Le gouvernement accélère sur la mobilité électrique

Le gouvernement accélère sur la mobilité électrique

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Pour le gouvernement, il est grand temps de mettre un coup d’accélérateur sur le déploiement des bornes de recharge pour les véhicules électriques. Le 4 juillet 2019, deux nouvelles mesures de financement destinées aux collectivités et copropriétés ont donc été présentées pour un investissement global de 16 millions d’euros. Retour sur les enjeux et objectifs ambitieux de la mobilité électrique en France.

Le gouvernement répond au Haut Conseil pour le climat

Le 26 juin dernier, le Haut Conseil pour le climat a remis à Edouard Philippe son premier rapport annuel. Il a critiqué la stratégie pour la transition écologique. Il a notamment souligné le retard pris par la France pour électrifier son parc automobile. Le secteur des transports pèse pour 31% des émissions françaises de CO2. Or, la France est en retard sur ses objectifs de mobilité durable. En 2018, le gouvernement tablait sur une progression des parts de marché des voitures électriques pour atteindre 9%. En fait, les voitures électriques n’ont atteint que 2,1%.

Objectif mobilité électrique : 1 million de voitures propres en 2022

Le gouvernement a donc décidé d’accélérer sur la mobilité électrique. Après avoir présenté, en juin dernier, le projet du forfait mobilité pour les déplacements professionnels, il présente deux mesures pour déployer plus de bornes de recharge électriques dans le cadre du programme ADVENIR. Elisabeth Borne, la ministre des Transports, et François de Rugy, l’ancien ministre de la Transition écologique et solidaire, n’ont pas choisi leur cheval de bataille au hasard. D’après le gouvernement, la proximité des bornes et la facilité d’accès pour la recharge dont “deux éléments déterminants pour accélérer le développement de l’utilisation des véhicules électriques”. Les chiffres des ministères observent qu’à l’heure actuelle, 90% des recharges se font au domicile.

En outre, cette stratégie coïncide avec l’objectif du projet de Loi d’orientation des mobilités. La France ambitionne de multiplier par 5 le nombre de ses bornes électriques d’ici 2022. Le pays en compte actuellement 26 000 pour 227 000 véhicules électriques et hybrides rechargeables en circulation. L’augmentation du nombre de bornes est essentielle pour suivre les prévisions d’augmentation de véhicules propres dans l’hexagone. Le gouvernement espère atteindre le million de véhicules électriques à l’horizon 2022.

50% de réduction sur les bornes de copropriétés

7 millions de foyers français disposent d’une place de parking en copropriété. Un chiffre important qui a poussé le gouvernement à mettre en place une mesure spécialement adaptée aux copropriétés. Les ministres ont donc donné le coup d’envoi d’une opération “Bornes à moitié prix”. Ce plan de soutien vise à doubler le nombre de copropriétés équipées de bornes de recharge.

Le communiqué du ministère de la transition écologique précise : “Les 3 000 premières copropriétés de France qui se lanceront dans la démarche de s’équiper en bornes de recharge bénéficieront d’une aide de 50% couvrant l’acquisition des équipements, de l’infrastructure pour l’ensemble de la copropriété et des travaux d’installation.” Le gouvernement débloque un budget de 16 millions d’euros pour financer ce projet.

Plus de bornes pour soutenir la mobilité électrique

Le gouvernement n’oublie pas les 12 millions de foyers qui n’ont pas accès à une place de stationnement privée. La seconde mesure conjointe présentée par les ministres vise à installer des “bornes à la demande” à 500 mètres maximum des utilisateurs. Le projet permettra d’augmenter rapidement le nombre de bornes : “Les collectivités territoriales s’engageant à installer un point de charge à moins de 500 mètres du lieu de résidence ou de travail de tous les propriétaires et utilisateurs de véhicules électriques qui en font la demande, bénéficieront d’une aide de 2 165€ par borne.” Cette aide de l’état couvre les coûts de fourniture et d’installation. Les ministres ont aussi précisé que l’état pourra compléter cette aide en prenant en charge 75% des coûts de raccordement au réseau électrique.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Continental, REE et d’autres ont développé des plateformes de véhicules électriques modulaires et très allégées intégrant le plus souvent les moteurs dans les roues (pour REE notamment).

    D’autres développent des carrosseries de véhicules également très allégées avec un minimum de pièces (c’est le cas de Gazelle Tech en France)

    D’autres intègrent de plus en plus souvent le solaire sur les véhicules : c’est le cas de Sonomotors qui coopère avec Continental et optimise donc la gestion de l’énergie, Lightyear, Toyota etc.

    En couplant ces approches on arrive à des modèles de véhicules électriques bien plus efficients, que beaucoup d’entreprises peuvent monter et diffuser partout dans le monde.

    Le solaire devient alors pertinent sur ces véhicules optimisés puisqu’il peut apporter plus de 100 km d’autonomie par jour (voir apporter l’autonomie illimitée jusqu’à environ 70 km/h dans le meilleur des cas), soit plus de km qu’une majorité de gens parcourent quotidiennement.

    Dès lors on n’a d’autant moins besoin d’autant de bornes de recharge que tout véhicule électro-solaire peut charger un autre véhicule électrique (c’est la démarche notamment de Stella Era, de Sonomotors, Lightyear, Toyota etc)

    Et on n’a pas besoin non plus de véhicules légers à hydrogène car l’argument de la recharge rapide devient du passé.

    L’hydrogène a un meilleur bilan pour des transports lourds et un plein hydrogène ne sera jamais gratuit comme pour le solaire et il est peu probable qu’il descende à 3 euros le plein comme pour un véhicule électrique actuel (il est à 50 euros pour un plein hydrogène et devrait baisser à 25 euros d’ici 2030 mais pas 3 euros ni gratuit). De même c’est moins pratique de fabriquer son hydrogène à domicile. En plus çà consomme beaucoup plus d’eau sur tout le cycle qu’un véhicule électro-solaire qui est ce qui se fait de plus efficient.

    France Stratégie (conseil au 1er ministre) a donc raison de souligner la nécessité d’abaisser le poids des véhicules, d’améliorer leur aérodynamisme mais il oublie de citer l’intégration solaire maximale sur les véhicules et autres optimisations et l’inutilité de mettre autant de bornes de recharges ou d’envisager en plus l’essor de véhicules légers hydrogène qui sont seulement une dépendance comme les carburants types poudre métallique (Cnrs) pour faire rouler un Suv :

    https://www.strategie.gouv.fr/infographies/faire-baisser-emissions-de-co2-consommation-voitures

    .

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  • Le principe des véhicules électro-solaires comme la Stella Era etc : on se charge au solaire (donc on a moins chaud que dans un autre véhicule à un emplacement identique), même quand il fait mauvais temps (foisonnement photonique) et on charge d’autres véhicules électriques, tout comme on apporte au réseau, à l’habitat à d’autres activités etc et on est rémunéré pour çà.

    C’est plus malin et tout le monde y gagne (moins de bornes de recharges, moins de batteries, moins de ressources, moins d’impact réseau, moins de frais etc)

    https://www.youtube.com/embed/tQAq3_M0LY0

    .

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  • Mobilité électrique : bien des paramètres détermineront l’intérêt de cette mesure, et en particulier la distance parcourue par an et par véhicule. Sinon, c’est l’effet inverse qui se produira : plus de CO2 émis globalement ( à l’échelle du monde), et de gros dégâts environnementaux lors de l’extraction des ressources minières nécessaires. Un avis intéressant parmi d’autres : https://www.lemondedelenergie.com/pollution-climat-et-si-on-essayait-detre-efficace/2019/07/23/

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