Mode : quels impacts de notre surconsommation sur l’environnement ?

Mode : quels impacts de notre surconsommation sur l’environnement ?

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Alors que les soldes d’hiver ont débuté le 9 janvier 2019, la question de l’impact de l’industrie textile sur l’environnement se pose avec acuité. À cette occasion, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (Ademe) et son président, Arnaud Leroy, rappellent que “l’habillement est le 2e émetteur de gaz à effet de serre derrière l’industrie du pétrole“. Pour renforcer la prise de conscience du plus grand nombre, elle donne quelques chiffres et exemples qui illustrent le danger de la surconsommation de vêtements.

Vers une prise de conscience des consomm’acteurs ?

En France, souvent , l’achat d’un vêtement répond plus à une envie qu’à un besoin. Pourtant, cet acte de consommation a des conséquences directes sur l’environnement. Si les transports et l’alimentation sont des secteurs où l’empreinte carbone est désormais scrutée avec vigilance par les consommateurs, celui de l’habillement est encore trop déconnecté de cette réalité. Pourtant, l’Ademe travaille depuis plusieurs mois en faveur d’une prise de conscience des citoyens, qui mutent progressivement en consomm’acteurs. Ainsi l’ouverture des soldes 2019 est l’occasion rêvée pour faire entendre un discours offensif, afin de changer le rapport à la consommation de vêtements.

L’habillement, entre le pétrole et le transport…

Interviewé sur France Inter le 9 janvier 2019, le président de l’Ademe, Arnaud Leroy, souligne ainsi l’ampleur de l’impact de l’habillement sur l’environnement. Une interventions aux micros de Mathilde Munos qui marque les esprits ! En effet, avec notamment le développement de la fast-fashion, ce secteur est désormais le second émetteur de gaz à effet de serre au niveau mondial, juste derrière les industries pétrolières. À lui seul, l’habillement génère 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre. Cela correspond environ à 2 % des émissions globales. Selon la Fondation MacArthur, c’est donc plus que les secteurs de l’aviation et du transport maritime additionnés.

Le textile consomme aussi beaucoup trop d’eau…

Fabriquer des textiles pollue. Mais c’est aussi une activité extrêmement gourmande en eau. Seules les cultures du blé et du riz sont plus consommatrices en eau que le secteur textile. Concrètement, Arnaud Leroy explique que la fabrication d’un T-shirt nécessite autant d’eau que 70 douches. Celle d’un jeans équivaut même à 250 douches. Avec des T-shirts qui sont parfois vendus entre 1 et 1,5 euro, le bas prix occulte l’impact écologique même si le coût social tend à être pris en compte surtout depuis la tragédie du Rana Plaza (Banglendesh) qui avait coûté la vie à plus de 1 100 salariés (précaires) du textile en 2013.

Un coût environnemental qui commence à être connu, attention au greenwashing !

L’industrie textile change peu à peu et l’Ademe se félicite de labels mis en place pour informer le consommateur. Toutefois, bémol important, Arnaud Leroy estime que ces labels sont rapidement devenus « une jungle » dans laquelle beaucoup de marques font du greenwashing. C’est pourquoi l’Ademe travaille notamment avec une enseigne comme Décathlon afin de simplifier l’affichage environnemental. Mieux connaître son impact environnemental pour éviter un gaspillage vestimentaire entretenu par 600 000 tonnes de vêtements mis sur le marché rien qu’en France chaque année, telle est la mission que s’est fixée l’Ademe. C’est désormais au citoyen-consommateur de s’emparer de cette problématique.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Merci et bravo à l’Ademe de nous sensibiliser sur ce sujet…
    et merci à Energeek pour la publication de cet article.

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