Éolien en mer : ça avance enfin pour le projet du parc Dieppe-Le Tréport

Éolien en mer : ça avance enfin pour le projet du parc Dieppe-Le Tréport

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L’Agence française pour la biodiversité (AFB) a rendu, mardi 20 février 2018, un avis favorable avec réserves sur le projet de parc éolien en mer Dieppe-Le Tréport dont la partie nord-est du périmètre est située dans le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale. Porté par le groupe Engie et ses partenaires, réunis au sein de la société EMDT, ce projet était contesté pour son impact sur la biodiversité marine de cette zone protégée.

Sélectionnée dans le cadre de l’appel d’offres gouvernemental pour l’éolien offshore de 2014, la société EMTD, dont l’actionnariat est constitué du français Engie, du groupe ibérique EDPR et de la Caisse des Dépôts, s’est engagée à développer un parc éolien en mer d’environ 500 mégawatts, au large du Tréport en Seine-Maritime. Contesté par des pêcheurs locaux pour son impact sur l’environnement et la faune marine, ce projet était suspendu depuis plusieurs semaines à la décision de l’Agence française pour la biodiversité en charge du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale. Celle-ci s’est finalement exprimée positivement sur le sujet, mardi 20 février, en donnant un avis conforme favorable « avec réserves » à la poursuite du projet.

Des évolutions favorables à la biodiversité marine

A la suite d’un premier avis négatif émis en octobre dernier par le conseil de gestion du parc naturel marin, le porteur du projet, la société Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport (EMDT) avait apporté quelques modifications au projet initial afin de mieux prendre en compte les enjeux environnementaux. L’AFB a jugé ces évolutions satisfaisantes tout en restant vigilante sur la mise en œuvre du projet et l’approfondissement permanent de la connaissance des impacts et des enjeux pour la biodiversité du site en question. « Le porteur de projet, EMDT, a en effet tenu compte de ces analyses et de ces remarques, et nous a présenté un projet permettant de mieux concilier l’indispensable développement des énergies marines renouvelables et la prise en compte tout aussi indispensable de la préservation de la biodiversité marine. Nous serons bien évidemment très vigilants sur la mise en œuvre des recommandations et réserves exprimées ce jour », explique l’AFB dans un communiqué.

« Le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale et l’ensemble des 9 parcs naturels marins français ont vocation à rester des lieux d’expérimentation des projets du futur », poursuit l’agence. Pour rappel, le projet prévoit l’installation de 62 éoliennes offshore d’une puissance unitaire de 8 MW à 17 km de Dieppe et 15,5 km du Tréport, sur une profondeur de fond marin variant de -6 mètres à -25 mètres. Avec une puissance totale de 496 MW, le parc devrait produire en moyenne 2000 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 850 000 personnes, correspondant aux deux tiers de la population de Seine-Maritime.

Crédits photo : EDMT

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Production de 2000 GWh par an, ce n’est pas sérieux : Cela correspond à près de 46 % de facteur de charge. Invraisemblable !
    De même, production équivalente à consommation de 850 00 personnes, c’est sans chauffage électrique, ni eau chaude sanitaire, ni utilisation pour la cuisson domestique.

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    • Bonjour
      Je ne connais pas le facteur de charge en mer mais dans les terres nous somme aux alentours de 30 35% sur une année donc en mer ça me paraît possible…
      Donc en envIron 230Mw en moyenne on est à un quart d un réacteur nucléaire ç très bien bon vent à vous

      Répondre
    • Votre calcul ne tient pas compte des différences de production d’un type d’éolienne à l’autre pour une même puissance initiale affichée, selon les types de vents, sites et technologies ni de l’impact de leur positionnement qui joue également sensiblement dans la production.

      Vous prenez en effet des chiffres théoriques. Leur calcul n’est donc pas forcément faux concernant la production totale annuelle.

      En outre à cet emplacement on doit se situer à un facteur de charge plutôt autour de 40% et dans tous les cas proche.

      Concernant la consommation électrique moyenne tout compris par habitant en France elle est d’environ 4900 KWh par an selon RTE 2014 sur lequel les opérateurs disent se baser dans leur document de présentation. Le nombre de foyers concerné est donc un peu plus de la moitié moindre, soit pour arrondir, assez proche des 410.000 foyers si vous comptez la consommation électrique totale des foyers.

      Enfin pour le prix qui est global il est entièrement avancé, privé et financé par le prix d’achat du MWh sur 20 ans mais s’investit également dans plusieurs sites, entreprises et emplois locaux avec les retombées induites importantes, les exportations etc en plus de ceux de la production éolienne, donc il faut y regarder de plus près avant de faire de rapides calculs sur un coin de table.

      Nous débutons dans l’éolien offshore comparé à beaucoup d’autres pays européens et de plus les procédures des anti-éoliens et les très longs délais induits ont doublé la plupart des coûts de l’éolien comme le souligne RTE lui-même et en particulier son président, donc il est normal que nous n’ayons pas encore atteint les prix bas des autres pays européens, plus avancés que nous en la matière.

      En outre il est absurde de devoir recommencer généralement quasiment toutes les procédures alors que les technologies ont évolué.

      Il est révélateur de constater que le programme électoral le plus anti-éolien était celui du FN et de Marine le Pen dont la famille a toujours entretenu de très longue date des relations étroites avec une certaine oligarchie russe et en particulier les milieux des énergies conventionnelles fossiles et nucléaire qui y sont assez prédominants et de voir Marion Maréchal le Pen aux Etats-Unis dans un congrès organisé par les lobbies des mêmes énergies conventionnelles dans lesquels sont impliqués les frères Koch (charbon), Nigel Farage (Brexit) et bien d’autres de ces énergies conventionnelles, venir chercher des soutiens pour le développement d’une “académie” de formation de politiciens en Europe.

      Faute d’arriver à être compétitif, une partie de ce secteur des énergies conventionnelles est prête à tout pour tenter de perdurer le plus longtemps possible et de sauvegarder leurs intérêts. Il semblent avoir trouvé un nouveau pion !

      https://twitter.com/marion_m_le_pen/status/851015534724493312?lang=fr

      .

      Répondre
        • Vous pinaillez sur un seul mot mot écrit un peu vite. J’ai par contre bien écris : “Le nombre de foyers concerné est donc un peu plus de la moitié moindre, soit pour arrondir, assez proche des 410.000 foyers si vous comptez la consommation électrique totale des foyers.”

          Reste à savoir le nombre moyen de personnes par foyer mais leurs chiffres tiennent la route.

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  • On a évoqué ce sujet pas loin d’une dizaine de fois.

    A qui la faute si le prix de rachat de l’électricité offshore produite sur ce site est trop élevé (Il doit être de 180 euros le MWh maxi mais pas le temps de vérifier) alors qu’il s’approche des 45 euros le MWh ailleurs en Europe. On peut citer le secteur nucléaire, la CRE souligne également les anti-éoliens qui ont fait doubler la plupart des coûts avec leurs procédures systématiques, des erreurs dans les stratégie industrielles etc.

    C’est pareil aux Etats-Unis. ils ont pris du retard et doivent faire venir des éoliennes d’Europe donc çà leur coûte plus cher.

    Vous critiquez abondamment les allemands tout comme Bachoubouzouc en les prenant pour des abrutis mais parmi leurs résultats, Siemens est actuellement leader mondial en éolien, donc tenez compte également des retombées pour l’Allemagne en plus des prix liés aux réduction d’importations fossiles qui dépassent les investissements qu’il font.

    Encore une fois vous pouvez attendre que les prix soient au plus bas et faire un appel d’offres. Vous aurez forcément en face de vous les renouvelables comme elles remportent partout les appels d’offres et de plus en plus souvent stockage inclus.

    Le problème c’est que vous achèterez ailleurs, tout comme pour de nombreux produits qui ne sont plus fabriqués en France et vous serez donc dépendant sans les retombées ni les marchés ni les entreprises.

    Il y a déjà quelques 15.000 emplois dans le seul éolien terrestre en France et 900 entreprises qui ont également d’autres activités. Vous avez également les important marchés d’export.

    Donc quand vous regardez les prix de la création d’une filière c’est forcément coûteux mais regardez les coupables et par ailleurs tenez compte de toutes les retombées positives à terme. Vous verrez qu’il n’y avait pas le choix et qu’il vaut mieux que çà coûte un peu plus temporairement mais ne pas être ni totalement dépendants ensuite ni totalement à l’écart de ces marchés.

    Et étudiez bien le lien que je poste dans un autre post plus bas avec le classement mondial des fabricants éoliens dans le monde et leurs parts de marchés.

    On peut multiplier les exemples d’entreprises qui chez nous disparaissent parce que des gens comme vous ou Bachoubouzouc ne voulaient pas voir que les choses changeaient et qu’il fallait anticiper et s’adapter.

    Je me demande comment je perds encore du temps à tenter de vous expliquer multiples liens à l’appui !

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  • Quatre géants de l’énergie, menés par Siemens Gamesa Renewable Energy SA, dominent le marché mondial éolien et représentent 54 % du chiffre d’affaires mondial 2017.

    L’offshore devrait croître de 16 % par an jusqu’en 2030 (rien que çà !), alors que Taïwan et les États-Unis vont rejoindre les principaux marchés : Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas et Chine.

    Les fabricants de turbines et d’aubes offshore, dont la plupart sont fabriquées en Europe, devraient être encouragés à ouvrir des usines aux États-Unis avec l’essor du marché national.

    Classement :

    Siemens Gamesa (la transition coûte cher aux allemands mais leur rapporte en fait au total bien plus)

    Vestas (idem pour les danois)

    Goldwind

    GE

    Enercon

    Envision

    Nordex

    Senvion

    Suzlon

    Guodian UP

    Ming Yang

    Sewind

    https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-02-26/these-four-power-giants-rule-the-world-s-growing-wind-market

    .

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