Trois cent mille tonnes de déchets radioactifs dissimulés par l’industrie ? (Tribune) - L'EnerGeek

Trois cent mille tonnes de déchets radioactifs dissimulés par l’industrie ? (Tribune)

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Une tribune et décryptage de Tristan Kamin.

Contexte

Tel que le relate Le Monde, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a rendu un avis portant sur la classification de substances radioactives en « matières » ou en « déchets ». La nuance entre ces deux concepts porte sur le caractère valorisable à court ou moyen terme des premières, là où les secondes, sans utilité identifiée, doivent faire l’objet de provisions financières et de recherche et développement portant sur leur gestion à long terme (stockage définitif).

Cette classification fait l’objet d’un débat de longue date : des substances non valorisées, mais théoriquement valorisables bien qu’aucun projet de valorisation ne soit mis en œuvre, sont-elles des matières ou doit-on les considérer non valorisables, donc comme des déchets ?

C’est à cette question que vient de répondre l’ASN, notamment concernant l’uranium appauvri. L’inventaire français de ce sous-produit du procédé d’enrichissement de l’uranium s’établit à plus de 300 000 tonnes, entreposées dans des installations de surface dans la Haute-Vienne et dans la Drôme. Cet inventaire s’enrichit de cinq à dix mille tonnes par an, et un flux d’une centaine de tonnes par an en est soutiré pour produire le combustible MOx, combustible fabriqué à partir de plutonium recyclé et d’uranium appauvri.

La décision de l’ASN

Dans l’avis qu’elle a rendu, l’ASN propose une échéance pour évaluer la plausibilité du caractère valorisable ou non des matières :

« L’ASN estime que la valorisation d’une matière radioactive peut être considérée comme plausible si l’existence d’une filière industrielle est réaliste à un horizon d’une trentaine d’années.
Pour toute perspective plus lointaine, il est nécessaire d’anticiper les besoins d’entreposage sur les durées correspondantes, plus longues qu’une trentaine d’années, dans des conditions sûres, et la gestion possible de la substance radioactive en tant que déchet.
En tout état de cause, l’absence de perspective d’utilisation à l’horizon d’une centaine d’années doit conduire à requalifier la substance en déchet. »

L’obligation d’anticiper un entreposage (sous-entendu : temporaire) sur une échelle de temps adaptée tombe sous le sens. En revanche, celle d’envisager un reclassement en déchets est lourde de conséquences. Financières pour les propriétaires de ces matières, qui devront alors provisionner les fonds pour la gestion à long terme du nouveau déchet, techniques, puisqu’un stockage adapté doit être conçu… Mais aussi, et surtout, politiques, écologiques, énergétiques.

Les usages de l’uranium appauvri

Aujourd’hui, tel que mentionné précédemment, l’uranium appauvri n’a guère comme usage que la production du combustible recyclé « MOx » (pour Mixed Oxides). Et dans ce combustible, composé à environ 9% d’oxyde de plutonium recyclé et 91% d’oxyde d’uranium appauvri, l’uranium a un rôle de substrat, de diluant, le potentiel énergétique étant en réalité apporté en très large majorité par le plutonium.

Compte tenu du faible recours au MOx aujourd’hui, limité par la production de plutonium en amont, l’accumulation d’uranium appauvri est plus rapide que sa consommation. La réelle perspective de l’uranium appauvri passe par les réacteurs dits « surgénérateurs de génération IV ». Dans de tels réacteurs, l’uranium 238 n’est plus un simple substrat, il est activement converti en plutonium pour à son tour devenir une source d’énergie. Ces réacteurs, encore futuristes (Phénix, Superphénix, en étaient les précurseurs en France) peuvent donc produire, grâce à cet uranium appauvri, davantage de plutonium qu’ils n’en consomment. Et libérer une considérable manne énergétique.

Le potentiel énergétique en chiffres

L’Autorité de Sûreté Nucléaire constate que, compte tenu des « flux prévisionnels d’utilisation de l’uranium appauvri […] la consommation de l’ensemble du stock de matière existant est irréaliste avec les filières de valorisation à l’échelle du siècle. En conséquence, l’ASN estime indispensable qu’une quantité substantielle d’uranium appauvri soit requalifiée, dès à présent, en déchet radioactif. »

En d’autres termes, après la suspension – si ce n’est l’abandon – du projet français de réaliser le réacteur nucléaire ASTRID, prototype de surgénérateur, et compte tenu des ambitions sommes toutes modestes à l’international, il semble extrêmement peu vraisemblable que la totalité de l’inventaire en uranium appauvri puisse trouver une utilité d’ici la fin du siècle. Une partie devrait donc, selon l’ASN, être déclassée de son statut de « matière valorisable », et traitée comme un déchet radioactif.

Admettons, arbitrairement, que cent mille tonnes d’uranium appauvri (un peu moins d’un tiers de l’inventaire actuel) subissent un tel sort. Sachant que d’une tonne de combustible MOx, soit 910 kg d’uranium appauvri et 90 kg de plutonium, on tire une quantité d’énergie égale à celle de la combustion de 90 000 tonnes de pétrole (on parle de tep, pour « tonne-équivalent-pétrole »), on déduit que ces cent mille tonnes d’uranium auraient, mélangées à du plutonium dans des réacteurs nucléaires ordinaires, un potentiel énergétique de 10 milliards de tep, soit 40 années de consommation d’énergie (primaire) française au rythme de 2018, ou près d’un siècle d’électricité.

Maintenant, imaginons le cas – théorique – extrême où l’on irait, grâce à des réacteurs surgénérateurs, transformer chacun de ces atomes d’uranium en plutonium puis fissionner ce plutonium en réacteur (on parle de multi-recyclage du combustible, par opposition au mono-recyclage actuellement en vigueur). Le potentiel énergétique perdu au travers de ces cent mille tonnes d’uranium requalifiées de « déchets » atteint 200 milliards de tep, soit quelques siècles de consommation d’énergie et quelques millénaires d’électricité.

100 000 tonnes d’uranium appauvri permettent de produire autant d’énergie que :

10 milliards de tonnes de pétrole* si mélangées à du plutonium dans des réacteurs ordinaires

ou

200 milliards de tonnes de pétrole* dans des réacteurs

surgénérateurs

*Dioxyde de carbone non inclus

Un gâchis irréversible ?

Il serait précipité de conclure à la perte de cet uranium. L’ASN demande à ce que, de fait, le stockage de l’uranium appauvri comme déchet soit financé et les études avancées.

Alors qu’il est explicitement exigé dans la loi française que le stockage des déchets radioactifs les plus dangereux, en couche géologique profonde, soit réversible pendant une durée d’au moins cent ans, et ceci bien qu’aucune valorisation ne soit envisagée, même théorique, il serait absurde qu’un stockage de l’uranium appauvri ne soit pas lui-même, un certain temps, réversible.

L’ASN ne manque pas de souligner ce point, dans le même avis :

« L’ASN estime que, de manière symétrique, une substance qualifiée de déchet radioactif, mais présentant des perspectives nouvelles de valorisation fondées sur des hypothèses raisonnablement probables, devrait pouvoir être requalifiée en matière radioactive. »

L’Autorité laisse donc une porte ouverte à une reclassification en sens inverse, de déchet à matière valorisable, si la politique énergétique venait à évoluer en ce sens dans le courant du siècle.

Stratégie énergétique

Tel que mentionné plus tôt, l’usage du MOx dans les réacteurs actuels ne permet d’absorber qu’une petite fraction de l’uranium appauvri issu de la production d’uranium enrichi. Un véritable essor, et donc une véritable mise à profit de l’uranium appauvri, nécessiterait la construction d’un parc de réacteurs nucléaires surgénérateurs, un parc de 4ème génération (le parc actuel appartient à la 2è, l’EPR et ses concurrents à la 3è).

Des scénarios de déploiement d’un tel parc en France existent, comme dans ce rapport exhumé du site du CEA par Alexis Quentin, dans un thread sur Twitter.

 

Cependant, cette stratégie n’a pas la cote. À la fois pour des raisons techniques, économiques et politiques.

Techniques, car l’industrie nucléaire française revient de loin et sera potentiellement déjà en peine de renouveler le parc, dans les décennies 2030 et 2040, avec des technologies maîtrisées comme celle du réacteur à eau pressurisée (qui compose les 56 réacteurs du parc actuel et dont l’EPR n’est qu’une évolution).

Économiques, car le véritable atout des réacteurs surgénérateurs n’est pas d’utiliser l’uranium appauvri, mais de l’utiliser à la place de l’uranium naturel, avec bien plus d’énergie tirée d’une tonne de matière. Or, en raison du prix de marché de l’uranium qui demeure bas depuis une dizaine d’années, le coût élevé d’un surgénérateur est loin d’être compensé par l’économie d’uranium.

Enfin, politique, puisqu’il est difficile de promouvoir le nouveau nucléaire en France aujourd’hui – à fortiori au regard des éléments techniques et économiques que nous énoncions.

L’argument économique fut celui avancé par le CEA et EDF pour suspendre le projet ASTRID, et l’argument politique explique l’absence de soutien… politique, pour ce projet. Or, si l’on désire un jour profiter de ce gisement d’énergie déjà sur étagère (énergie très peu carbonée, rappelleront des gens soucieux du climat !) que représente cet uranium que l’on veut rebaptiser « déchet », il faudra en venir aux surgénérateurs. Il faudra une ambition des acteurs industriels et un soutien des acteurs institutionnels et politiques. À courte échéance ou dans 50 ans, il n’est pas question ici d’en juger, mais elle sera nécessaire. Sans cela, l’ASN aura eu raison de tourner le dos à ces ressources ; et plus on attendra, plus risque de s’installer dans les esprits l’idée que l’uranium appauvri est un déchet que l’on ne valorisera jamais – en dépit de son potentiel.

La version des faits de Greenpeace

Répétons-le, aujourd’hui, la décision de l’ASN, ni à court ni à moyen terme, n’entraîne la perte de cet uranium, mais induit seulement des obligations techniques et financières pour ses possesseurs. Car le classement en déchet serait réversible, et selon toute vraisemblance, son futur lieu de stockage devrait l’être, comme le sera Cigéo pour des déchets infiniment plus radioactifs.

Dans le cas de Cigéo, la réversibilité (temporaire, pour une centaine d’années) a été décidée sous la pression du public, pour donner une chance à une éventuelle meilleure issue pour les déchets à stocker. Aujourd’hui, Greenpeace demande une réversibilité totale, c’est-à-dire l’abandon du stockage définitif au profit d’une surveillance et maintenance perpétuelles des sites d’entreposage. Si une telle idée est démontrée contre-productive en termes de sûreté à très long terme pour des déchets dont on n’imagine aucune autre utilisation, elle est beaucoup plus pertinente concernant un hypothétique stockage de l’uranium appauvri : elle laisse la porte ouverte à son utilisation ultérieure dans de futurs surgénérateurs. Sans nul doute, attendons-nous à voir Greenpeace militer cette fois contre la réversibilité, ne serait-elle que temporaire !

Pour l’heure, Greenpeace se vante d’avoir précédemment lancé une alerte que l’ASN aurait validé au travers de cet avis. Selon eux :

« Il y a en réalité plus de déchets nucléaires en France que ceux qui figurent dans l’inventaire officiel… Cette fois, ce n’est pas Greenpeace qui le dit, mais l’Autorité de sûreté nucléaire. »

Nous l’avons vu, il n’y a pas de « en réalité » qui vaille : l’uranium appauvri est bel et bien classé comme matière, non comme déchet, pour les raisons déjà évoquées. Et il est seulement demandé par l’ASN de préparer le reclassement d’une partie de cet uranium appauvri, faute de perspective d’utilisation de sa totalité d’ici la fin du siècle.

Non, l’ASN n’avalise donc pas les revendications de Greenpeace. D’ailleurs, dans le contexte de ces revendications, Greenpeace tenait le discours suivant :

« Des quantités de substances radioactives s’accumulent tout au long de la production d’électricité nucléaire, de l’extraction d’uranium aux opérations de retraitement. Certaines sont considérées comme des « déchets ». D’autres sont répertoriées en tant que « matières », et non « déchets », parce que l’industrie nucléaire prétend pouvoir en faire quelque chose… Dans les faits, rien n’est prévu pour faire disparaître ces montagnes de substances radioactives : elles s’accumulent sans aucune perspective de réutilisation. Il s’agit en réalité purement et simplement de déchets radioactifs dont on ne sait pas quoi faire. […] Le stock de « matières valorisables » du nucléaire est en réalité une montagne de déchets. […] L’industrie veut nous faire croire qu’elle recycle ses déchets radioactifs mais c’est du pur greenwashing. »

Il se trouve que l’uranium appauvri ne représente pas la seule catégorie de matières nucléaires dont on envisage une valorisation. Uranium naturel, uranium enrichi, combustibles d’uranium naturel enrichi usés, uranium de retraitement, plutonium, sont autant de catégories, citées dans l’avis récemment publié par l’Autorité de Sûreté Nucléaire, et dans le collimateur de Greenpeace, et pourtant dont le classement comme matières valorisables (éventuellement sous conditions) n’est pas contesté par l’ASN.

L’avis de l’ASN est bien davantage un désaveu pour Greenpeace qu’une validation : à l’exception d’une partie de l’uranium appauvri, les matières valorisables voient leur catégorisation justifiée.

S’exprimer sur ce le classement de l’uranium appauvri en déchet

Le PNGMDR, le Plan National de Gestion des Matières et Déchets Radioactifs, au sujet duquel s’est tenu un Débat Public en 2019, continue de progresser. Après la proposition des orientations en février 2020, la déclinaison de ces orientations est en préparation et fait l’objet d’une phase de concertation du public, jusqu’en février 2021. La question de la gestion des matières radioactives dispose de son propre espace thématique, dans lequel il est possible de participer à la concertation par e mail ou par commentaire en ligne, avec une première synthèse prévue fin novembre.

Si ce déclassement de l’uranium appauvri en déchet vous donne l’impression, comme à moi, que l’on essaye de rapidement et prématurément enterrer la surgénération, il est donc possible d’exprimer cette inquiétude et d’être entendu. S’il paraît compliqué d’aller contre l’avis de l’Autorité de Sûreté, il est néanmoins encore temps de peser, par exemple pour demander à ce que soit garantie la réversibilité d’un entreposage de longue durée ou d’un stockage de l’uranium appauvri. Ou, pourquoi pas, pour appeler politiques et industriels à plus d’ambition dans la surgénération !

Les avis d’expert sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs et n’engagent en rien la rédaction de L’EnerGeek.

Rédigé par : Tristan Kamin

Tristan Kamin
Tristan Kamin est ingénieur d’études en sûreté nucléaire. Retrouvez sa page Twitter sur https://twitter.com/TristanKamin
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COMMENTAIRES

  • Parler de solution avec le rêve des surgénérateurs et un rêve sur un rêve depuis déjà 60 ans et 8 machines construites dans ce but toutes abandonné car I satisfaisantes, alors que les ENR fonctionnent à merveille et pour pas cher

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  • la France, Championne du monde du gaspillage:
    – Gaspillage en utilisant pas la cogénération nucléaire, donc 2/3 de l’énergie produite par le parc nucléaire sert donc à réchauffer les rivières et les océans.

    – Gaspillage en allouant 120 milliards d’euros au photovoltaique + Eolien alors qu’ils produisent moins de 7% de l’électricité francaise(rapport cours des comptes)

    – Gaspillage en jetant à la poubelle l’équivalent de 200 milliards de tonnes de pétrole juste pour des minables considérations électorales (récupérer les voies des écolo au prochaines élections)

    Qu’importe le cout de l’uranium aujourd’hui. le jour ou il n’y aura plus de pétrole, celui-ci vaudra des milliards !!
    Mais pas d’inquiétude, ce que les francais ne veulent plus faire, les asiatiques le feront a leur place.

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  • @rochain
    Les surgénérateurs ne sont pas un rêve.
    Phenix et super-phénix ont été construit et ont fonctionné avant que Jospin pour des minables considérations électorale ne fassent voter son démantèlement afin récupérer les voix des verts.
    Même chanson que pour Fessenheim avec Ségolène.

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  • @Samsam
    Dans le gaspillage vous oubliez les 50 milliards par an au nucléaire
    Quant à ce que vaudra l’uranium, il y aura beau temps qu’il n’y en aura plus lorsque qu’arrivera la fin du pétrole
    Quant à l’affaire des surgénérateurs vous êtes da

    Répondre
  • @Samsam
    Dans le gaspillage vous oubliez les 50 milliards par an au nucléaire
    Quant à ce que vaudra l’uranium, il y aura beau temps qu’il n’y en aura plus lorsque qu’arrivera la fin du pétrole
    Quant à l’affaire des surgénérateurs vous êtes dans le bluff du lobby nucléaire. Cela n’a jamais fonctionner correctement et pour ne parler que de Superphénix il était déjà à l’arrêt depuis plus d’un an pour des raisons techniques dont il était coutumier depuis le début de son exploitation quand il a été décidé de l’arréter car le gouvernement en avait marre de repasser à la caisse à chaque incident de fonctionnement. Et Phénix et les 6 autres tentatives dont vous ignorez même l’existence n’étaient pas mieux…. et les américains, les anglais, les italiens, tous ont abandonnés….. certainement sur ordre de Jospin ? Il n’y a guerre que les russes qui tentent encore quelque chose dans ce domaine mais en mode de base en plus ce qui fait que leur B600/800 seraient même incapable de faire du suivi de charge.
    Quand il a été décidé de faire l’EPR, Jospin avait déserté le terrain depuis longtemps, pourquoi ne pas avoir fait un nouveau Superphénix si c’était si merveilleux ? Pourquoi ??
    Vous ne faites que colporter des déclarations qui ne tiennent pas debout et sans même vous en rendre compte

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  • @rochain
    EDF doit surement mentir (puisque il est bien connu que vous ne dites que la vérité) quand ils écrivent sur leur page web que la technogie des RNRs est maitrisé et que phénix fonctionne.

    https://www.edf.fr/groupe-edf/espaces-dedies/l-energie-de-a-a-z/tout-sur-l-energie/produire-de-l-electricite/les-differents-types-de-reacteurs-nucleaires

    Vous essayer de faire croire que la technologie est un échec parce que elle ne s’est pas développée.
    C’est aussi stupide de dire que aujourd’hui les voitures électriques sont un échec parce qu’elles n’ont pas 1000km d’autonomie.
    Si les RNRs ne sont pas développé à grande échelle, c’est d’abord parce que il n’y avait pas de besoin pour cette technologie.
    Son principal interet est de “bruler” les dechets à vie longue et de fonctionner en utilisant de l’uranium naturel.

    Et pourquoi parler de l’EPR ? tout le monde est d’accord pour dire que le chantier de Flamanville a été un fiasco.
    Est-ce cela remets en cause que aujourd’hui, les 2/3 de l’électricité produite en France le sont par le nucléaire ?

    Et il est bien connu que tous les conccurents d’EDF (direct energie et autres…) auxquels EDFs a obligation de vendre 1/4 de son électricité à tarifs préférentiels se battent pour acheter de l’électricité éolienne et solaire tant celle-ci est bon marché. MDR…

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  • Tribune affligeante de mauvaise foi et de fanatisme aveuglément nucléocrate ; superphénix fut un désastre technique et économique sans évoquer les risques faramineux en cas d’incidents techniques mal maîtrisés ; ressasser sans fin avec des arguments fallacieux des décisions passées et de bon sens ne fait pas avancer le débat. Par ailleurs la surgénération relève du raisonnement de shadock en augmentant sans cesse les stocks de déchets radioactifs ! Alors que désormais les ENR, le mix énergétique et le stockage sont des concepts crédibles et matures.

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