Jean-Bernard Lévy bientôt confirmé à la tête d’EDF

Jean-Bernard Lévy bientôt confirmé à la tête d’EDF

L’Elysée a fait savoir ce jeudi 14 février 2019 qu’il envisageait de « renouveler M. Jean-Bernard Lévy en qualité de Président-directeur général d’Électricité de France (EDF) ». Un choix qui signe l’accord de points de vue entre l’énergéticien et son principal actionnaire, l’Etat. En attendant l’Assemblée générale de cet été, l’électricien a présenté ses résultats financiers. De bonnes performances portées par le nucléaire, alors que les émissions de CO2 du groupe sont à leur « plus bas historique ».

Des défis relevés avec succès par Jean-Bernard Lévy 

Le poste de PDG d’EDF est toujours très convoité.  Ainsi, aucun dirigeant n’a réussi à faire deux mandats depuis Marcel Boiteux (1979-1987). Jean-Bernard Lévy est en passe de réussir ce tour de force grâce à la confiance renouvelée de l’Etat. Homme classé à droite (il a notamment travaillé au sein du cabinet de Gérard Longuet), Jean-Bernard Lévy a été nommé par François Hollande en 2014 et s’apprête donc à recevoir l’onction présidentielle pour la seconde fois, sous la présidence Macron. Une réussite personnelle qui s’explique par un bilan jugé positif, dont peut se prévaloir l’entreprise depuis plusieurs années.

Cinq années plus tard, le patron d’EDF peut effectivement se targuer d’un bon bilan. Le chantier d’Hinkley Point a démarré, celui de Flamanville est sur le point de se conclure, et un accord de fermeture avec l’Etat a été conclu pour Fessenheim. Pourtant, depuis quelques années, EDF doit faire face à une concurrence accrue des fournisseurs alternatifs…

EDF au cœur de la transition énergétique

Ces nouveaux défis sont liés à l’évolution d’un secteur de l’énergie qui participe grandement à la transition écologique. Pour EDF et son patron, la transition énergétique française doit s’appuyer sur un parc nucléaire important qui se modernise afin de durer plus longtemps. En 2018, Jean-Bernard Lévy assurait aux députés que « la production d’électricité nucléaire constitue l’un des rares avantages compétitifs de notre pays, au service des entreprises et du pouvoir d’achat, et c’est l’existence du parc nucléaire qui permet à notre pays d’émettre presque deux fois moins de dioxyde de carbone par habitant que nos voisins allemands ». EDF mise donc sur l’atome et semble avoir convaincu le gouvernement au regard de la Programmation plurianuelle de l’énergie présentée il y a quelques semaines de cela.

La confiance renouvelée de l’Etat vis-à-vis de Jean-Bernard Lévy est également la preuve d’une stratégie payante pour un groupe désireux de miser sur différents types d’énergie. En effet, EDF a lancé trois plans stratégiques en 2018 : un Plan Solaire, un Plan Stockage Electrique et un Plan Mobilité Électrique. Trois initiatives d’envergure qui illustrent la volonté de contribuer pleinement à une transition énergétique, dont l’une des priorités est de produire de l’électricité bon marché et décarbonnée.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • L’Autorité de sûreté nucléaire met en garde contre la perte de compétences

    C’est le message le plus stratégique et le plus structurant pour le secteur, qu’a voulu faire passer Bernard Doroszczuk, nouveau président de l’autorité de sûreté nucléaire française (ASN). Il faut en effet « mobiliser l’ensemble du secteur nucléaire autour de la perte de compétences ». Non pas une perte de compétence liée à l’incapacité des ingénieurs et des designers à concevoir ou à exploiter des usines ou des réacteurs, mais des « difficultés industrielles » à faire réaliser des travaux basiques tels que les soudures, le génie civil, les interventions électro-mécaniques ou même des opérations de contrôles non-destructifs (sans prélèvement sur les équipements).

    Le président de l’ASN signale ainsi que les difficultés rencontrées lors de la construction du réacteur EPR à Flamanville-3 ou même lors de grands travaux majeurs, tels que le programme Grand Carenage d’EDF qui vise à améliorer les réacteurs du parc nucléaire pour leur permettre de dépasser les 40 ans de durée de vie, sont concernés par cette perte de compétences de base.

    Deux autres messages importants ont été délivrés.

    D’abord, la nécessaire anticipation dans le secteur et la cohérence de la filière. Il estime que l’ASN doit stimuler la cohérence du cycle du combustible, dans le cadre de la préparation du nouveau plan national de traitement des déchets et des matières nucléaires, ou PNGMDR, qui sera débattu cette année. Mais qui doit aussi être cohérent avec la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui vient d’être présentée le 25 janvier et ses implications pour le cycle nucléaire. Par exemple, a-t-il insisté, l’utilisation de MOX (mélange d’oxydes de plutonium et d’uranium) dans le parc de 1 300 MW prendrait au moins dix ans, et cela doit donc être anticipé.

    Ensuite, il a insisté sur la nécessité pour les opérateurs de maintenir des marges de sécurité, dans le contexte de vieillissement des installations, mais aussi pour les constructions neuves, ajoutant que l’ASN serait attentif à ce sujet.

    https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/lautorite-de-surete-nucleaire-met-en-garde-contre-la-perte-de-competences-63415/

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