La thalassothermie se développe sur la côte d'Azur

La thalassothermie se développe sur la côte d’Azur

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Dans un contexte de transition écologique, la thalassothermie, qui consiste à utiliser l’eau de mer comme source de chaleur pour alimenter des logements, s’avère une option énergétique à la fois économique et écologique. En France, plusieurs communes de la côte d’Azur sont séduites par ce système performant qui valorise une ressource naturelle à disposition. Si Monaco a été le premier territoire à inaugurer le système de la thalassothermie, de nombreux projets français ont vu le jour depuis. Et ce n’est pas fini.

La thalassothermie : comment ça marche ?

La thalassothermie consiste à exploiter la température de l’eau de mer afin de chauffer ou de refroidir des immeubles. Le principe est un peu comparable à celui de la géothermie, sauf qu’au lieu d’aller puiser la chaleur dans une nappe d’eau souterraine, c’est la mer qui est mise à contribution. Quand l’eau est pompée dans la mer, sa température se situe entre 12°C et 25°C. L’échangeur du réseau permet de récupérer les calories de l’eau de mer et, dans le même temps, de rejeter l’eau dans la mer. Les calories ainsi prélevées sont ensuite injectées dans le réseau d’eau douce qui alimente les bâtiments. Ce transfert de calories permet soit de chauffer soit de refroidir. Le réseau d’alimentation est complété par des relais composés de pompes à chaleur pour assurer l’alimentation des différents logements. Il y a toutefois un impératif : la température est contrôlée, au moment du rejet de l’eau. Cette température ne doit pas dépasser les 6°C afin de ne pas perturber l’écosystème marin.

Comme pour la géothermie, la thalassothermie présente un avantage économique non négligeable : non seulement le système permet d’économiser de l’électricité, mais en plus son prix est stable puisque la ressource n’est pas impactée par le prix du pétrole ou du gaz. Dernier avantage : ce système de chauffage/climatisation n’émet aucune pollution.

Monaco, terre d’élection de la thalassothermie

A Monaco, la thalassothermie est utilisée depuis les années 1990. La principauté compte désormais pas moins de 70 installations de thalassothermie gérées par Dalkia (sous la marque ombrelle d’EDF Solutions Energétiques) et qui desservent des immeubles, plusieurs grands hôtels et même le palais des congrès. Si au départ, le système a surtout été choisi pour s’intégrer facilement dans le plan d’urbanisme de la ville (il ne dénaturait pas le paysage comme des infrastructures classiques), il a depuis été plébiscité pour plusieurs raisons. Outre l’intérêt économique (la thalassothermie permet de faire baisser la facture d’électricité), la principauté y a vu un moyen de limiter sa dépendance énergétique en étant capable de couvrir une partie de ses besoins. Alors que les autres pays européens ne juraient encore que par les énergies fossiles, la principauté a massivement investi dans cette énergie renouvelable.

Son expérience et son expertise dans le domaine ont d’ailleurs inspiré la France. Grâce au développement de la thalassothermie à Monaco, les experts en environnement marin ont pu constater que le système n’avait aucun impact négatif sur la qualité des milieux marins, qu’il s’agisse de la faune ou de la flore. Un argument écologique qui a fini par séduire d’autres villes du bassin méditerranéen.

Plusieurs villes du Sud déjà séduites

La côte d’Azur est une zone idéale pour développer la thalassothermie. Du fait de la forte densité de population sur la côte, le système est plus facilement rentable. Autre avantage naturel : l’absence de marée facilite la mise en place des systèmes de pompage. La ville de Sète, dans l’Hérault, a ainsi été, dès 2016, la première commune française à se doter d’une infrastructure chauffée grâce à l’eau de mer. Sète a testé ce système d’approvisionnement en chaleur pour son centre aquatique. Il a fallu installer trois pompes à chaleur fonctionnant avec l’eau de mer pour alimenter les bassins.
Autre ville de la côte d’Azur à avoir été séduite par la thalassothermie , Marseille. La thalassothermie fait déjà partie du paysage énergétique. A l’heure actuelle, la ville compte près de 2 500 logements chauffés grâce à un réseau de chaleur qui fonctionne à l’eau de mer. La centrale baptisée Massileo est gérée par EDF Optimal Solutions (une filiale de Dalkia). La ville a fait le calcul : la facture d’électricité pour la consommation de ces foyers a diminué de 30%.

Le projet de thalassothermie de La Grande-Motte

La Grande-Motte (Hérault) est la dernière ville française en date à vouloir se lancer dans la thalassothermie. Elle prévoit elle aussi de lancer le chantier de son premier réseau dans l’année. La ville vient tout juste de valider la mise en chantier d’une centrale de thalassothermie. L’appel d’offre a été lancé, et le nom de l’entreprise qui réalisera le projet sera connu en juillet prochain. Cette future installation desservira 35 immeubles du centre-ville, soit 1 900 logements. Les travaux doivent commencer dès la fin d’année 2018 pour une mise en fonctionnement de la centrale de thalassothermie courant 2020. Le projet devrait coûter près de 8 millions d’euros, et il sera financé à hauteur de 60% par une subvention de l’ADEME.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Oui c’est EdF, car c’est vendre bcp d’électricité.
    Mais oui, moins (~4x) que si on s’en servait pour chauffer.
    mais encore du nucléaire … comme si il y en avait trop ?
    Comme si à Marseille on manquait de soleil ?
    juste un peu délirant non ?

    Répondre

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