EDF veut séduire les collectivités avec son concept Smart City

EDF veut séduire les collectivités avec son concept Smart City

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Bornes de recharge, smartgrid, mobilier urbain connecté, mobilité douce… La ville de demain commence à prendre forme sur le territoire français. En effet, les collectivités sont de plus en plus nombreuses à investir dans des technologies bas carbone. Pour séduire ces villes en pleine mutation, EDF a investi dans un catalogue de services sur-mesure regroupés autour d’un concept : la Smart City. La promesse ? Mettre en œuvre des solutions innovantes pour dessiner un espace urbain connecté, éco-responsable et alimenté en énergie bas carbone.

Plus connectée, mieux encadrée et axée sur une logique de smart grid, la consommation électrique en zone urbaine est entrée dans une nouvelle ère. Pour les collectivités locales, l’enjeu est complexe : répondre aux attentes des usagers et respecter la législation anti-pollution tout en limitant le montant de la facture énergétique.

C’est pour accompagner ces problématiques émergentes qu’EDF a lancé son concept Smart City : une offre dédiée aux collectivités territoriales et aux bailleurs sociaux qui s’intègre dans une logique de développement durable de l’espace urbain. Pour EDF, il s’agit de dépasser la seule fourniture d’énergie afin d’accompagner, en tant qu’expert, la mise en place des nouvelles modalités de consommation de l’énergie en ville : bornes de charge pour les véhicules électriques (Izivia – ex-Sodetrel), refonte de l’éclairage public (Citelum), rénovation énergétique des bâtiments publics (Dalkia), suivi connecté de la consommation générale de la ville, intégration d’électricité verte dans le mix local…

Autant de services à la carte auxquels les collectivités peuvent souscrire auprès d’EDF pour faire baisser leur facture énergétique annuelle. Le salon des maires et des collectivités qui aura lieu à la Porte de Versailles du 20 au 22 novembre 2018, sera d’ailleurs probablement un moment décisif pour convaincre les décideurs publics de la pertinence de ces solutions pour accroître la résilience de leur territoire au réchauffement climatique.

Le Plan Mobilité Electrique d’EDF

L’un des axes principaux d’EDF pour développer son concept de Smart City, c’est bien sûr l’implantation de bornes d’alimentation pour les véhicules électriques. Alors que les voitures hybrides et électriques progressent doucement sur le territoire français, l’énergéticien ambitionne de devenir le premier exploitant de réseau de bornes électriques. Pour cela, EDF propose aux collectivités locales de les accompagner dans la mise en place de bornes électriques pour soutenir la mobilité douce.

Parallèlement, le Plan Mobilité Electrique prévoit l’installation de 75 000 bornes électriques d’ici 2022. A l’heure actuelle, EDF, via sa filiale Izivia (ex-Sodetrel), exploite déjà 5 000 bornes électriques en France, dédiées au rechargement des véhicules propres. L’énergéticien propose une offre complète : l’installation des bornes de charge ainsi que la fourniture en électricité.

Depuis 2007, EDF a multiplié les partenariats en recherche et développement avec plusieurs constructeurs automobile : Toyota, Renault et Nissan. Des investissements qui doivent désormais porter leurs fruits : dès 2019, EDF proposera des services de « Smart Charging » pour optimiser la charge des véhicules électriques.

Des idées de Smart City pour les bailleurs sociaux

L’un des autres axes prioritaires pour EDF avec son concept de Smart City, c’est l’accompagnement des bailleurs sociaux. Pour lutter contre la précarité énergétique, EDF a mis en place de nouvelles solutions connectées afin de réduire la facture électrique des foyers les plus modestes, notamment en ce qui concerne les dépenses de chauffage. Ainsi, lors du congrès de l’Association représentant les Centres Communaux et Intercommunaux d’Action Sociale du 15 octobre 2018 , Nicolas Clodong d’EDF Ile-de-France a encore souligné l’importance n’oublier personne dans la transition écologique.

Par ailleurs, l’énergéticien propose un service sur-mesure en réalisant lui-même le diagnostic énergétique des bâtiments. Le but ? Identifier les travaux nécessaires pour enrayer la déperdition d’énergie dans les vieux bâtiments et faire diminuer la consommation d’énergie des habitations. En complément, EDF a aussi mis en place l’outil digital Di@lege qui permet aux bailleurs sociaux de suivre en ligne la consommation d’énergie de leurs bâtiments mois par mois. L’outil propose un historique de la consommation et une comparaison avec les années précédentes.

Autant d’arguments pour séduire les bailleurs sociaux qui représentent un marché important en matière de rénovation énergétique. D’ici 2020, la France compte 800 000 logements sociaux qui doivent être rénovés pour améliorer leur performance énergétique.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Il n’y a pas que l’aspect électrique, il y a également l’aspect thermique qui correspond à des quantités d’énergies considérables en Europe et loin d’être assez récupérées.

    De même beaucoup d’opérateurs qui disposent de chaleur peuvent compléter l’offre énergétique.

    Par exemple la RATP ou le Métro de Rennes qui utilisent les températures du sous-sol, les eaux usées et la chaleur dégagée par les voyageurs pour chauffer ou refroidir des stations et immeubles d’habitation. Cà peut concerner toutes les gares, aéroports, les rues etc.

    https://www.ratp.fr/groupe-ratp/newsroom/innovation/a-paris-un-immeuble-chauffe-grace-a-la-chaleur-de-la-ligne-11-du

    .

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  • Pour réduire le C02 plus rapidement on ne pourra éviter également le captage direct de C02.

    Les unités d’incinération (nombreuses dans le monde), et parmi bien d’autres, devraient être équipées de systèmes de récupération de C02 comme le fait notamment Climeworks.

    A Hinwil, leurs systèmes de captage sont en effet associés à une usine d’incinération de déchets et utilisent la chaleur résiduelle à hauteur de seulement 80-100°C pour la récupération du CO2 et sa fixation.

    On fait mieux avec le solaire CSP et par exemple la guanidine comme fixateur sous forme de carbonate mais le solaire CSP n’est pas disponible partout.

    L’approche de captage direct de l’air de Climeworks a plusieurs avantages par rapport à d’autres technologies : elle ne nécessite pas d’eau ou ne dépend pas de terres arables, elle a une faible empreinte physique et elle est évolutive.

    Par contre sans son unité d’Islande (projet Geco – Carbfix2) Climeworks ajoute de l’eau au gaz puis injecte le tout à 700 m sous terre. En réagissant avec le basalte le mélange se transforme en pierre en moins de deux ans.

    Ils veulent capter 1% des émissions mondiales d’ici 2025, ce qui est pas mal pour une seule start-up !

    http://climeworks.codeomega.co.uk/co2-removal/

    .

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  • Le projet Carbfix (fixation de C02) financé par l’Union Européenne dans le cadre d’H2020 (Projet ID 764760) a pour partenaires l’Université d’Islande, le CNRS Toulouse, Amphos21 à Barcelone, le Centre de nanoscience de l’Université de Copenhague et pour chef de projet Reykjavik Energy, Islande.

    Il est étendu à plusieurs sites européens et plus (Italie, Allemagne, Islande, Turquie) et les quantités de C02 fixées à ce jour sont déjà conséquentes

    https://www.youtube.com/embed/ekE7yJpDy-k

    .

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