Pétrole : l'AIE plaide pour une reprise des investissements dans le secteur

Pétrole : l’AIE plaide pour une reprise des investissements dans le secteur

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Cela peut paraître paradoxale compte tenu des enjeux climatiques actuels mais l’Agence internationale de l’Energie (AIE) a bien demandé lundi 5 mars 2018 une reprise des investissements mondiaux dans le secteur pétrolier afin de garantir l’approvisionnement mondial après 2020. Selon l’AIE, la production actuelle, pourtant abondante aux Etats-Unis, serait insuffisante pour répondre à une demande en augmentation constante, et des problèmes d’approvisionnement pourraient survenir dans la prochaine décennie.

La faiblesse des investissements enregistrés ces dernières années dans le secteur pétrolier, du fait notamment de la chute des cours du brut, commence à inquiéter l’Agence internationale de l’Energie qui alerte une nouvelle fois sur les risques de pénurie dans les prochaines années. L’AIE, qui publie ses prévisions à cinq ans sur le marché pétrolier, estime en effet que la demande devrait augmenter de 6,9 millions de barils par jour (mb/j) à 104,7 mb/j d’ici 2023, alors que les capacités de production ne progressent plus assez vite pour répondre à une telle demande.

Production déclinante de pétrole et demande en augmentation

« Comme nous l’avons souligné de manière répétée, la faiblesse des investissements mondiaux reste une source d’inquiétude », a déclaré lundi 5 mars Fatih Birol, le directeur exécutif de l’agence, cité dans un communiqué. « Il faudra plus d’investissements pour compenser les champs pétroliers en déclin – le monde doit remplacer 3 millions de barils par jour chaque année, l’équivalent de la mer du Nord – tout en faisant face à la croissance robuste de la demande », a-t-il ajouté.

En effet, si les capacités de production mondiales devraient elles aussi progresser de 6,4 mb/j pour atteindre 107 mb/j à la même échéance, essentiellement grâce aux Etats-Unis, cette augmentation ne sera suffisante pour répondre à la croissance de la demande que jusqu’en 2020. Après cette date, la situation devient plus incertaine et de nouveaux investissements seront nécessaires pour encourager l’offre, précise l’AIE. Précisons qu’il n’y a pas eu d’augmentation des dépenses dans l’exploration-production en dehors des Etats-Unis en 2017, et que l’année 2018 devrait suivre la même trajectoire.

Crédits photo : Anita Starzycka

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Salut Légendat, Pour le pétrole cest le retour énergétique qui importe (combien de barils obtenus par rapport aux barils dépensés), on est passé de 1/100 à 1/10 car aujourdhui il faut chercher le pétrole en mer, en arctique ou dans les roches-mères). Ensuite il faut savoir quil y a eu deux pics (1971 et 2006) et que ces 2 pics ont eu des conséquences sur la sphère financière (fin des accords de bretton-wood et donc létalon or des monnaies pour le 1er permettant au banque de créer de la monnaie scripturale sous forme d”emprunts, crise des subprimes pour le second et donc création monétaire en masse par les banques centrales pour le 2nd le fameux QE de la fed), cétait le seul moyen de maintenir une illusion de croissance dans un monde décroissant énergétiquement. En ce moment le gros de la demande est couvert par la production du schiste américain qui nest pas rentable, les entreprises qui exploitent ces puits sont déficitaires et uniquement financées par de la dette. Larabie saoudite est au max de sa production et commence à décliner (recherche des relais de croissance via divers investissements, libéralisation des droits des femmes etc.) Pour plus dinfos à ce sujet je vous recommande les conférences de Jancovici qui expliquent ça très bien. Cdt

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