PPE : le nucléaire est une énergie prometteuse pour Emmmanuel Macron

PPE : le nucléaire est une énergie prometteuse pour Emmmanuel Macron

PPE macron nucléaire

Le 27 novembre 2018, le président Emmanuel Macron et François de Rugy, le ministre de la Transition écologique et solidaire, ont présenté la nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Ce document stratégique correspond à la feuille de route pour la politique énergétique française des 10 prochaines années. Avec la montée en puissance des énergies renouvelables, quelle sera la future place de l’énergie nucléaire ? Pour préparer le déploiement des EPR à grande échelle, un programme sera présenté par EDF en 2021… 

L’atome, une solution prometteuse pour Emmanuel Macron

Conformément à ses engagements présidentiels, Emmanuel Macron va diminuer la part du nucléaire à 50% du mix électrique. Toutefois, selon le chef de l’Etat, “réduire la part du nucléaire, ce n’est pas renoncer au nucléaire“. L’atome reste à ses yeux une technologie “prometteuse“, et l’EPR “doit faire partie du bouquet technologique pour demain“. Néanmoins, aucune décision ne sera prise concernant les nouveaux EPR en France avant 2021. Entre temps, le président souhaite qu’EDF propose un dossier complet pour un EPR Nouveau Modèle, “en prenant des engagements sur le prix, pour qu’ils soient plus compétitifs”.

Dans une interview au Figaro le 2 décembre 2018, le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, résume: “La PPE donne trois ans à EDF, jusqu’en 2021, pour démontrer la pertinence économique d’une filière de nouveaux réacteurs EPR“. Parallèlement, le président de la République insiste aussi sur la nécessité d’investir dans la recherche nucléaire. Récemment, le Commissariat à l’énergie nucléaire (CEA) a justement confirmé son implication dans les travaux sur la quatrième génération : le projet ASTRID (Advanced Sodium Technological Reactor for Industrial Demonstration).

Nucléaire : une énergie décarbonée qui reste compétitive face aux ENR

Avec cette PPE, le président de la République s’aligne sur les recommandations du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC). Le groupe de travail, composé de 90 chercheurs, a publié dans son dernier rapport plusieurs scénarios pour lutter contre le réchauffement climatique. Et dans presque toutes les hypothèse, l’énergie nucléaire demeure l’un des principaux leviers pour réduire la production de gaz à effet de serre. Ainsi, au regard de la lutte contre le réchauffement climatique, le nucléaire est une chance pour la France. C’est notamment grâce à lui que la France “fait partie des 6 pays ayant déjà atteint l’objectif fixé par le GIEC(1) pour la décarbonation de leur électricité en 2050” souligne Orano.

Concernant la compétitivité du nucléaire, certains prennent en exemple la tête de série d’Hinkley Point, afin de souligner les progrès des énergies renouvelables. Pourtant, le président d’EDF, Jean-Bernard Lévy, reste serein. Interrogé sur France inter le 1er décembre 2018, il explique : “il faut regarder les coûts complets (…) il faut regarder l’électricité telle qu’elle est consommée et pas seulement telle qu’elle est produite ! Il faut regarder les coûts du stockage“. D’ailleurs, outre les Anglais, les Indiens aussi reconnaissent les mérites de l’EPR. En effet, un accord technique a été signé en début d’année pour la construction de 6 réacteurs.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
mar 6 Déc 2016
L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a donné lundi 5 décembre son accord de principe pour le redémarrage de 8 des 12 réacteurs nucléaires français encore concernés par des contrôles de sûreté. L'ASN a jugé que les anomalies présentées par les…
lun 9 Nov 2015
Alors que l’exposition consacrée au 70ème anniversaire du CEA vient de s’achever, que faut-il retenir de l’établissement public ? De l’industrie nucléaire aux énergies alternatives, cette institution est aujourd’hui considérée comme un pilier de la recherche énergétique mondiale. (suite…)
lun 20 Jan 2014
Le directeur de la centrale nucléaire de Penly peut être satisfait de l’exercice 2013 : en plus d’avoir reçu une appréciation globalement positive sur le plan de sa sûreté (l’ASN la juge « satisfaisante »), la centrale normande a atteint son meilleur niveau de…
mer 30 Mar 2016
Dans un sondage réalisé par OpinionWay pour Tilder et LCI, on apprend que 62 % des Français refusent d’abandonner le nucléaire. En France, l’énergie atomique représente plus de 220 000 emplois et assure 76 % de notre consommation d’électricité en émettant…

COMMENTAIRES

  • En réponse au publi-reportage de la Sfen :

    Scénarii du Giec P54/112

    “Part comparée des énergies renouvelables et nucléaire à horizon 2020 à 2050” :

    Colonnes de droite :

    – en énergies primaires (Table 2.6)

    – et en électricité (Table 2.7)

    http://report.ipcc.ch/sr15/pdf/sr15_chapter2.pdf

    On voit clairement les secteurs réellement prometteurs !

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  • Michael Shellenberger est un lobbyiste nucléaire, il n’apporte donc pas une vue globale précise et objective.

    Le secteur nucléaire ne se développe le plus souvent pas pour sauver le climat si vous analysez de manière plus objective et scientifique sont évolution :

    – ni historiquement

    – ni du fait qu’il n’a plus le temps de représenter une part significative alors qu’il ne reste que 12 ans environ pour amorcer un virage significatif et que même les renouvelables + efficacité énergétique etc ne vont pas assez vite mais qu’il faut agir sur de nombreux leviers à la fois donc le discours binaire est largement dépassé

    – il s’implante sans justification climatique dans de nombreux pays où il n’apporte pas une efficacité notoire comme par exemple au Moyen-Orient, des pays d’Afrique etc où le solaire et/ou éolien entre autres ne manquent pas et sont à moindre coût ou qu’il vient remplacer par exemple une ressource gaz (Emirats etc) alors qu’il est plus efficace en remplacement du charbon.

    – Taïwan comme le Japon sont les 2 seuls pays où du fait de l’industrie et situation locale les prix des renouvelables sont élevés ce qui explique que le nucléaire peut y trouver une justification économique temporaire mais les prévisions sur les 3 décennies à venir et comme le lien plus haut du Giec le rappelle laissent une place très minoritaire au nucléaire pour jouer un rôle vraiment significatif et assez à temps en faveur du climat.

    – le monde a changé de même que les armements, types de risques et d’attaques etc et le nucléaire se positionne le plus souvent sans lien direct avec le climat mais dans des zones géographiques durablement instables donc l’aspect “marketing” de prétendre sauver le climat n’est souvent pas la raison de fond mais par contre on ajoute des risques élevés pour l’avenir qui auraient pu être évités et qu’il faudra assumer.

    Poutine et Rosatom par exemple ne s’embarrassent pas du climat alors que Rosatom représente 60% du marché mondial.

    – c’est la génération 3 et 3+ qui se développe alors que si l’on veut réduire la durée des déchets de plus de 100.000 ans à quelques 300 ans à une génération qui n’est pas assez prête ni économiquement viable à l’heure actuelle çà reporte à des dates sans intérêt pour le changement climatique en cours qui nécessite d’agir très rapidement et alors que les renouvelables vont voir leur prix encore baisser fortement et que l’approche de l’énergie va se faire de manière de plus en plus décentralisée avec les technologie actuelles et de stockages.

    – par ailleurs on développe Iter donc çà fait beaucoup de dispersions et d’options qui n’arrivent pas à la période où l’on en a le plus besoin pour le climat, c’est donc une fois encore pus le marketing d’un lobby d’utiliser cet argument de manière généralisée.

    – les scientifiques de l’Université du Sussex (UK) ont par ailleurs dressé un tableau détaillé global des interdépendances industrielles entre les infrastructures nucléaires civiles et militaires dans le monde qui confirment l’inadéquation avec les motifs climatiques :

    http://www.sussex.ac.uk/spru/newsandevents/2018/findings/nuclear_infrastructures

    .

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  • @Energie+
    De toute façon, pour vous, tous ceux qui appellent à un développement du nucléaire civil (de nombreux pays, dont les Pays Bas et la Pologne récemment, l’Académie de Médecine et des Sciences …). , sont des lobbyistes du nucléaire. Un peu facile, non ?

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  • @ Dan :

    Comme je vous l’ai souvent indiqué vous citez trop souvent des liens de sites de lobbying. Cà n’a pas de valeur scientifique, technologique et économique objective ou fiable.

    Regardez entre autres la biographie de Michael Shellenberger tout son parcours est celui d’un activiste, il ne s’en cache pas. Tous les gens du secteur de l’énergie le savent.

    De même concernant l’article de JP Riou, ce dernier est auteur de lemontchampot blogspot.com un site anti-éolien.

    La plupart du temps c’est n’importe quoi vos sources. Plutôt que de faire des remarques par principe, prenez le temps d’approfondir et de chercher des sources plus fiables et indépendantes çà relèvera le niveau pour les autres lecteurs et çà m’évitera de perdre chaque fois mon temps à répondre à des banalités.

    Vous prétendez vouloir lutter contre le CO2 mais vous n’arrivez pas à vous extraire du débat binaire nucléaire/renouvelables alors que vous pouvez constater que l’on est toujours à la génération nucléaire 3 et 3+ et ses déchets de plus de 100.000 ans et elle n’arrive plus à être compétitive et que dans le meilleur des cas sa part sera négligeable et dans tous les cas insuffisante en temps utile et même à horizon 2050 alors qu’il faut réduire les émissions bien avant si on veut éviter l’emballement et perte de contrôle des émissions.

    Même les renouvelables qui vont représenter un part très supérieure ne vont pas assez vite.

    Et quant à réduire les déchets nucléaires que l’on va commencer à disséminer on ajoute un autre problème et devons passer à la génération suivante donc plus tard et à des coûts encore supérieurs. C’est une chose de faire du marketing mais là nous sommes obligés d’avoir des solutions “concrètes”. Elles n’ont rien d’universel concernant le nucléaire et c’est hors timing en termes climatiques.

    Il ne faut pas perdre de vue qu’il n’y a pas que l’électricité ni les énergies primaires à traiter mais qu’il y a lieu d’agir sur l’ensemble des leviers les plus efficaces dans un minimum de temps.

    Ici et comme toujours en France le nucléaire ne cesse de faire du marketing pour des intérêts bien établis alors qu’il a été à l’origine d’une gabegie énergétique et de pertes de temps dans les autres secteurs dont renouvelables et efficacité énergétique, alors comme je le fais pour le secteur du bois ou des agrocarburants j’en rappelle régulièrement les limites sauf quand il est objectif.

    Un exemple concernant EDF, alors qu’il existe parmi d’autres des solutions de couplage très durables pompe à chaleur + solaire qui ont des Cop de 7 à 10 ce dernier lance une prime « Coup de pouce » pour aider à remplacer sa chaudière au fioul par une pompe à chaleur (de Cop et durée de vie bien inférieurs). Il abondera à hauteur de 50 % la prime « Coup de pouce économie d’énergie » mise en place par le gouvernement, permettant aux ménages les plus modestes d’obtenir une prime de 4 500 €, et 3 000 € pour les autres, versée après la fin des travaux. Le groupe proposera aussi une offre de -15% sur la première année du contrat d’entretien de la pompe à chaleur, s’il est pris avant le 31 décembre 2019, via sa filiale CHAM. Cette prime est cumulable avec d’autres aides comme le CITE et l’éco-prêt à taux zéro”

    EDF a son réseau en France et fait toujours la promotion de produits qui ne sont pas les plus performants du marché.

    On est encore dans le marketing et pas dans l’objectif de proposer les meilleures solutions et produits.

    On prétend aider des gens pauvres, en fait on les incites à consommer des produits qui arrangent le producteur EDF et qui ne sont pas les plus efficients en accroissant en plus les pics de consommation et ensuite EDF dira qu’il lui faut ouvrir des centrales nucléaires pour répondre aux pics de consommation qu’il a lui même généré…

    C’est pareil dans le domaine du tabac et du vin. On sait que c’est néfaste mais les producteurs font tout pour contourner les obstacles et vendre quelles que soient les conséquences qu’ils n’assument jamais.

    Un peu comme Renault ou Peugeot qui font des véhicules électriques d’1,5 tonne mal profilés et après on s’étonne que l’autonomie électrique est réduite et les coûts trop élevés pour de nombreuses personnes et çà génère des crises comme celle des gilets jaunes.

    On sait pourtant techniquement faire des véhicules électriques légers à coûts raisonnables et avec une bonne autonomie comme on en trouve sur d’autres marchés, on trouve même des prolongateurs d’autonomie portables (à mettre dans son coffre) pour ceux qui font plus de 350 km par jour mais on préfère conserver des marges.

    Résultat çà conduit à la crise des gilets jaunes (avec les dégâts durables que l’on constate et qui coûtent quelques 60 milliards d’euros par mois) qui devraient déjà pouvoir disposer de véhicules électriques à coûts raisonnables.

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