploiement vers le transport ou le bâtiment, qui demeurent les principaux consommateurs d’énergies fossiles, pourrait permettre de lutter plus efficacement contre les émissions de gaz à effet de serre. Une note de France Stratégie évoquait en 2018 la nécessité de miser « sur d’autres énergies décarbonées, électricité et biomasse en tête », pour cesser de recourir au gaz d’origine fossile. Celui-ci, responsable de 20% des émissions de gaz à effet de serre, est particulièrement utilisé pour chauffer les locaux résidentiels et tertiaires. Développer les énergies renouvelables comme la biomasse, le solaire thermique ou l’électricité sous forme de pompe à chaleur permettrait de lutter efficacement contre les émissions de CO2 dans ce secteur et contribuerait à nous rapprocher d’un objectif de neutralité carbone en 2050.

Face à l’urgence climatique, et à la nécessité de limiter la hausse des températures, la politique énergétique française doit continuer à s’appuyer sur un mix électrique diversifié, comprenant une part de renouvelable soutenue par l’énergie nucléaire, et favoriser la décarbonation des secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • On apprend que 1000 hectares de forêt vont être rasé pour construite un parc photo-voltaique.

    https://www.20minutes.fr/bordeaux/2951875-20210117-gironde-projet-parc-solaire-geant-prevoit-abattre-1000-hectares-foret

    A vomir !!!!!

    Cette destruction de la foret va amener une augmentation des émissions de CO2, d’une part car le CO2 contenu dans les arbres va être libérés dans l’atmosphère, mais en plus car ils ne seront plus la pour assurer leur rôle de puit de carbone.

    On vous promets que pour chaque arbre abattu, 2 seront plantés. Mais qui ira vérifier ?

    De plus, la faune qui vit dans cette foret (oiseau, rongeur, etc…) va trinquer avec un impact massif sur la biodiversité !!!!

    Greenpeace qui est si rapide à réagir dès que quelqu’un éternue sur le chantier de Flamanville est étonnamment silencieux.

    Tout cela pour y mettre des panneau solaire “made in china” qui produiront une électricité intermittente 10 fois plus carbonées que celles qui sort des centrales nucléaires.

    Et pour couronner le tout, financé avec l’argent du contribuable à qui on a juré, craché que le solaire était une énergie propre.

    Alors, vous trouvez toujours que c’est vert l’énergie solaire ?

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  • On a rarement vu une telle abondance de références à des sites ou individus dont la principale préoccupation est la sauvegarde du nucléaire. D’autres références sont des “études” douteuses ou interprétées de façon tendancieuse, à charge contre les énergies renouvelables. Un article sans aucune objectivité, qui racle tous les fonds de tiroirs anti- énergies renouvelables.

    Maintenant, on voit le hargneux de service toujours prêt à réagir mal à propos et sans rien connaître de la réalité.

    La forêt couvre 16,8 millions d’hectares en France métropolitaine. Depuis un siècle environ, sa superficie a augmenté de 10 millions d’hectares. Depuis 1985, la superficie de la forêt augmente de plus de 90.000 hectares par an.

    Chaque année plusieurs centaines de milliers d’hectares de forêt son coupés en France pour l’exploitation industrielle : bois d’oeuvre (meubles), bois d’industrie (charpentes et menuiserie de bâtiments), papier, carton …

    La forêt, Landes de Gascogne et voisines, couvre 500.000 hectares en Gironde, 560.000 ha dans les Landes et 128.000 ha en Lot-et-Garonne : près de 1,2 million d’hectares.
    Les pins maritimes concernent 800.000 hectares, dont près de 18.000 ha sont coupés chaque année en moyenne.

    Les arbres coupés pour installer une centrale photovoltaïque ne vont pas augmenter les émissions de CO2 puisque le carbone qu’ils contiennent se retrouvera dans des meubles, des pièces de bois ou du papier.

    Les arbres arrivés à maturité ne jouent plus aucun rôle de puits de carbone. Au contraire, les arbres plantés en compensation sur deux milles hectares vont se constituer en puisant le carbone de l’air.

    Aucun dommage pour la faune et pour la bio-diversité différent de celui de l’exploitation habituelle de la forêt. Plus souvent dans la forêt de pins maritimes que dans d’autres régions, l’exploitation de la forêt se fait par coupes rases pour replanter des arbres de la même génération.

    Mais combier de milliers d’hectares de terres agricoles sont artificialisés chaque année pour construire des lotissements, des centres commerciaux ou des parcs de loisirs ?

    Pour le contenu carbone de l’électricité photovoltaïque, il faut éviter de se référer à des informations vieilles de plus de dix ans, issues d’études plus anciennes encore. La technologie a beaucoup évolué, elle consomme moins de matériaux et d’énergie.

    Selon la CRE, 60% des panneaux PV utilisés à la suite des appels d’offres sont d’origine européenne (dont française) et le contenu carbone des panneaux PV est un critère important pour la sélection des candidats.

    Enfin, ce ne sera pas financé avec l’argent du contribuable. Mais peut-on en dire autant du “grand carénage” des réacteurs nucléaires avec la restructuration d’EDF ?

    Cette installation solaire sera réalisée en dehors des appels d’offres de la CRE et ne recevra aucune subvention. L’électricité produite sera en partie consommée sur place par un électrolyseur et un “data center”, le reste étant vendu de gré à gré (contrats d’achat d’énergie à long terme “Power Purchase Agreement”) à de grandes entreprises.

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  • L’hypocrisie est absolument immonde !!!!!
    On rase des forêts précieuses et irremplaçable pour y mettre des panneaux solaires gavés au terres rares et aux métaux lourd “made in china ”
    Et comment ce cher Gibus justifie ça ?

    “Ben, il en reste encore plein des forets et plus en fait la même chose pour construire des centre commerciaux”
    J’imagine que la prochaine fois que l’on rasera 10.000 hectares de forêt pour y poser de nouveaux des panneaux solaires on sortira la même excuse.

    Vous en connaissez beaucoup des centres commerciaux qui s’étalent sur 1000 hectares ?

    Et d’ailleurs comment définissez vous qu’un arbre à fini sa croissance ? hein ?
    J’imagine que vous avez été faire un sondage sur place auprès des arbres ?

    “Aucun dommage pour la faune et pour la bio-diversité différent de celui de l’exploitation habituelle de la forêt”

    Vous n’en savez rien !!!
    On ne parle pas d’une exploitation normale, mais bien de raser 1000 hectares d’un coup.
    Donc oui la faune locale va morfler, c’est indiscutable !!!

    et pour quelle utilité ?
    Alimenter un data center…. LE TRUC indispensable !!!!!

    Les réacteurs nucléaires eux au moins sont utiles contrairement à ceux que tous les clowns qui postent ici avancent.

    Sur 10 fois moins de surface, une centrale nucléaire de 4 réacteurs de 900 MW produira 20 fois plus d’électricité et pas juste pour alimenter un putain de data center!!!
    Les réacteurs nucléaires sont 200 fois plus efficaces par unité de surface !!!!!

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  • Ce qui est excessif est insignifiant. Les vociférations d’un individu simplet n’ont pas leur place dans des les commentaires de gens qui, tout en ayant parfois des opinions opposées, n’en restent pas moins raisonnables.

    On attend de connaître la liste des “terres rares et métaux lourds” des panneaux photovoltaïques.

    Pour ceux qui l’ignorent, les “terres rares” sont les quinze lanthanides du tableau périodique des éléments (Mendeleïev) auxquels on associe le scandium et l’yttrium.
    Ce ne sont pas des éléments rares, ni des terres, malgré une appellation coutumière inappropriée.

    A l’exception d’une seule, toutes les “terres rares” sont plus abondantes dans la croûte terrestre que l’or et l’argent, bien sûr, mais aussi que le palladium et le platine qui sont utilisés dans les pots catalytiques des véhicules thermiques et comme catalyseur dans les raffineries de pétrole. Plusieurs terres rares sont aussi utilisées dans les pots catalytiques.

    Le néodyme est 3 à 4 fois plus abondant que le plomb, 15 à 25 fois plus abondant que l’uranium (selon les sources), 8.300 plus abondant que le platine. Le dysprosium est 2 à 3 fois plus abondant que l’uranium, 350 fois plus que le palladium.

    Les “métaux lourds” ne sont pas tous “lourds” (l’aluminium est léger). Mieux nommés ETM, les plus surveillés sont le plomb, le mercure et le cadmium. Une liste restreinte concerne l’antimoine, l’arsenic, le cadmium, le chrome hexavalent, le cuivre, l’étain, le mercure, le nickel, le plomb, le sélénium, le tellure, le thallium. Selon d’autres classifications, cela concerne de très nombreux métaux et métalloïdes, dont l’aluminium et l’uranium.

    Le plomb se trouve dans : batteries de démarrage (automobiles) – anciennes tuyauteries et anciennes peintures murales (saturnisme), plombs de chasse.
    Le mercure se trouve pour l’essentiel dans les amalgames dentaires classiques, mais aussi anciens thermomètres, lampes fluorescentes.
    Le cadmium se trouve dans : accumulateurs Ni-Cd (interdits pour le grand public depuis 2017) – PVC (interdit en 2007) – peintures – certains plastiques, verres, céramiques – engrais phosphorés (phosphates) – pièces automobiles – cigarettes – et dans les réacteurs nucléaires

    Les panneaux photovoltaïques sont composés de silicium, l’élément le plus abondant (28% ou 280.000 ppm) dans la croûte terrestre après l’oxygène. Ni terres rares, ni métaux lourds. Par contre, on trouve bien des terres rares dans les téléphones portables que nombreux sont ceux à changer bien trop souvent, sans nécessité.

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  • Bonjour à vous 2, Sam et Gibus. L’article est vraiment très mauvais les valeurs sont folkloriques (422 TWh de consommation en 2050 ah? cela sort d’où), le potentiel des ENR limité en France précisément à 1268 TWh vous êtes sûr ? Et tout à l’avenant, une étude qui aurait pu être intéressante mais qu’il faut complètement revoir. Oui on sait stabiliser un réseau avec des batteries c’est même très facile à faire et cela se fait. Quant à la mauvaise foi sur les arbres, relire la réponse de Gibus qui semble connaitre le sujet contrairement à Sam…

    Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, je vous conseille de lire un ouvrage qui vient de sortir sur le sujet : €nergies 2050, le défi du sans carbone”. édition Les 3 Colonnes.

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  • Mon pauvre Sam sam, je crois que lorsque vous dite à Gibus qu’il n’en sait rien, vous mesurez mal la différence qui vous sépare de Gibus. Vous ne faites que brailler, rien d’autre. Sans doute ignorez vous raser des hectares de foret c’est ce que font les forestiers qui en vivent et replantent depuis toujours. Cela n’a rien d’un crime et c’est même profitable à la foret puisqu’en repoussant les nouveaux occupants des sols se gorgent de CO2 durant leur croissance et les laisser croitre jusqu’à dépérir et mourir c’est relâcher dans l’atmosphère ce qu’ils auront accumuler durant leur croissance en s’oxydant durant le pourrissement au sol. De plus ceux qui auront laisser leur place à cette endroit stratégique seront replanté ailleurs puisque c’est une condition du contrat et il auront permis de produire de l’électricité propre.
    Vous avez besoin sérieusement de gagner en connaissances avant de pouvoir vous exprimer sans vous ridiculiser par vos propos décousus.

    Répondre
  • Pour en revenir au terrain considéré : “Le projet qui s’étend sur une surface d’environ 1000 hectares … de parcelles privées clôturées … actuellement exploitées par deux chasses privées”.

    On trouve bien deux parcs de chasse privés et clôturés à l’endroit prévu, l’un de 1.000 hectares, l’autre de 1.200 ha. Ceux-ci sont destinés aux milieux d’affaires. C’est une distraction offertes par certaines entreprises à leurs clients pour conforter les relations commerciales.

    On comprend que les chasseurs s’opposent au projet de centrale solaire.

    Exemple de tarif pour tuer : 16 ou 20 euros la perdrix – 20 ou 25 euros le faisan (selon le parc de chasse) – 550€ le sanglier – 300€ le chevreuil – 800€ la biche – 1.200 à 3.000€ le cerf … “vous pourrez approcher les animaux au plus près afin d’avoir de bonnes conditions de tir”.

    Dans les deux cas, on peut aussi y effectue cette pratique cruelle qu’est la chasse à coure. La chasse aux oiseaux migrateurs (grives, palombes, bécasses) y est aussi pratiquée (en saison).

    Ah oui, avec le parc PV “la faune qui vit dans cette forêt … va trinquer”. Pour l’instant, ce sont surtout les animaux cités dans les tarifs de chasse qui trinquent.

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  • Les seuls à être ridicules ici ce sont qui pretendent rendre service à la forêt en la rasant.

    Oui, les panneaux solaires contiennent des métaux lourds notamment du cadmium substances classé “noire” dans Reach comme le plomb et le mercure !!!

    Et, oui ils contiennent des métaux rares, indium, galium et sélénium.

    Grace au lobby des industriels, le cadmium bénéficient d’une exemption dans les panneaux photo-voltaique tout comme le plomb dans les batteries de voitures.
    La différence essentiel étant que pour le plomb des batteries, il existe une filière de recyclage.

    Je n’ai jamais dis que les terres rares étaient peu abondante.
    Rare signife extrêmement peu concentré dans la croute terrestre.
    N’importe quel idiot sait ça.

    Cela signifie que récupérer ces substances nécessite des quantités astronomique d’eau et d’énergie et que leurs exploitations sont de véritables désastres écologiques.
    Pour le néodyme des éoliennes, ce sont des dizaines de tonnes de minerai qu’il faut traiter pour en récupérer quelques grammes.

    D’ailleurs l’EROI des panneaux solaires et l’un des plus médiocre en étant plus de 100 fois inférieure à celui des énergies fossiles et nucléaires et certain études donnent même des valeurs inférieure à 1.
    Cela signifie que dans certain cas, les panneaux photo-voltaique produiront moins énergie pendant leur vie que ce que leur fabrication a nécessité !!!!!!

    “L’article est vraiment très mauvais les valeurs sont folkloriques (422 TWh de consommation en 2050 ah? cela sort d’où), le potentiel des ENR limité en France précisément à 1268 TWh vous êtes sûr ? ”

    Les deux valeurs sortent du rapport 2015 de l’ADEME, mais vous est surement beaucoup plus malin que ceux qui ont pondu ce rapport de 200 pages.

    “On comprend que les chasseurs s’opposent au projet de centrale solaire.”

    Stupide.
    Est-ce que le fait de raser la forêt protége les animaux des chasseurs ?

    Quant à ce clown de Rochain, je ne prend même la peine de lui répondre, ce n’est qu’un abruti fini !!!!!

    Répondre
  • Sam, je te prie de te renseigner avant d’écrire des fake news, tu sembles incompétent et tes écris le montre, en plus tu mens éhontément, mais je pense que c’est plus par ignorance que par perfidie.
    Si tu étais ingénieur tu te renseignerais comme je l’ai fait auprès de Photowatt par exemple pour savoir ce qu’il y a dans les nouvelles cellules. Mais comme tu es surement cossard tu préfère colporter des fakes c’est moins fatiguant. De plus, tu sembles faible en technologie et en science en général, car le devenir d’une foret c’est d’être coupée puis replantée.
    Enfin tu es vulgaire envers des gens de qualité qui argumentent. Pour finir, oseras tu apparaitre sous ton vrai nom, où as tu honte de toi même ?

    Répondre
  • Alain capitaine,

    C’est toi qui est complétement pathétique !!
    Puisque tu n’arrives pas à contester ce que je dis tu me traites de menteur.

    Qu’est ce qui est faux dans ce que j’ai écrit ?
    Puisque tu prétend que les chiffres de le L’ademe sont délirant, quelle sont tes chiffres à toi ?
    Et d’ou sortent-il qu’on rigole ?

    La foret est capable de se débrouiller toute seule.
    Seul l’arrogance habituel des faux écolos et les mensonges des industriels fait croire le contraire.
    Si il n’existe quasiment plus de forêt primaire, c’est justement à cause des hommes.

    Je n’ai aucune honte de moi même, pour pourquoi obéir à un clown ?

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  • Encore ce collégien boutonneux qui ne regarde que par le petit bout de la lorgnette et ne voit qu’une partie des choses dont il exagère l’importance. L’arbre qui cache la forêt en quelque sorte.

    Les cellules solaires à base de silicium couvrent 90% à 95% du marché, selon les années, depuis plus de quinze ans. En 2019, c’était 94,5% de la production dans le monde.

    La technologie CdTe a un avenir très limité puisque le tellure qui le compose est l’un des éléments les plus rares de l’écorce terrestre : 0,001 ppm.

    Comme indiqué précédemment, le cadmium se trouve dans : accumulateurs Ni-Cd (interdits pour le grand public depuis 2017) – PVC (interdit en 2007) – peintures – certains plastiques, verres, céramiques – engrais phosphorés (phosphates) – pièces automobiles – cigarettes – et dans les réacteurs nucléaires.

    Bien que toxique, il ne présente aucun danger dans les panneaux photovoltaïques puisqu’il est enclos de façon hermétique entre deux couches de verre. En cas d’incendie intense, il est retenu dans le verre en fusion.

    La technologie CIGS utilise du cuivre, de l’indium, du gallium et du sélénium, tous des métaux. Rien de toxique en cela et seuls l’indium et le sélénium sont rares (mais beaucoup plus abondants que le platine et le palladium des pots catalytiques).

    L’indium est un co-produit extrait lors du raffinage du zinc pour l’essentiel. On le trouve surtout dans les écrans plats LCD (téléphones, ordinateurs, télévisions : environ 90% de l’utilisation), dans certaines soudures et dans divers composants électroniques. On en trouve aussi dans les barres de contrôle des réacteurs nucléaires.

    Le sélénium est un co-produit du raffinage du cuivre. On l’utilise surtout dans la métallurgie et l’industrie du verre, mais aussi en chimie, en électronique et en agriculture (engrais et alimentation animale).

    Le gallium n’est pas très rare, il est 7 à 10 fois plus abondant que l’uranium.

    Répondre
  • >> Pour les panneaux CdTe, ils sont recyclés depuis plusieurs années, ce qui n’est pas toujours le cas pour les autres utilisations du cadmium.

    L’uranium étant assez rare en dehors de quelques mines aux teneurs exceptionnellement élevées, une grande quantité d’énergie et d’eau est aussi nécessaire à son exploitation. En particulier en Namibie dans le désert du Namib : mines de Rössing, Langer Heinrich, Husab. Ces mines utilisent une énorme quantité de l’eau déjà rare du fleuve Swakop et polluent les cultures maraichères situées le long du fleuve.

    Pour ce qui est de l’EROI (Energy returned on energy invested), taux de retour énergétique, il est très variable selon les études consacrées à ce sujet depuis plus de vingt ans. Une seule chose certaine, c’est sa diminution dans le cas des énergies fossiles et fissile (nucléaire), alors qu’il augmente pour les énergies renouvelables du fait des améliorations technologiques.

    Une étude déjà ancienne (2006) de l’agence internationale de l’énergie montrait qu’à l’époque déjà, l’énergie produite pour produire, installer et recycler les panneaux photovoltaïques était “remboursée” en 2,9 ans à Paris – 2,6 ans à Lyon – 1,9 ans à Marseille – 3,0 ans à Berlin – 3,2 ans à Londres – 3,1 ans à Dublin – 3,0 ans à Copenhague – 2,9 ans à Oslo et Stockholm – 2,8 ans à Vienne – 2,1 ans à Madrid – 2,0 ans à Athènes – 1,9 ans à Rome -1,8 ans à Lisbonne …

    https://iea-pvps.org/wp-content/uploads/2020/01/rep10_01.pdf

    Ceci concernait des installations en toiture, qui au total ont un moindre retour énergétique relatif à l’énergie consommée que les centrales au sol. Depuis, les performances des panneaux photovoltaïques se sont nettement améliorées et surtout utilisent beaucoup moins d’énergie pour leur production.

    Seules les éoliennes en mer utilisent du néodyme (de rares exceptions pour les éoliennes terrestres) et des solutions sont au stade pré-industriel pour ne pas en utiliser. Mais rien n’est prévu pour remplacer le néodyme dans les téléphones portables, les ordinateurs … et les moteurs d’essuie-glace ou de lève-vitre des véhicules de toute nature.

    Enfin, remplacer une réserve de chasse privée par une centrale photovoltaïque protège effectivement des chasseurs le gibier qui était enfermé dans les clôtures de ces terrains de chasse.

    Répondre
  • Je n’attendais pas moins de l’anonyme vulgaire du forum, déjà confondre une plantation de pins avec la foret primaire, donne une faible idée de son ignorance. Pour s’informer je lui conseille de lire le livre €nergies 2050, le pari du sans carbone il va apprendre beaucoup de choses. Enfin je me demande ce que foutent ces individus nocifs qui ne font qu’éructer sans rien comprendre, propageant dans fakes pour la plus grande gloire d’une ploutocratie basée sur la capacité à hurler sans démontrer.
    Pour mes amis Gibus et Serge, le venin du perfide n’arrêtera jamais la science d’avancer.

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  • Je n’ai jamais écris qu’une plantation de pin était une foret primaire, espèce de clown.
    Apprenez à lire.
    J’ai sans doute encore des choses à apprendre mais rien de votre part, cela est certain.

    Quant à parler de science, vous n’êtes absolument pas légitime pour cela.
    La science, c’est maitriser les formules de base de physique du type E = m. c² et de comprendre ce qu’elles impliquent ou de savoir que l’énérgie nucléaire est 1 million de fois plus concentré que le pétrole et pas juste faire du copier-coller d’article vu sur internet.

    D’ailleurs, j’attends toujours vos chiffres de gisements renouvelables en France puisque le génie que vous êtes conteste ceux de l’ADEME.

    Vous comptez répondre cet année ?

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  • Bonjour à tous,

    je trouve cet article extrêmement orienté pro-nucléaire, bien plus exacerbé et plat que d’habitude. Je ne citerais que cet extrait d’une hypocrisie incroyable :
    ” […] des énergies renouvelables au caractère écologique et à l’efficacité discutables.”

    C’est donc sur cet article que je décide à me désabonner. Je restais car je considère important de rester à l’écoute d’autres sons de cloches, mais ce n’est plus ici que je trouverais de l’information de qualité.

    Je remercie Gibus, Serge, et Alain pour leur commentaires très constructifs, et leur patience.

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  • Disons que E = m.c 2 (carré) : équivalence entre la masse et l’énergie, c’est plutôt de la physique théorique de haut niveau (relativité restreinte de 1905, faisant suite aux équations de Maxwell-Lorentz) que de la physique de base.

    La physique de base, c’est plutôt ce qu’on apprend au collège de l’enseignement secondaire (pas au Collège de France).

    Dans le domaine de l’électricité, une équation bien utile à ceux qui mélangent puissance et énergie, c’est : E = P.t : énergie (en joules) = puissance (en watts) multipliée par le temps (en secondes). De façon plus pratique, on emploie le watt-heure (Wh : W.h) qui vaut 3.600 joules (J) et plus couramment encore son multiple bien connu qu’est le kilowatt-heure (kWh – plus exactement kW.h).

    Autre formule élémentaire : P = U.I : la puissance (en watts : W) est le produit de la tension (en volts : V) par l’intensité (en ampères : A).

    L’énergie nucléaire, c’est effectivement plus concentré que le pétrole. On l’a vu avec “Little Boy” : 64 kg d’uranium 235 suffisent pour raser Hiroshima et avec “Big Man” : 6,4 kg de plutonium suffisent pour détruire Nagasaki. On a fait “mieux” depuis.
    Le nucléaire, c’est nettement plus “efficace” que le napalm (à base de pétrole).

    Pour le nucléaire civil, on en reparlera.

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  • Les partisans du nucléaire n’ayant plus guère d’arguments en ont inventé un nouveau : celui d’être plus concentré, de prendre moins de place pour produire de l’énergie. Est-ce bien important ? D’autant plus que la réalité est très différente des calculs fallacieux avancés pour justifier cette prétendue supériorité, en “oubliant” que les prairies ou champs de toutes cultures s’étendent entre les éoliennes.

    Pour le photovoltaïque, en dehors des bâtiments et ombrière de parking, les centrales au sol sont le plus souvent construites sur d’anciens aérodromes militaires (pollués), d’anciennes carrières ou sablières, d’anciennes décharges, des friches sans valeur agricole … Et on trouve aussi de l’agrivoltaïsme, où des cultures sont protégées des intempéries (grêle, trop fort soleil …) par des panneaux solaires dont l’orientation varie en fonction des besoins des cultures sous-jacentes.

    Le projet Hinkley Point C en Angleterre occupe 430 acres (174 hectares) pour y construire deux réacteurs de 1.600 MW. Projet dont le coût, en augmentation, est maintenant estimé à 23 milliards de livres (£) de 2015 ou 25,5 Md£ de 2020, soit près de 29 milliards d’euros – déjà le double de ce qui était annoncé à l’origine. Mais nous verrons ce qu’il en sera si le premier réacteur est terminé en 2026.

    Lors de la construction d’une éolienne terrestre de 2 ou 3 MW, une plateforme est créée pour permettre le déchargement des différents éléments constituant l’éolienne puis le grutage de ceux-ci lors de la construction proprement dite. Le socle a été installé au préalable, mais est déjà recouvert de terre en dehors de sa tourelle.

    La surface de cette plateforme est de 2.000 m2 environ (40×50). Lorsque l’éolienne n’est pas installée à proximité immédiate d’un chemin agricole existant, il faut parfois ajouter une voie de chantier sur une longueur de cent mètres en moyenne et cinq de large, donc d’une surface de 500 m2.

    Ce qui fait une aire totale de 2.500 m2 pour 2 à 3 MW. Disons une moyenne d’environ 1.000 m2 par mégawatt (MW) de puissance dans le cas général (0,10 hectare/MW). C’est seulement le double de Hinkley (0,055 ha/MW). En énergie produite, l’éolien ne prend que sept fois plus de surface que le nucléaire par MWh. Rapport très éloigné de certaines élucubrations.

    N’avez-vous jamais vu des éoliennes au milieu d’un champ de blé ou d’une prairie parcourue par des vaches qui y paissent paisiblement ?

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  • A la base, il était question de raser 1000 hectares de forêt pour y mettre 1000 MW de panneau photo-voltaique, donc restons la dessus.

    si je calcule la production électrique d’un parc PV de 1000 MW sur un an, j’obtiens:
    1000 x 8760 x 0,15 = 1,314 Twh

    Maintenant, si je calcule la même chose pour les 2 réacteurs de HPC occupant une surface de 180 hectares:
    3200 x 8760 x 0.93 = 26 Twh

    Et si je rapporte, la production à la surface occupé:
    Les panneaux solaires produisent 0.134 Twh / 100 hectares
    Les EPRs produisent 14 Twh / 100 hectares

    A surface équivalente, les EPRs produisent plus de 100 fois plus que le photo-voltaique !!!
    Cela signifie que si on voulait produire la même quantité en PV que en EPR en rasant des forets, il faudrait détruire 100 fois plus de forêt.
    Et ça, c’est juste pour produire la même quantité.
    On ne parle même pas de gérer l’intermittence pour être certain que l’énergie soit dispo quand on en a besoin.

    Ce n’est pas 200 fois comme je l’avais écris plus haut mais pour mon autre calcul, j’avais considéré une centrale française avec 4 réacteurs de 1300 MW occupant 149 hectares (la centrale du cruas)

    Quand aux EROIs que vous aviez indiqué, ils sont complétement bidons.
    D’abord, vous ne pouvez pas donner de valeur fixe car l’EROI ne dépend pas que de l’endroit ou les panneaux sont installés.
    Ils dépendent aussi de la techno du panneau, de son rendement, de l’endroit ou il a été fabriqué et si il y a ou non un stockage associé.
    Dans un pays avec l’ensoleillement de la france, les valeurs globalement admises sont qu’il faut minimum 8 ans pour qu’en PV restitue l’énergie qui a été nécessaire à sa fabrication et son installation.
    Et que dès qu’il y a du stockage associé sur batterie, le EROI tombe à une valeur inférieure à 1.
    (Etude ferruci – hopkirk – 2016)

    L’EROI des PV est donc compris entre 3 et 0,8 ce qui en fait de très loin la pire de toute les technos en terme d’efficience !!!!

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  • Comme indiqué précédemment, les partisans du nucléaires en sont réduits à des arguments de café du commerce comme celui de la surface occupée pour produire un MWh d’électricité selon les différentes technologies. Un peu comme des promoteurs immobiliers disant qu’une tour de cinquante étages occupe moins de place qu’un quartier de petits immeubles de trois étages ou de maison accolées dans une rue et disposant d’un bout de jardin à l’arrière.

    Pour ce qui est de l’EROI, l’étude de Ferroni-Hopkirk a été réfutée, entre autres, par une étude de Raugei et al. 2017 (22 auteurs d’universités et centres de recherche réputés) :

    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0301421516307066/pdf

    Par exemple, pour caricaturer, Ferroni va compter une partie de l’énergie utilisée pour construire le four du boulanger qui fourni les sandwiches des ouvriers qui installent les panneaux photovoltaïques.

    – Une étude sérieuse utilise les mêmes limites, la même extension dans l’analyse, pour les différentes énergies comparées, ce qui n’est pas le cas volontairement pour “charger” le solaire comparé à d’autres énergies (fossiles, nucléaire).
    – Les données utilisées sont fausses ou trop anciennes pour avoir une quelconque valeur. Des doubles contages viennent alourdir le bilan.
    – Le stockage et l’énergie nécessaire pour le construire sont ajoutés pour gonfler encore plus l’énergie consommée, comme si toute l’électricité était produite uniquement par du solaire photovoltaïque.

    Avec du photovoltaïque produit et installé maintenant et avec les caractéristiques actuelles de fabrication des cellules, panneaux et autres équipements, la situation est très différente de celle de ce tripotage. Par exemple, la consommation de silicium est de 16 g/Wc pour Ferroni alors qu’elle n’est que de 4 g/Wc aujourd’hui.

    Dans la vraie vie, les valeurs de l’étude de l’Agence internationale de l’énergie de mai 2006, précédemment citée (“Compared assessment of selected environemental indicators of photovoltaicelectricity in OECD cities”), bien que correspondant à un niveau technologique déjà ancien, sont beaucoup plus réalistes.

    Une méta-analyse de Bhandari et al. (2015) portant sur 232 études réalisées entre 2000 et 2013 (donc avec des données déjà anciennes) indiquait un EPBT (temps de retour énergétique) compris entre 1,0 et 4,1 pour une irradiation annuelle de 1.700 kWh/m2 – EPBT équivalent à un EROI de 7/1 à 30/1. C’est l’irradiation moyenne du côté de Valence, dans la vallée du Rhône.

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  • L’intoxication habituelle des adversaires des énergies renouvelables est de ne considérer qu’une seule énergie à la fois (l’éolien ou le solaire en général) pour dire que le photovoltaïque ne produit rien la nuit …

    Au passage, le 8 février 2012, la consommation d’électricité a atteint 102,1 GW (en puissance), dont seulement 59,5 GW (58,3%) fournis par le nucléaire national. Avec une capacité installée de 63,1 GW, cela nous a donné un facteur de charge de 94,3% malgré une très forte demande (eh oui, jamais 100%).

    S’il n’y avait eu que le nucléaire pour passer ce pic de consommation, sans aucun autre apport de France ou de l’étranger, et dans les mêmes conditions, il aurait fallu disposer d’une capacité nucléaire installée de 105,2 GW (72% de plus).

    En dehors de situations bien particulières comme en Norvège (avec une faible population pour de grandes étendues de montagnes et de très nombreux lacs réservoirs) qui produit de 98% à 102% de l’électricité qu’elle consomme avec de l’hydraulique, aucun pays ne produit son électricité avec une seule source d’électricité.

    La technologie actuelle des panneaux photovoltaïques, disponible en 2020, atteint 205 à 225 Wc/m2 selon les fournisseurs. La capacité installée est voisine d’un MWc à l’hectare, comme c’est le cas très fréquemment à l’heure actuelle, y compris près de Berlin.

    Compte tenu de l’irradiation solaire locale, cela donne une production annuelle moyenne de 850 MWh par hectare environ à Lille – 920 à Brest et Paris – 950 à Mulhouse – 1.000 à Nantes et Lyon – 1.050 à Bordeaux et Toulouse – 1.180 à Perpignan et 980 MWh/ha en moyenne pondérée pour la France continentale (0,98 GWh).

    En 2019 (ne parlons pas de 2020), le nucléaire français a produit 380 TWh d’électricité. Dans l’hypothèse d’école où cette électricité n’aurait été produite que par du solaire photovoltaïque, il aurait été nécessaire d’y consacrer 390.000 hectares répartis sur tout le territoire.

    Quand bien même serait-ce des hectares pris sur la forêt, cela correspondrait à peu près à quatre années d’extension de la forêt en France. Comme déjà dit, la forêt couvre 16,8 millions d’hectares en France continentale et a augmenté de plus de 90.000 hectares chaque année depuis plus de trente ans.

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  • Bonjour à tous

    Si je me permets d’intervenir sur ce forum c’est que j’ai bosser presque 40 ans dans le nucléaire. Ayant fait des études sur un ensemble de nouveaux types de réacteurs (réacteur à gaz, réacteur à eau, réacteur au sodium, ainsi que réacteur au Thorium et enfin SMR). j’ai posé plusieurs brevets internationaux sur ces divers types de réacteurs. Il se trouve aussi que depuis 10 ans je m’intéresse aux ENR et je viens de terminer un livre qui présente une combinaison possible de toutes ces énergies entre-elles, pourvu qu’elles ne produisent pas de CO2, qui est notre ennemi commun.

    Il est évident que les beuglements du mec qui reste anonyme sur le forum m’indiffère profondément et je n’ai aucune leçon de nucléaire à recevoir de quiconque. Je suis sûr qu’il y aura cohabitation en France et ailleurs entre nucléaire et ENR, mais la part du nucléaire va diminuer en France dans les 30 prochaines années. Les ENR et principalement le PV va devenir l’énergie dominante du monde, pas chère, facile d’installation, ayant une bonne acceptation pour le grand public.

    Je suis prêt à échanger avec les personnes intelligentes et ouvertes du forum, quant aux autres, qu’ils restent dans leur médiocrité.

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