Les ingénieurs veulent installer des data centers dans les éoliennes

Découvrez comment des centres de données flottants, intégrés aux éoliennes en mer du Nord, pourraient révolutionner l’innovation technologique.

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Les ingénieurs veulent installer des data centers dans les éoliennes
Les ingénieurs veulent installer des data centers dans les éoliennes © L'EnerGeek

L’innovation prend une tournure surprenante avec le projet ambitieux d’Aikido Technologies, qui veut installer des centres de données à l’intérieur des éoliennes offshore. En exploitant les infrastructures éoliennes flottantes situées dans la mer du Nord, cette initiative cherche à répondre à des problèmes que rencontrent les centres de données classiques : réseaux électriques saturés et pénuries d’eau, tout en s’inspirant du concept d’une île énergétique.

Une idée originale en pleine mer

Sous la direction de Sam Kanner, ingénieur et PDG basé à San Francisco, Aikido Technologies planche sur des centres de données logés dans les jambes creuses des éoliennes flottantes. Le concept est né des difficultés observées dans des régions comme la Virginie, l’Irlande et l’Arizona, où la connexion au réseau et l’approvisionnement en eau posent de gros problèmes. Les Pays-Bas connaissent aussi de longues files d’attente pour obtenir de nouvelles connexions au réseau.

Kanner mise sur le fait que ces emplacements sont moins disputés pour ce type d’installation. Il espère que le projet sera accepté parce qu’il utilise des zones géographiques généralement peu convoitées pour les centres de données.

Qui participe et où ça se passe

Aikido Technologies s’associe à plusieurs acteurs pour mener le projet. Vesta, le fabricant de turbines bien connu, fournit la turbine Vesta V‑17 qui sert de pièce centrale au prototype. L’allemande WindCORES a déjà expérimenté un centre de données en Allemagne, à Paderborn, ce qui ouvre des pistes de synergies. D’autres partenaires, comme Daniel King de la Foundation for American Innovation, jouent un rôle déterminant dans le développement de l’infrastructure liée à l’IA.

Côté localisation, les eaux du nord de l’Europe, y compris la côte de Norvège où le premier prototype sera testé avant fin 2026, ont été ciblées. Un projet ultérieur est prévu au large du Royaume-Uni vers 2028. Par ailleurs, un autre test est planifié à Shanghai dès 2025, qui combinera technologie sous-marine et éolienne offshore.

Technique et avantages

La plateforme semi-submersible imaginée par Aikido a des caractéristiques particulières. Chaque plateforme comporte trois jambes cylindriques en acier d’environ 20 mètres de profondeur, remplies d’eau douce pour le ballast. Cette configuration assure stabilité et sécurité, les serveurs étant placés dans la partie supérieure des jambes, explique Tom’s Hardware. Les connexions à goupilles permettent un transport et une construction efficaces grâce à ce que les initiateurs appellent la « flat pack technology ».

Le projet promet plusieurs avantages : accès à de l’énergie renouvelable sur place et refroidissement passif assuré par l’eau de mer. La conception vise à réduire l’empreinte carbone tout en offrant une solution compétitive par rapport aux centres de données traditionnels. Comme le dit Sam Kanner : « Nous avons cette énergie du vent. Nous avons un refroidissement gratuit. »

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