Transition écologique : la filière électrique s’engage en faveur de l’emploi

Transition écologique : la filière électrique s’engage en faveur de l’emploi

La transition écologique est un enjeu majeur qui touche l’ensemble des politiques publiques. Pourtant, cette problématique est trop peu souvent associée à la question de l’emploi. Ces deux thèmes centraux dans le débat public sont enfin connectés à l’initiative du ministère du Travail, des syndicats et des professionnels de la filière électrique. Ensemble, ils ont signé, ce mardi 9 avril 2019, un contrat d’Engagement développement et compétences, afin de mener une étude prospective sur l’emploi et les compétences nécessaires à la réalisation de la transition énergétique.

Un contrat pour l’emploi

La réussite de la transition écologique ne se traduit pas seulement par des innovations techniques et des énergies renouvelables… La transformation de la production énergétique exige aussi la formation et l’encadrement de professionnels. Ces derniers doivent acquérir des compétences spécifiques afin de pouvoir répondre aux nouveaux besoins. Au total, ce sont des milliers d’emplois qui sont en jeu. D’après le Réseau pour la transition énergétique (CLER), entre 280 000 et 400 000 emplois pourraient être créés d’ici à 2030. Dans cette optique, les acteurs de la filière électrique viennent de signer un contrat d’Engagement développement et compétences (EDEC).

Sous le haut patronage du Ministère du Travail, plusieurs organisations syndicales (CFDT, CFE-CFC, CFTC, FO) et des acteurs incontournables de la filière électrique, comme l’Union française de l’énergie, ont décidé de procéder à une vaste évaluation. Le ministère de la Transition écologique et solidaire est naturellement associé à ce projet, tout comme le cabinet privé PwC. Le communiqué de presse explique qu’avec cet EDEC, « les fédérations et les syndicats professionnels formalisent (…) leur engagement et leur volonté de mettre en commun l’expertise et les visions stratégiques des référents de la filière afin de constituer des données étayées et factuelles pour contribuer à l’élaboration des politiques publiques, notamment dans le cadre de la PPE ».

Des priorités à ne pas sous-estimer

Afin de mener au mieux ce travail, les signataires se sont fixés quatre objectifs prioritaires. Le premier est de connaître le nombre d’emplois directement liés à la transition énergétique à l’horizon 2030. Une évaluation qui se fera sur la base de la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Energie. Tout aussi important, « un diagnostic qualitatif en matière d’évolution des métiers et des compétences » doit être réalisé dans l’ensemble de la filière électrique. La formation aura un rôle décisif avec une nécessaire « adaptation de l’offre de formation et de certifications ». Enfin, les signataires proposent de « mettre à disposition et mutualiser ces outils auprès des pouvoirs publics, des institutionnels de l’emploi et des acteurs de la formation initiale et continue ».

Le chantier est vaste, mais sa réalisation est indispensable afin que la transition énergétique se fasse rapidement. En première ligne du défi climatique, il nous faut des professionnels bien formés aux métiers d’aujourd’hui et de demain. Ainsi, dans l’avant-propos du Shift Project, Jean-Marc Jancovici illustrait : “s’il faut rénover le bâtiment, on comprend tout de suite que l’on va avoir besoin de maçons, de charpentiers, (..) de chauffagistes“.  Avec cet exemple, on comprend que la transition écologique est une problématique qui affecte l’ensemble de la société, et de nombreux secteurs professionnels. Un constat qui explique justement que le ministre de la Transition écologique et solidaire, soit également ministre d’Etat…

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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