La prochaine capitale d'Indonésie, Smart City n°1 ?

La prochaine capitale d’Indonésie, Smart City n°1 ?

Après sa réélection, le président Joko Widodo était immédiatement confronté à la menace du dérèglement climatique. En effet, face à la montée des eaux et à l’érosion de la biodiversité, l’archipel est en première ligne. Alors que les résultats de l’élection présidentielle seront officiellement proclamés le 22 mai 2019, le président projette déjà de déménager sa capitale, tandis que l’Indonésie était invitée au G7 Environnement organisé à Metz du 5 au 6 mai 2019…  

L’Indonésie, vers un changement de capitale

À l’été 2018, l’Indonésie était victime des tsunamis ; sur la ceinture de feu, l’activité volcanique est continuellement sous surveillance. Seulement cette fois, le CNRS INSU n’a pu que constater « une vitesse de propagation inhabituelle ». Sur place, à Palu, les électriciens sans frontières et Véolia apportent leur expertise. Là-bas, en octobre 2018, 40 sapeurs-pompiers de la sécurité civile ont opéré leur station et distribué de l’eau pour 50.000 habitants. Et en Indonésie, la capitale Jakarta pourrait bien être la prochaine victime des caprices de mère Nature. En effet, d’après une étude publiée par la BBC en août 2018, le quartier nord de Jakarta et ses 10 millions d’habitants pourraient être submergés d’ici 2050.

La décision semble donc prise, le transfert de la capitale aura bien lieu, la spéculation immobilière peut commencer… Pour l’Agence nationale de gestion des catastrophes, le site de Kalimantan pourrait faire office de nouvelle capitale administrative. Avec l’agence nationale de planification (Bappenas), les discussions se poursuivent. Parallèlement, la question de la biodiversité est aussi au cœur des préoccupations des dirigeants. Depuis plusieurs années, le pays a d’ailleurs adopté un moratoire sur l’huile de palme. L’objectif, favoriser le développement de l’huile de palme durable, réduire la déforestation et préserver la biodiversité.

Au G7 Environnement, l’Indonésie en observation ?

Sur la question de la biodiversité, la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) vient justement de publier son dernier rapport. En effet, à l’occasion du G7 de l’environnement, organisé à Metz, on apprenait « qu’il y a autour d’un million d’espèces qui sont menacées d’extinction, parmi les huit millions d’espèces qui existent très probablement sur Terre ». Cette réunion était organisée dans la perspective du Sommet G7 de Biarritz, qui aura lieu du 24 au 26 août 2019. Un sommet G7 de l’environnement était donc organisé les 5 et 6 mai 2019, au Centre des Congrès Robert Schuman de Metz, avec d’autres pays invités à cette occasion, en plus des membres du G7. Et l’Indonésie était au rendez-vous. Interrogé en conférence de presse sur le rôle de ces participants inhabituels, le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy soulignait l’importance de tenir compte des différents points de vue pour résoudre la crise écologique, évoquant la constitution d’une large coalition pour l’Accord de Paris.

Par ailleurs, la France dispose de nombreuses technologies qui pourraient être mises au service du développement indonésien. Il y a quelques jours, une délégation française rencontrait des officiels indonésiens, pour évoquer la coopération dans le domaine de l’énergie nucléaire. La France qui prépare toujours le lancement des Small Modular Reactors (SMR) pourrait par exemple permettre de décarboner le mix électrique du tigre asiatique. En matière de smart city, la France dispose aussi d’une certaine expertise… La future capitale indonésienne pourrait ainsi devenir une smart city exemplaire, alimentée par une énergie bas-carbone. À suivre…

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Comme en de nombreux autres lieux : golfe du Mexique, delta du Gange (et autres deltas), Shangaï, ce n’est pas la mer qui monte (ou si peu) mais la terre qui s’enfonce.

    Ce qui s’appelle la subsidence.

    Celle-ci est provoquée pour l’essentiel par le pompage des nappes d’eau souterraines (et de pétrole dans le golfe précité), le poids des constructions (immeubles), le tassement naturel des alluvions dans les deltas et les mouvements tectoniques (glissement d’une plaque lithosphérique sous une autre).

    A Jakarta, la ville s’enfonce de 5 à 15 cm par an selon les endroits, jusqu’à 25 à 30 cm par an dans certains quartiers.
    La très forte croissance de la population y est pour beaucoup : d’environ deux millions d’habitants en 1950, la population atteint maintenant plus de 10 M hab et environ 30 millions d’habitants avec la banlieue.

    Qu’on ne vienne pas nous parler de “réfugiés climatiques”.

    Quant au nucléaire, mieux vaut éviter dans une zone aussi sismique. D’autant plus que le soleil ne manque pas dans cette région, qu’il n’y a pas besoin de chauffage électrique en hiver comme en France.
    Pour la consommation nocturne, plus faible qu’en journée, la rapide baisse de coût des batteries rend le stockage journalier de l’électricité accessible à moyen terme.

    Pour en savoir plus : cherchez “subsidence Jakarta” sur le moteur de recherche européen Qwant, celui qui ne vous espionne pas.

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