Energies renouvelables : il faut revoir à la hausse les objectifs de l’UE

Energies renouvelables : il faut revoir à la hausse les objectifs de l’UE

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L’Europe peut-elle être la championne des énergies renouvelables ? Invité à s’exprimer sur la révision de la législation communautaire en faveur de la transition énergétique (décidée par la Commission européenne en novembre 2016), le Parlement européen s’est positionné mercredi 17 janvier 2018. Il propose notamment un renforcement des objectifs établis précédemment par l’UE en matière d’énergies renouvelables. Les eurodéputés ont voté pour une part des sources renouvelables dans l’énergie consommée relevée à 35% d’ici 2030.

CleanEnergyEU : la politique énergétique avance à Strasbourg

Chargés de définir, dans un vote organisé mercredi 17 janvier 2018, la position du Parlement dans les négociations à venir avec les Etats membres sur un paquet législatif « Energie propre », les eurodéputés ont pris le parti de militer pour un engagement toujours plus fort de l’Union européenne dans la transition énergétique et la lutte contre le changement climatique. Les parlementaires souhaitent notamment imposer une part de 35% d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique de l’Union d’ici 2030. De plus, ils souhaitent que de nouveaux objectifs contraignants en matière de consommation d’énergie dans l’UE, afin de la réduire de 40% d’ici 2030 toujours.

Un soutien aux énergies propres 

L’institution strasbourgeoise s’est voulue sur ce point plus ambitieuse que la Commission. En effet, les commissaires Miguel Arias Cañete et Maroš Šefčovič n’avaient pas proposé de revenir sur l’objectif précédemment fixé de 27% d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie totale des Européens en 2030. A travers cette démarche de révision, la Commission prévoyait surtout de réformer la législation communautaire afin de lever les freins éventuels au développement des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et de la solidarité énergétique entre pays membres.

Les ONG surveillent le travail des parlementaires européens

Estimant l’objectif de 27% « trop bas pour respecter les engagements pris dans l’Accord de Paris sur le climat pour limiter la hausse mondiale des températures à 1,5 degré », l’organisation de défense de l’environnement Geenpeace a logiquement salué cette prise de position, tandis que l’ONG Climate Action Network y voit un soutien bienvenu à l’autoconsommation et une réponse direct à la « taxe soleil » instaurée en Espagne.  Le Parlement s’est posé en défenseur « des droits des citoyens à produire, stocker et consommer leur propre électricité provenant de sources renouvelables sans avoir à payer une redevance, des droits ou des taxes », a déclaré l’ONG.

La gouvernance de l’UE, les énergies renouvelables et le principe de subsidiarité

La Commission, le Parlement et le Conseil de l’UE devraient prochainement entrer en négociation afin d’établir une position commune. L’Europe devra alors réaffirmé ses ambitions pour conserver son leadership environnementales. Une mission difficile puisque la nouvelle gouvernance devra toujours respecter le principe de subsidiarité. Sur la table, plusieurs questions restent à trancher, notamment en ce qui concerne les énergies renouvelables et les biocarburants.

Crédits photo : Alexandre Prévot

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
lun 30 Jan 2017
Souvent critiquées pour leurs coûts trop élevés, les énergies renouvelables traditionnelles bénéficient depuis plusieurs années de larges progrès technologiques leur permettant d'abaisser de manière significative leur coût de production. C'est notamment le cas de l'éolien terrestre, des centrales solaires et de la…
jeu 28 Jan 2016
Selon le secrétaire général du ministère de l’Energie, Abderrahim El Hafidi, le Maroc produira bientôt l’énergie éolienne à des prix très compétitifs. Avec un mégawattheure estimé entre 25 et 30 dollars, le royaume compte désormais sur les énergies renouvelables pour assurer…
ven 3 Juin 2016
La période du 30 mai au 5 juin est consacrée au développement durable en Europe. Cette 14ème édition s’inscrit notamment « dans la continuité de la COP21, [et] portera sur "la mobilisation citoyenne et la lutte contre le réchauffement climatique" » dans…
jeu 7 Juil 2016
L’Europe est à l’aube d’une nouvelle ère basée sur l’utilisation massive des énergies renouvelables. C’est en substance l'une des conclusions du "New Energy Outlook 2016", publié en juin par l’agence américaine Bloomberg New Energy Finance. Selon les experts qui ont…

COMMENTAIRES

  • A noter :

    La Norvège compte rendre tous ses vols court-courriers électriques d’ici 2040. Tous les vols d’une durée maximale de 1,5 heure peuvent être effectués par des avions entièrement électriques.

    Des compagnies telles qu’Airbus, Boeing et Siemens soulignent que des avions électriques transportant jusqu’à 70 passagers sur des vols court-courriers seront disponibles d’ici dix ans et easyJet collabore avec la start-up américaine Wright Electric pour aider à développer cette technologie. Wright Electric a déclaré qu’il vise à ce que chaque vol court soit électrique d’ici 20 ans, réduisant ainsi les coûts pour les passagers à un niveau beaucoup plus bas.

    Avinor et Norges Luftsportforbund (Association norvégienne de l’aviation sportive) se sont associés à Widerøe et SAS pour mettre en place un projet de développement long terme pour les avions électriques et ont demandé que la Norvège soit un centre d’essai et d’innovation pour le développement des avions électriques.

    La Norvège est en mesure de tirer parti de l’abondance de ses rivières et de ses chutes d’eau pour produire la majeure partie de son électricité à partir de l’hydroélectricité. Elle pourrait devenir le premier pays entièrement électrique au monde avant 2050.

    http://www.independent.co.uk/environment/norway-short-haul-flights-electric-deadline-no-fossil-fuels-climate-change-a8165526.html

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  • eNow est une société américaine spécialisée dans les systèmes de gestion d’énergie solaire pour l’industrie du transport commercial. Canadian Solar est actionnaire à 10 % d’eNow et accélérera l’expansion et la croissance des solutions d’énergie mobile photovoltaïque (PV). Le système de gestion de l’énergie solaire pour les véhicules commerciaux aidera à réduire la consommation d’énergie et les émissions de CO2 pendant la marche au ralenti des moteurs, et pourra également alimenter les systèmes auxiliaires des véhicules.

    Fondée en 2011 à Providence, Rhode Island, eNow conçoit, développe et fabrique des systèmes d’énergie solaire pour les industries du camionnage commercial, des véhicules récréatifs et de la marine. Au cours des dernières années, la société a fait de grands progrès dans l’industrie du transport, notamment des partenariats avec des chefs de file de l’industrie tels que Dometic Group, Mitsubishi Fuso, Freightliner, Navistar, IdleAir et Vanner. La solution solaire eNow est vendue par l’intermédiaire des équipementiers et des revendeurs.

    https://enowenergy.com/

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  • De même que les plus de 39 millions de voitures rien qu’en France !

    Ce n’est plus hors de portée technologique ni économique avec notamment une hausse du C02 mais çà nécessite aux véhicules classiques de perdre du poids et de gagner en aérodynamisme comme commencent à le faire beaucoup de concepteurs automobiles plus avancés que les autres :

    https://www.lightyear.one/

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        • Sans compter que l’élévation du niveau de la mer “barystatique” est plus importante que l’élévation moyenne mondiale du niveau de la mer “géocentrique”, autrement dit l’impact de la fonte des glaces est plus important que prévu

          http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/2017GL075419/full

          On a connu çà aussi mais Contrepoints oublie que c’était “moins construit” aux abord des côtes au temps des dinosaures et il faut demander aux agriculteurs du monde entier et entre autres à l’Inra ce qu’ils pensent des impacts complets du changement climatique sur leurs productions…

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          • Pour info : Christian Gérondeau qui multiplie les erreurs et prétend que le réchauffement climatique s’est arrêté en 98 lol écrit dans “Contrepoints” (je cite) “Le dossier est uniquement abordé sous l’angle du climat et non de l’énergie”

            Il ne connaît sans doute pas et parmi bien d’autres le Center for International Climate Research (Cicero) et réseau associé concernant l’énergie et le climat actif depuis des années :

            “CICERO conducts research on how emissions from the energy sector contribute to climate change, how these emissions can be reduced, and how climatic changes affect the demand and supply of energy.”

            http://cicero.uio.no/en/posts/platform/energy

            Allez encore un effort Dan il ne vous reste bientôt plus que Madame Soleil comme référence sur le climat et l’avenir de l’énergie !

          • Enfin comme le précise Christian Gérondeau dans “Contrepoints” nous pourrons profiter de la “végétation luxuriante” et des températures de plus de 55°C, idéales comme chacun sait pour le monde de l’agriculture, de même que pour les pêcheurs les zones désertiques océaniques qui s’étendent avec le réchauffement des eaux de surface comme 10 ans d’observations spatiales du satellite SeaWifs l’ont démontré…

            http://cicero.uio.no/en/posts/klima/a-wet-hot-future

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          • Modérez vos certitudes quant aux conséquences de l’évolution du climat et du taux de CO2 dans l’atmosphère sur les cultures et sur la pêche. Il reste encore beaucoup d’incertitudes. http://www.persee.fr/doc/medit_0025-8296_2003_num_100_1_3294
            Sur l’impact de nos efforts pour réduire nos émissions, il est aussi difficile d’en prédire globalement les résultats, et si nous suivons les théories de JEVENS (selon son fameux paradoxe), la baisse du P.I.B. mondial serait ce qui y a de plus efficace. Ce qui condamnerait automatiquement le monde à la récession et à l’appauvrissement, donc des conséquences catastrophiques pour les pays les moins avancés. Serait-ce souhaitable ?

          • Je ne sais pas dans quel secteur ni quel job vous êtes mais si vous en êtes encore au paradoxe de WS Jevons dont je vous invite à réétudier les travaux et voir le décalage avec les évolutions récentes et à citer des résumés scientifiques plus que partiels que vous ne lisez pas entièrement, je comprends mieux pourquoi vos interventions sont si souvent éloignés des réalités et par ailleurs des études les plus pointues et récentes.

            Lisez mieux votre texte et complétez ces infos avec l’ensemble des récents travaux concernant notamment l’Antarctique et vous comprendrez mieux pourquoi votre analyse est hâtive et globalement erronée.

            On ne parle pas de certitudes mais de faits scientifiques de plus en plus étayés et confirmés.

            Vous n’allez pas contester la montée globale du niveau des océans j’espère.

            Extraits pour ne faire trop long :

            Votre texte indique bien :

            “If the losses of the Antarctic Peninsula and parts of West Antarctica continue to increase at the same rate they’ve been increasing for the last two decades, the losses will catch up with the long-term gain in East Antarctica in 20 or 30 years — I don’t think there will be enough snowfall increase to offset these losses.”

            “The good news is that Antarctica is not currently contributing to sea level rise, but is taking 0.23 millimeters per year away,” Zwally said. “But this is also bad news. If the 0.27 millimeters per year of sea level rise attributed to Antarctica in the IPCC report is not really coming from Antarctica, there must be some other contribution to sea level rise that is not accounted for.”

            Et pour faire court des analyses plus récentes complètent :

            Unfortunately, this study doesn’t change the fact that sea level rise has been accelerating since around 1870. Actually, it suggests that Antarctica’s ability to slow that rise is decreasing due to alarming trends in coastal mass loss. For instance, in East Antarctica, Totten Glacier is losing enough mass on its own to balance mass gains in an area larger than Texas.

            Andrew Shepherd, a glaciologist at the University of Leeds in the UK who was an author of one of the recent studies cited above finding net Antarctic mass loss, puts it this way :

            Zwally and his team have tried to account for snowfall, which masks changes in the thickness of the polar ice sheets. It’s right to attempt this, but in places where nothing much happens – like the interior of Antarctica, which is a vast desert – it’s really quite difficult to be sure that snowfall can be simulated with enough precision to detect ice imbalance. Fortunately we now have many different ways to examine Earth’s ice sheets – from space and on foot.

            I also reached an author of the other study cited above finding a net mass loss using GRACE — geoscientist Christopher Harig of Princeton University. Harig defended the GRACE measurements and the finding that Antarctica is losing mass, and said that a key part of the difference between his research and the new study involves how researchers handle something called “glacial isostatic adjustment” or GIA, which refers to the rising of land as the weight of ice has been removed from it since the last ice age.

            The ice sheet has a long history of expanding and shrinking — a finding that indicates the ice sheet may contribute substantially to global sea level rise as Earth’s climate warms. The new results came from geophysical and geological data collected during the first-ever oceanographic survey of East Antarctica’s Sabrina Coast. The glaciers in this region may be particularly susceptible to climate change because they flow from the Aurora Basin, a region of East Antarctica that mostly lies below sea level.

            “The notion that increased accumulation in East Antarctica will at least partly offset increased ice outflow has long been discussed,” said Ted Scambos, an Antarctic expert at the National Snow and Ice Data Center in Boulder, Colo., by email. “The problem is that in the long term, if the Earth warms, the ice sheets shrink. The compensation effect does not last.”

            The Sabrina Coast, and nearby Aurora Basin, are particularly important because regional glaciers are presently thinning and retreating as nearby ocean waters warm. If the ice sheet in the Aurora Basin melted, global sea levels would rise more than 3-5 meters (10-15 feet).

            According to the team’s data, ice advanced from the Aurora Basin and retreated back again at least 11 times during the first 20 million years of the ice sheet’s history. Researchers also found that the young ice sheet was much wetter than it is today, with meltwater from the surface flowing into a network of channels beneath the ice. These channels were eroded into the rock below the ice, leaving distinctive formations known as “tunnel valleys.” This dynamic time for East Antarctic glaciers occurred when atmospheric temperatures and atmospheric CO2 levels were similar to or higher than present day.
            tunnel valleys

            The seismic data collected by the researchers shows geological formations made in layers of seafloor by glaciers. Tunnel valleys are a type of formation made by meltwater that flowed from a glacier and eroded the underlying rock. They indicate that the East Antarctic Ice Sheet was a much wetter system millions of years ago. Sean Gulick/The University of Texas at Austin

            “We shouldn’t view this as one ice sheet that suddenly grew to its present size, but rather one that was a transient ice sheet that expanded every couple million years or so,” Gulick said.

            https://news.utexas.edu/2017/12/13/east-antarctic-ice-sheet-has-history-of-instability

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