Politique Energie-Climat : des résultats lamentables ! (Tribune)

Politique Energie-Climat : des résultats lamentables ! (Tribune)

rechauffement-climatique-renouvelables-nucleaire

Il existe un contraste saisissant entre l’enthousiasme pour l’écologie dans l’Union Européenne et les résultats pitoyables dans un domaine clef : le réchauffement climatique. Une tribune de Lionel Taccoen. 

Retour sur la ligne de conduite de l’Union Européenne en matière de lutte contre le réchauffement climatique

L’alarme fut donnée le 20 octobre 2015. La date n’a pas été choisie au hasard : la Conférence de Paris sur le Climat s’ouvrait quelques semaines après. Ce jour-là, Commission et Agence de l’Environnement européennes, par un communiqué commun avertirent : a) l’Union Européenne, sans changement « fondamental » de la politique énergétique, n’atteindra pas l’objectif annoncé aux Nations Unies de réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990. b) La baisse des émissions va ralentir.

Incompréhensible ! L’Union Européenne avait, en 2008 puis en 2014, mis en oeuvre un important Plan Energie Climat, basé sur de vigoureux programmes d’efficacité énergétique et de promotion des énergies renouvelables. Pourquoi donc la baisse des émissions allait-elle ralentir ? Aucune explication ne fut fournie.

Un problème politique. L’engagement de la réduction de 40% en 2030 par rapport à 1990 avait été signifié pour que l’Union Européenne puisse apparaître lors de la Conférence de Paris comme prenant la tête de la lutte mondiale contre le réchauffement climatique. L’avertissement de la Commission et de l’Agence de l’Environnement européennes passa largement inaperçu dans les médias et lors de la Conférence. Cependant, il était clair que l’échec de l’UE dans la réduction de ses émissions deviendrait un échec politique.

2014-2017 : la baisse des émissions disparaît. De 2014 à 2017, les faits se révélèrent pires que les prévisions. Les émissions de gaz carbonique de l’UE liées à l’énergie (l’essentiel des gaz à effet de serre du domaine) ne baissaient plus du tout. En 2017, elles étaient même plus élevées de 2,3% qu’en  2014.  A part le Royaume Uni (en partance de l’UE), les émissions de tous les grands Etats membres augmentaient. La politique Energie-Climat de l’Union Européenne tournait au fiasco. La Commission, le Parlement européen et les Etats travaillèrent d’arrache-pied à un nouveau Plan Energie-Climat. Mais l’explication de l’échec en cours n’apparaît pas dans les données prises en compte. Ce qui jette un doute sur l’efficacité du nouveau Plan.

2018 : la divine surprise. En 2018, les émissions européennes baissèrent de 2,5%… ce qui ne faisait que les ramener au niveau de 2014. Quatre ans perdus. Mais cette baisse était-t-elle due à la politique Energie-Climat ou à des circonstances non durables ?

Prenons deux Etats, à eux seuls responsables de 60% de la baisse des émissions de 2018 : l’Allemagne et la France.

En Allemagne. La baisse des émissions en 2018 représente près de la moitié du total de celle de l’UE. Agora Energiewende, le principal concepteur de la transition énergétique allemande considère que la baisse est due à des « faits particuliers » (hiver doux et plus faible consommation des industries électro-intensives). Agora pointe un fait inquiétant : l’efficacité énergétique n’atteint pas ses objectifs (nous ajouterons : malgré des investissements conséquents). Plus expéditif, Greenpeace assène : la politique allemande « n’a contribué pour rien à ce maigre succès climatique… un hiver chaud ne peut remplacer une politique climatique ».  Bref, baisse non durable et quatre années perdues.

En France. 80% de la baisse  de 2018 viennent de l’électricité, dont la production décarbonée a largement augmenté. Mais cette dernière augmentation est due à 84% à l’hydraulique et au nucléaire. Il a beaucoup plu en 2018 et le parc nucléaire a eu moins d’aléas. Rien à voir avec la politique climatique. Malgré ces circonstances exceptionnelles, les émissions de gaz carbonique liées à l’énergie ont augmenté en France de 2,5% en 2018 par rapport à 2014. Lamentable.

Le handicap des réductions du nucléaire. Allemagne et France ont un point commun : l’Allemagne a décidé de sortir du nucléaire, qui produisait 25% de son électricité, et la France de diminuer la part du nucléaire de 75 à 50%. Les deux Etats doivent donc produire 25% de leur courant par de nouvelles sources… si possible non carbonées, comme l’est déjà le nucléaire.

L’Allemagne n’est pas encore sortie du nucléaire qui a produit, en 2018, 75 TWh, bien plus que le solaire. L’atome doit s’arrêter en 2022. Or en trois ans (2015-2018), la production d’électricité renouvelable en Allemagne n’a cru que de 42 TWh. On constate qu’éolien et solaire, qui reçoivent 95% des investissements des renouvelables n’arriveront pas dans les délais à remplacer l’atome. Le meilleur pour le climat serait que l’Allemagne baisse sa production d’électricité en renonçant aux exportations tant que la présence massive de centrales à charbon continue à conduire à des émissions de gaz carbonique de plus de 200g par kWh (plus du double de la moyenne française). La sortie du pays du charbon n’étant effective qu’en 2038, cela prendra un certain temps.

Les parlementaires français reçoivent tous les ans, à l’occasion de la Loi de Finances, un document officiel indiquant : « Le développement des énergies renouvelables est un axe majeur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre ». Ce que la Cour des Comptes conteste formellement (mars 2018) : « La place consacrée aux renouvelables répond à un autre objectif… substituer les renouvelables au nucléaire ». Les magistrats de la Cour renvoient au texte de base de la politique énergétique : la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Ils ont raison. Pour atteindre l’objectif de réduction de 40% des émissions en 2030, le secteur énergétique doit réduire durant la PPE en cours (2018-2028) ses émissions de 130 millions de tonnes de CO2. Or le secteur électrique, champ d’action des renouvelables, n’offrira qu’une baisse de 10 millions de tonnes (car il est déjà largement décarboné). Le but des renouvelables, en les concentrant sur l’électricité, est bien, comme la Cour des Comptes l’écrit, le remplacement du nucléaire et non la lutte pour le climat.

Les exemples  de la France et de l’Allemagne confirment les conclusions de l’Agence Internationale de l’Energie (mai 2019) : « Sans une contribution importante de l’énergie nucléaire, la transition mondiale [vers une énergie décarbonée] sera beaucoup plus difficile » et se traduirait par « des émissions de 4 000 millions de tonnes de CO2 supplémentaires » (Plus de 10% des émissions mondiales). Les cas français et allemands nous décrivent le processus : en réduisant le nucléaire, on se prive d’une source décarbonée. Parallèlement, on gâche l’apport des renouvelables, autre source décarbonée, en les utilisant pour remplacer l’atome. Sans gain pour le climat. La double peine.

L’avertissement de 2015 de la Commission et de l’Agence de l’Environnement européennes a provoqué l’adoption d’un nouveau Plan Energie-Climat : « Une énergie propre pour tous les Européens » dont les dernières directives ont été publiées en mai 2019. Les axes restent les mêmes : efficacité énergétique et énergies renouvelables électriques. Malheureusement l’analyse du fiasco précédent n’a pas été faite. La nécessité d’un marché réel du carbone attendra. Les deux plus grands pays continentaux vont continuer à faire semblant de lutter pour le climat en remplaçant l’atome par des renouvelables. Et le bilan risque de continuer à être lamentable.


Pour en savoir plus, étude à télécharger sur
 : http://www.geopolitique-electricite.com/

 

Rédigé par : Lionel Taccoen

Lionel Taccoen
Lionel Taccoen a été représentant d'EDF auprès des Institutions Européennes de 1987 à 2000. Président des Groupes de Travail d'Eurelectric (Association des compagnies d'électricité européennes) "Marché Intérieur de l'électricité" et "Relations Internationales" de 1989 à 2000. Président élu du Comité consultatif de l'énergie auprès de la Commission européenne (1998-2001). Professeur des Universités associé de 1998 à 2004. Fondateur de la Lettre "Géopolitique de l'Electricité".
lun 3 Avr 2017
Après plusieurs mois de phase préparatoire, le groupe EDF a annoncé vendredi 31 mars 2017 avoir entamé les fondations des premières structures composant la future installation nucléaire d'Hinkley Point au Royaume Uni. Ce chantier hors-norme dont le coût est évalué…
mar 19 Fév 2013
Areva vient d’annoncer un record de production d’uranium pour l’année 2012. Le groupe français a produit un total de 9.760 tonnes d’uranium dans le monde. Ces résultats sont en grande partie liés aux productions record des gisements de Katco (Kazakhstan)…
ven 26 Sep 2014
Le gouvernement fédéral australien a exclu toute possibilité de développement de l'énergie nucléaire dans un avenir proche lors d'une déclaration du ministre de l'Industrie Ian Macfarlane ce mardi 23 septembre. Une déclaration qui intervient après la publication du livre vert,…
Actuellement en déplacement officiel dans différents pays d'Europe, le Premier ministre de l'Inde Narendra Modi est attendu en France à partir du vendredi 10 avril. Une visite pendant laquelle il rencontrera le Président de la République François Hollande, notamment afin…

COMMENTAIRES

  • Quasiment tout le monde peut désormais mieux orienter son épargne vers la transition énergétique et donc les innovations et emplois associés grâce au “label Greenfin” qui vient d’être lancé :

    Il compte 8 catégories d’activités entrant dans le champ de la transition énergétique et écologique et de la lutte contre le changement climatique :

    Énergie
    Bâtiment
    Gestion des déchets et contrôle de la pollution
    Industrie
    Transports propres
    Technologies de l’information et de la communication
    Agriculture et forêt
    Adaptation au changement climatique

    30 fonds labellisés (7 milliards d’Euros)

    La plupart sont des sicav donc on les retrouve dans les comptes-titres type Boursorama 0% et les assurances-vie internet type Linxea, Linxeavenir, Darjeeling, Mon Financier etc

    Lyxor Green Bond ETF étant un tracker donc indiciel (qui suit le cours de son indice) est un des moins coûteux en frais et sauf erreur doit être disponible sur des assurances-vie type Darjeeling (sans frais), Linxeavenir (0,1% de frais) etc

    Liste des fonds (dont il est facile de retrouver le code ISN)

    – Allianz Green Bond, présenté par Allianz Global Investors.

    – Axa WF – Global Green Bonds, présenté par Axa Investment Managers.

    – Bridge IV Senior, présenté par Edmond de Rothschild Asset Management.

    – CA Transitions B, géré par la société de gestion Idia Capital Investissement.

    – Crédit mutuel-CIC Green Bonds, présenté par Crédit mutuel-CIC Asset Management.

    – Demeter 4 infra, présenté par la société de gestion Demeter Partners.

    – Ecofi Agir pour le climat, présenté par Ecofi Investissements.

    – Eiffel Energy Transition, présenté par Eiffel Investment Group.

    – Essential Infra Debt Fund, présenté par Ostrum.

    – Euro Green Bonds, présenté par NN Investment Partners.

    – Fonds de modernisation écologique des transports, présenté par Demeter Partners.

    – HGA Obligations Vertes, présenté par la société de gestion Humanis gestion d’actifs.

    – HSBC Europe Equity Green Transition, présenté par HSBC Global Asset Management.

    – Infragreen II, présenté par la société de gestion Rgreen Invest.

    – Infragreen III, présenté par la société de gestion Rgreen Invest.

    – LBPAM Responsable action environnement, présenté par la banque postale asset management.

    – Lyxor Green Bond ETF, présenté par Lyxor Asset Management.

    – Mirova Europe Environmental Equity Fund, présenté par la société de gestion Mirova

    – Mirova Actions Environnement, présenté par la société de gestion Mirova

    – Mirova Eurofideme 3, présenté par la société de gestion Mirova.

    – Mirova Eurofideme 4, présenté par la société de gestion Mirova.

    – Mirova Green Bond Global, présenté par la société de gestion Mirova.

    – New Energy Fund III, présenté par Impax Asset Management.

    – Omnès capital CapEnergie 3, présenté par Omnès capital.

    – Paris Fonds Vert, présenté par Demeter Partners.

    – PEARL Infrastructure Capital, présenté par Edmond de Rothschild Private Equity.

    – Predirec EnR 2030, présenté par la société de gestion Acofi gestion.

    – Scor Infrastructure Loans III, présenté par Scor Investment Partners.

    – Sycomore Eco Solution, présenté par la société de gestion Sycomore.

    – Transition énergétique France, présenté par Acofi gestion.

    – Zencap Energy Transition Debt III M, présenté par Zencap Asset Management.

    https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/label-greenfin

    .

    Répondre
  • Que d’années et d’argent perdu, en effet, en finançant des renouvelables intermittents et non pilotables qui n’apportent rien, à part se substituer à un mix déjà très décarbonné. Décidemment, c’est toujours l’idéologie qui est à l’œuvre dans bien des pays, dont le nôtre ! Où est la voix de la raison ?

    Répondre
  • @ Dan :

    Donc comme d’habitude tout le monde se trompe et vous seul avez raison !!!

    Votre problème est que vous n’étudiez pas assez le sujet des renouvelables et vous contentez de survoler les arguties des sites de lobbying qui ne tiennent absolument pas la route à l’analyse. C’est logique, leur but n’est pas de dire la vérité ni d’informer mais de tromper. Et nous avons quelques vieux spécimen comme Michel Gay & Cie qui depuis plus d’une décennie répètent les mêmes âneries dans des articles maintes fois recyclés.

    Quand quelques 197 pays font des renouvelables, ce n’est évidemment pas une question d’idéologie ou de positionnement politique.

    Pour mémoire, le dernier appel d’offre éolien offshore en France était à 50 euros le MWh dans une gamme qui ne dépassait pas 63 euros le MWh et c’est EDF EN et ses partenaires qui l’ont proposé.

    N’est-ce pas bizarre qu’un opérateur nucléaire investisse autant dans le solaire et l’éolien, notamment et pas seulement en France.

    Et voyez pourquoi General Electric s’est mis en difficulté : pour avoir sous estimé l’essor des renouvelables et leur fortes baisses de prix

    https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-offshore-edf-renouvelables-remporte-appel-offres-dunkerque-33614.php4

    .

    Répondre
  • (suite) Vous avez publié quelques articles intéressants sur un autre sujet mais vous avez commenté, une fois de plus trop rapidement, que la demande énergétique mondiale donc les émissions étaient systématiquement corrélées à la croissance.

    Dans le détail ce n’est pas toujours exact et il y a des avancées technologiques par exemple qui font mentir ces affirmations globales et simplifiées.

    Vous pouvez d’ailleurs vérifier que l’étude de IEEFA mentionne comme l’article plus bas qu’il y a parfois découplage pour “n” raisons.

    Vous devriez vous rappeler la citation d’Einstein :

    “On ne peut pas résoudre les problèmes en utilisant le même genre de raisonnement que l’on a utilisé lorsqu’on les a créés” !

    Car vous et Avenir du nucléaire qui ne fournit jamais aucun lien scientifique de ses affirmations car il est en plein dans les hypothèses et les espoirs et non les réalités technologiques et économiques, vous avez un certain blocage sur une seule forme d’énergie alors qu’elle ne va représenter qu’une part négligeable dans le mix mondial des décennies qui viennent et qu’il faut agir sur plusieurs leviers et beaucoup plus vite.

    Etude sur General Electric (je cite) :

    “Les investisseurs de General Electric, autrefois l’une des entreprises les plus valorisées au monde, ont perdu des dizaines de milliards de dollars après l’accord de Paris sur le climat parce qu’elle n’a pas su s’adapter au rythme de la transition vers l’énergie verte, selon un rapport de l’Institute for Energy Economics and Financial Analysis (IEEFA)”

    “GE a perdu 193 milliards de dollars (172 milliards d’euros) en seulement trois ans jusqu’en 2018, soit près des trois quarts de sa capitalisation boursière.

    Le groupe de recherche basé à Cleveland a déclaré que GE et ses principaux actionnaires avaient mal évalué la baisse du prix des énergies renouvelables alors que le monde passe à une énergie plus propre et souffrait de l’effondrement des marchés des turbines à gaz et de la construction thermique.

    “GE a supposé à tort que la demande de gaz naturel et de charbon continuerait à suivre la croissance économique mondiale”, accusant GE d'”un échec épique de la gouvernance des entreprises”.

    L’Accord de Paris de 2015 enjoint les nations à s’efforcer de limiter l’augmentation de la température de la planète à “bien en dessous” de deux degrés Celsius (3,6 Farenheit) et à un plafond plus élevé de 1,5°C si possible.

    Pour ce faire, les gouvernements doivent s’engager à réduire les émissions de gaz à effet de serre, dont la principale source est la combustion de combustibles fossiles comme le pétrole, le gaz et le charbon.

    Alors que le prix des technologies d’énergie renouvelable telles que l’éolien et le solaire a chuté ces dernières années, l’IEEFA a déclaré que GE s’est retrouvée avec des milliards d’actifs liés aux combustibles fossiles échoués, les alternatives moins chères réduisant la demande de charbon et de gaz par l’industrie.

    Selon le rapport, l’entreprise n’a pas non plus tenu compte de l’augmentation de l’efficacité énergétique, due en grande partie aux énergies renouvelables, qui ont découplé la demande d’énergie de l’activité économique mondiale.

    En particulier, la division énergie de GE, qui représentait en 2016 la moitié du bénéfice avant impôts de l’entreprise, a continué à investir dans des turbines à gaz alors même que la demande mondiale diminuait, selon le rapport.

    “Le monde est en train de passer des combustibles fossiles – en particulier le charbon et le gaz thermique importés, particulièrement coûteux – aux énergies renouvelables domestiques peu coûteuses et non polluantes comme l’éolien et le solaire “, a déclaré Tom Sanzillo, directeur financier de l’IEEFA.

    “C’est ici que se trouve l’argent intelligent, mais GE n’a pas su choisir la tendance.”

    Un mouvement mondial de désinvestissement est en cours, appelant les fonds de pension et les fonds spéculatifs, entre autres, à mettre fin aux investissements dans les projets d’énergie fossile en amont. Des centaines d’institutions qui contrôlent des actifs de plus de 6 billions de dollars se sont jointes à l’initiative.

    “Certains suggèrent que l’industrie du gaz est en train de mourir (et) qu’il y a certainement des défis structurels qui se profilent à l’horizon “, a dit M. Culp.”

    http://ieefa.org/ieefa-report-ge-made-a-massive-bet-on-the-future-of-natural-gas-and-thermal-coal-and-lost/

    .

    Répondre
  • @Energie+
    Le commentaire sur actu-environnement résume tout-à-fait la supercherie des 50 €/MWh du tarif de rachat. Les contribuables épongeront la différence avec le coût réel. Comme d’habitude, car l’État est actionnaire majoritaire de EDF.
    Et pour le reste, je n’ai jamais prétendu avoir raison tout seul. Relisez les avis du GIEC et de l’IEA.

    Répondre
  • “Le but des renouvelables, en les concentrant sur l’électricité, est bien, comme la Cour des Comptes l’écrit, le remplacement du nucléaire et non la lutte pour le climat.”. Cette citation est d’une grande clairvoyance et peut résumer à elle seule notre malheur : La croyance dans les vertus des énergies renouvelables, au détriment du nucléaire, porteur des maux de tous les hommes. Quand allons-nous redescendre les pieds sur terre ? A la vue de la poussé de l’Ecologie politique, Je crains qu’il faille attendre encore longtemps. Transition énergétique ou transition climatique, va t-il falloir choisir ?

    Répondre
  • @ Dan :

    Si vos arguments reposent maintenant sur des commentaires d’articles – qui sont en outre complètement farfelus si vous preniez le temps de vérifier chaque point – alors vous tombez bien bas en terme de références !!!

    A contrario je prends la peine de chaque fois vous fournir des liens les plus sérieux possible quand j’ai le temps.

    Pour rappel, les prix de l’appel d’offres de la part des autres candidats étrangers étaient dans cette fourchette de prix proche de 50 euros. En quoi en tant qu’étrangers auraient-ils eu donc intérêt à vendre à ce prix ou à perte comme vous semblez le prétendre ?

    S’il y avait supercheries alors tout les opérateurs et la CRE incluse, dont comme vous le savez c’est notamment la charge de contrôler les abus de prix et qui a pouvoir de les rectifier, seraient complices alors que çà ne correspond pas à leur intérêts de vendre à perte ou de perdre le marché. Réfléchissez un peu plus svp !

    De plus on évoque éventuellement pour le soutenir une scission 100% Etat dans le nucléaire (contre quelques 83% actuellement) et les autres activités séparées dont renouvelables. Si la part nucléaire souffre et que l’on commence à vendre à perte pour la partie renouvelables, on risque de retrouver une situation comme Areva et Alstom ou aux Etats-Unis General Electric.

    Par ailleurs les prix de l’éolien offshore en Europe sont généralement dans cette gamme de prix même s’il peu y avoir des différences d’un site à l’autre selon la production etc.

    Donc il y a au moins double confirmation que l’on est en mesure de tenir cet objectif de prix pour ce type de sites et de faire mieux dans les années qui viennent, comme confirmé ailleurs pour des pays et situations similaires.

    Répondre
  • @ Michel Bonnin

    C’est bien de présenter les choses sous forme de slogans simplistes, c’est dans l’air du temps par exemple avec les tweets de Trump et reposant pour les esprits simples ou paresseux qui veulent des solutions faciles à des problèmes complexes.

    Mais çà ne remplace pas des analyses scientifiques et économiques pour comparer chaque énergie objectivement et de manière indépendante ainsi que les problématiques qui vont avec.

    Encore une fois quelques 197 pays de tous bords politiques au monde font des renouvelables et la plupart ne sont pas dans “l’écologie politique” mais dans les réalités technologiques et économiques concrètes.

    Notre parc nucléaire a 35 ans d’âge moyen et les renouvelables, que vous ne connaissez sans doute pas assez bien pour les cataloguer ainsi, ont non seulement encore beaucoup de potentiels technologiques que vous n’imaginez sans doute même pas et encore des perspectives de baisse des prix.

    De plus vous avez d’importants marchés mondiaux avec des enjeux économiques, technologiques, d’emplois etc.

    Donc pensez-vous qu’il faille attendre que notre parc nucléaire, qui a déjà 35 ans d’âge moyen, soit à bout de souffle et risque des accidents et autres, ou qu’après la Russie (qui détient 60% du marché mondial), la Chine soit le principal opérateur nucléaire comme la situation est en train d’évoluer à horizon de 20 ans, pour s’implanter dans d’autres approches et filières et ainsi dépendre dans tous les domaines énergétiques des pays extérieurs ?

    Ou bien fallait-il travailler sur plusieurs et les meilleures technologies et approches possible et commencer d’enregistrer pas mal de succès technologiques comme au plan des marchés mondiaux et être prêts à pouvoir faire les meilleurs choix possible le moment venu ?

    Ou sommes nous abonnés au nucléaire à perpétuité car on en a fait dans les années 70 comme d’autres auraient pu être abonnés au charbon car ils y travaillaient depuis plusieurs générations ?

    Si demain vous mettez au point un réacteur nucléaire sans plus de risque qu’une éolienne, à déchets de vie très réduite ou nulle, à coût compétitif, qui peut recevoir un missile hypersonique sans déclencher l’équivalent d’un Tchernobyl et mettre la France à genoux durablement en moins d’une minute, qui ne peut comporter aucun risque de dissémination (Iran, Corée du Nord, Arabie Saoudite, Soudan etc) et qui en outre peut se décliner sous forme décentralisée et ne prendre qu’un m3 dans un logement comme les renouvelables ont déjà ce potentiel technologique avec les PCM, batteries Na-ion etc pour se couper du réseau et assurer l’autonomie énergétique, ou qui peut s’incruster en film sur un véhicule pour réduire d’un facteur 5 le poids des batteries (moins de 100 kg) et permettre une autonomie de 600 à 800 km, alors je suis certain que vous arriverez à convaincre les quelques 197 pays au monde qui font des renouvelables et tous les écologistes politiques dont vous faîtes état !

    Mais je ne manque pas d’analyser les évolutions du secteur nucléaire comme tout secteur énergétique puisque c’est mon domaine de spécialité et je ne vois rien de tout çà, malgré les envolées lyriques d’Avenir du nucléaire que l’atome comme pour Michel Gay & Cie met en lévitation, pour ne pas dire plus !

    Quant au carbone toutes les études dont fait état Dan plus haut (Giec, Iea, Aiea etc) prévoient une part réduire au nucléaire au plan mondial dans les décennies qui viennent (5% tout au plus en moyenne, 8% dans un scénario “intensif”. Voir milieu du dernier rapport du Giec) et une part très supérieures aux renouvelables.

    Tout le monde sait que les 2 ne suffiront pas à traiter les excès de C02 qui nécessitent plusieurs autres approches que les scientifiques de tous les secteurs concernés n’arrêtent pas de rappeler.

    1 simple machine de production de revêtements solaires flexibles type Sunman (sans verre ni aluminium, juste des composites) pour toitures et façades produit l’équivalent de la puissance d’un réacteur nucléaire par mois, donc si vous voulez décarboner, faîtes en tourner un nombre suffisant et vous verrez que çà peut aller beaucoup plus vite que le nucléaire ne pourra jamais, mais vous allez mettre par terre des tas d’emplois.

    Sur le papier aussi vous pouvez fermer les centrales charbon en Allemagne, ce n’est pas un problème technique pas plus que celui de déplacement des gilets jaunes.

    Par contre çà fait plus de 35 ans que nous avons du nucléaire mais on importe toujours pour quelques 50 millions d’énergies fossiles polluantes, nous ne sommes pas bien placés en efficacité énergétique, on ne dispose pas des meilleures technologies en terme de chauffage/climatisation que l’on importe, pas plus en terme de stockage où les PCM, entre multiples autres exemples, peuvent très avantageusement remplacer les pompes à chaleur avec de bien meilleurs Cop, on fait très peu de solaire hybride etc.

    Il en eut été autrement si le secteur nucléaire et la centralisation à tout va n’avaient pas fait trop souvent l’effet d’un “trou noir” comme les fossiles le font dans certains pays, pour rappeler le livre “la malédiction du pétrole” alors que les solutions énergétiques et technologiques sont diverses et évoluent.

    De plus nos émissions “importées” nous placent à quasi à égalité avec l’Allemagne en terme d’émissions par habitant (11 à 13 tonnes par an respectivement) donc pas de quoi se vanter.

    Et on ne peut pas dire que le secteur nucléaire depuis qu’il est en place a fait beaucoup d’efforts pour diffuser l’efficacité énergétique et les meilleures technologies de chauffage/climatisation etc, il a plutôt fait l’inverse, très content de pouvoir vendre de l’électricité, mais çà n’est que 23% au plan énergies primaires en France.

    Bref il faudrait arrêter de faire une fixette sur une technologie et ne pas faire preuve de plus d’ouverture d’esprit sur l’ensemble de la problématique énergétique et plus largement du climat si vous vous en préoccupez vraiment, plutôt que de toujours tout ramener à des raisonnements binaires ou à l’écologie politique quand quelques 197 pays de tous bords politiques font des renouvelables.

    Sortez de votre microcosme que n’ont même pas les responsables d’EDF et du Cea les plus pro-atome que j’ai pu rencontrer dans mon job. Ce n’est technologiquement et économiquement pas une question de pour ou contre ou de verts, rouges ou bleus mais de réalités technologiques, économiques et d’évolution des connaissances.

    Par exemple on va commencer à déployer des éoliennes aéroportées dès 2020, leur bilan et performances sont bien meilleures que toutes les éoliennes actuelles. Alors il faudra s’adapter.

    La Chine déploie aussi à partir de 2020 une première centrale solaire spatiale en orbite à 36.000 km, donc énergie à foison 24h/24 reçue par micro-ondes à fréquence de rayonnement non ionisante ou laser partout ou souhaité dans le monde. Il y a tout à la fois des enjeux de conquête de la lune et de ses ressources, d’enjeux spatiaux, d’indépendance énergétique totale, mais aussi de connexion au réseau électrique international Geidco dirigé par la Chine qui compte de plus en plus de pays partenaires dans le monde.

    Il n’y a pas de problème insurmontable à cette approche étudiée depuis longtemps déjà dans d’autres pays mais la Chine a pris de l’avance et son coût initial est certes élevé au départ mais ne relève plus du tout de l’impossible, c’est en cours de réalisation et avance bien.

    Je vous laisse imaginer l’impact et les conséquences que cela va avoir au plan énergétique et des aspects géopolitiques.

    En politique étrangère çà commence à poser questions. C’est un exemple parmi d’autres pour tenter de vous démontrer que les technologies et approches énergétiques évoluent régulièrement, çà oblige les opérateurs, entreprises et particuliers à s’adapter et il faut éviter de faire des fixettes binaires ou franco-françaises ou politico-machin, parce que nous ne sommes plus dans les années 70 et sommes obligés de regarder au moins une trentaine d’années devant nous (et pas derrière nous !)

    https://foreignpolicy.com/2019/06/16/china-is-winning-the-solar-space-race/

    .

    Répondre
  • L’énergie solaire spatiale est de loin la plus grande source d’énergie potentielle disponible, éclipsant toutes les autres confondues.

    Outre la Chine, les agences spatiales du Japon, de l’Union européenne et de l’Inde s’efforcent de mettre sur pied leurs propres programmes d’énergie solaire dans l’espace.

    Le désastre climatique d’origine humaine aurait déjà pu être évité grâce à cette source d’énergie propre, constante et illimitée.

    Le programme spatial de la Chine fait partie intégrante de son programme militaire. Ainsi l’armée supervise les activités spatiales avec la plupart des activités prétendument civiles ayant des applications à double usage.

    Cette énergie bon marché et sans émissions pouvant être reçue partout avec un récepteur serait difficile à refuser pour de nombreux pays et renforcerait considérablement le levier politique de la Chine si elle ne donnait pas à Beijing le contrôle de facto des pays qui l’achètent, faisant ainsi progresser l’objectif de ce pays de créer le premier réseau électrique mondial (Geidco).

    En outre, les centrales solaires spatiales peuvent également éliminer les dommages causés par les énergies fossiles. L’utilisation de l’énergie pétrochimique avait provoqué le réchauffement planétaire, les typhons et les tornades sont fréquents. La transmission de l’énorme énergie de la centrale solaire spatiale dans la région où se trouve le typhon peut modifier la répartition de la température de ce dernier et détruire son processus de formation.

    https://www.youtube.com/watch?v=IkqBdKGL-q0

    .

    Répondre
  • Mais pour qui se prend donc encore une fois @Energie plus pour mépriser les avis du GIEC, de l’IEA, de la Cours des Comptes, de nombreux polytechniciens et de tous ceux qui ne sont pas de son avis ?

    Répondre
  • @ Dan : au lieu d’écrire une fois de plus des âneries hors-sujet, donc sans intérêt, qui sont vos interprétations personnelles basées sur votre survol permanent des sujets, et de botter à nouveau en touche, où sont vos arguments ?

    Le problème n’est pas d’être ou non du même avis mais de démontrer la validité de ses arguments et ne pas se planquer derrière des rapports de l’Iea, du Giec etc que vous ne lisez même pas, qu’il faut régulièrement vous expliquer et que vous jetez à la poubelle quand ils ne vous arrangent pas.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.