Electrification, ENR : la Côte-d’Ivoire en pleine transition

Electrification, ENR : la Côte-d’Ivoire en pleine transition

Côte d'Ivoire électrification

Signataire de la COP 21 en décembre 2015, la Côte-d’Ivoire s’est engagée à diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 28 % d’ici à 2030. Un vrai défi pour un pays qui se mobilise également autour d’un vaste projet d’électrification des zones rurales. Afin de respecter ses deux engagements, la Côte d’Ivoire multiplie les projets dans les énergies renouvelables avec notamment la contribution d’acteurs aussi différents que l’Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA) et Electricité de France (EDF).

Plus d’électricité…

Produire plus d’électricité tout en diminuant ses émissions de gaz à effet de serre est un défi auquel sont confrontés de nombreux pays. La Côte d’Ivoire n’échappe pas à cette nouvelle règle en tant que signataire de l’Accord de Paris. Cependant, il est peu de dire que le défi est de taille. Concrètement, il faut électrifier le pays tout en développant les énergies renouvelables, avec à la clé une diminution de près d’un tiers de ses émissions de gaz à effet de serre. Côté électrification, le gouvernement a lancé en 2015 le PRONER, à savoir le Programme National d’Electrification Rurale. L’objectif est de raccorder au réseau des 8 000 localités de plus de 500 habitants encore isolées.

Il s’agit là d’un Programme ambitieux qui a fait l’objet d’un point d’étape, ce dimanche 4 novembre 2018, de la part du ministre ivoirien du Pétrole, de l’Energie et des énergies renouvelables. Thierry Tanoh a affirmé “qu’à fin 2017, nous étions à 4 600 localités électrifiées sur 8000. Je pense qu’à la fin de cette année, nous allons dépasser les 5 000 et nous devrions être en 2020, dans les délais impartis par le Président de la République”. Le Programme semble donc être sur de bons rails, tandis que le ministre se considère également satisfait des résultats de la lutte contre la fraude à l’électricité. Un mal qui doit être circonscrit dans un pays qui transforme son visage énergétique.

… issue des énergies renouvelables

Aujourd’hui, les énergies propres représentent environ 20% du mix électrique national. Tandis que l’hydroélectricité assure 19% de la production, les autres énergies renouvelables assurent seulement 1% de la production actuelle. Les 80 % restants sont générés à l’aide du gaz naturel. Le développement des énergies renouvelables a donc de beau jour devant lui, mais le temps presse afin de respecter les engagements de la COP 21.

Jouant sur ses atouts, la Côte d’Ivoire a lancé le projet d’une centrale alimentée par les déchets de cacao. En tant que premier producteur de cacao au monde, la Côte d’Ivoire est depuis longtemps confrontée à la question des déchets. Avec le soutien financier de l’Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA), le gouvernement espère faire sortir de terre une centrale d’une puissance de 60 à 70 MW en 2023 dans le sud du pays. L’huile de palme va également servir de fournisseur d’électricité dans un projet menée par le français EDF et la société ivoirienne Biokala. L’usine qui sera opérationnelle en 2020 fournira environ 288 GWh par an.

 

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Je suis dubitatif de voir EDF essayer (et réussir car EDF bénéficie d’une excellente réputation, souvent justifiée d’ailleurs) de reproduire en CI et ailleurs son modèle centralisé de production et de distribution d’énergie électrique sur un continent bien loin de réunir les conditions requises pour qu’on applique ce modèle. J’aimerais une réponse simple à une question simple : pourquoi EDF se contente-t’il de reproduire un savoir faire indiscutable (et qui peut le plus peut le moins) sans tenir compte des spécificités du pays où il propose ses services. En continuant dans cette voie, EDF va et a déja des problémes avec un autre continent: la Chine. Tout ça dans une situation, où notre champion de l’energie, s’il n’a pas développé lui-même les solutions “appropriated” ne manque pas de solutions dues à l’initiative, à la compétence et au courage d’entreprises de son propre pays (lesquels financent leur savoir-faire au travers de leurs impôts).

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