Japon : relance de deux réacteurs nucléaires Tepco

Japon : relance de deux réacteurs nucléaires Tepco

japon-autorite-regulation-japonaise-reacteurs

Plus de six mois après avoir relancer officiellement son cinquième réacteur (le 6 juin 2017), le Japon poursuit lentement mais surement son retour sur la voie du nucléaire. L’autorité de régulation japonaise (NRA), seule apte à autoriser le redémarrage des réacteurs, a annoncé mercredi 27 décembre 2017, avoir donné son feu vert définitif à Tepco pour relancer deux de ses réacteurs de la centrale de Kashiwasaki-Kariwa dans le nord-ouest du pays. Une première pour cet opérateur énergétique, propriétaire de la centrale de Fukushima victime d’un tsunami en 2011.

Si ce feu vert n’est pas synonyme de relance immédiate, plusieurs autorisations politiques étant encore nécessaires, il constitue néanmoins un pas encourageant sur le plan technique pour la compagnie nipponne Tokyo Electric Power (Tepco), fragilisée depuis l’accident de Fukushima. Les nouvelles réglementations de sûreté et de sécurité imposées par la NRA, considérées comme faisant partie des plus sévères au monde, imposent en effet de longs programmes d’optimisation technique, et la validation des deux réacteurs 6 et 7 de la centrale de Kashiwasaki-Kariwa apparaît logiquement prometteuse.

Le dernier mot pour les élus locaux japonais

Cette approbation, intervenant à l’issue de plusieurs semaines d’audiences publiques, vient confirmer un aval préliminaire de la même autorité début octobre 2017, et « revient à décréter que les deux réacteurs en question remplissent les nouvelles normes nationales de sûreté nucléaire », précise l’autorité de régulation nucléaire japonaise (NRA). Un motif de satisfaction pour Tepco qui devra toutefois obtenir les autorisations politiques des élus de la région, et notamment celle du gouverneur de la préfecture de Niigata sans laquelle aucun des réacteurs de Kashiwasaki-Kariwa ne pourra être relancé.

Dotées d’une forte capacité de 1.356 mégawatts chacune, les deux tranches concernées par ce feu vert sont des réacteurs dits à eau bouillante (REB ou BWR en anglais). Ils sont du même type que ceux de Fukushima Daiichi, et sont donc les premiers de cette catégorie à être autorisés dans le pays depuis 2011. Les cinq réacteurs en activité actuellement au Japon sont tous de type à eau pressurisée (PWR ou REP).

Crédits photo : Triglav

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
mer 6 Nov 2013
Le gouvernement de la Jordanie a annoncé, lundi 28 octobre, que deux entreprises russes seraient en charge de la construction et de l'exploitation de sa première centrale nucléaire. "L’entreprise russe Rosatom Overseas fera fonctionner la centrale et Atomstroyexport fournira la…
mer 26 Avr 2017
Sur un marché mondial du démantèlement de plus en plus compétitif, le groupe français EDF affiche l’ambition de devenir un des leaders de la déconstruction nucléaire à l'international, et entend pour cela s'appuyer sur son expérience dans l'Hexagone. Premier réacteur…
ven 12 Déc 2014
Si le chantier de Flamanville est le plus souvent évoqué pour les aléas de son calendrier, ce projet mené conjointement par EDF et Areva, est aussi source d'investissements et de développement économique local pour la région Basse-Normandie. Un engagement réaffirmé…
ven 8 Juin 2018
Après le lancement, au mois de mai 2018, de la première centrale nucléaire flottante par la Russie, de nombreux pays ont fait part de leur intérêt pour cette nouvelle technologie. En Asie du Sud-Est, l’une des seules régions au monde…

COMMENTAIRES

  • Selon l’Asia Times du 10.12.17 :

    “Le Japon va planifier son nouveau mix énergétique dans le courant de ce premier semestre”.

    Dans un sens à priori plus décarboné.

    “L’énergie solaire et hydroélectrique est considérée comme le meilleur moyen de ralentir la forte croissance des projets d’énergies fossiles, compte tenu notamment de l’avenir sombre du nucléaire dans le pays.”

    “Jusqu’à présent, selon le plan directeur officiel publié il y a deux ans, les énergies renouvelables, y compris solaire et l’hydroélectricité, devraient représenter entre 22 % et 24 % du mix énergétique en 2030, le charbon 26% et le gaz naturel liquéfié 27%.”

    http://www.atimes.com/article/japan-opens-possibility-increasing-renewable-energy/

    Répondre
  • Intéressante forme de stockage d’énergie en continu et à bas prix développée notamment au Japon (qui a par ailleurs comme l’Australie et d’autres un très important programme hydrogène entre autres pour l’exportation) :

    L’acide glycolique (GC = Acide hydroxyacétique ou acide hydroxy-éthanoïque) a une capacité énergétique volumétrique maximale environ 50 fois supérieure à celle de l’hydrogène gazeux, l’un des vecteurs les plus populaires de stockage d’énergie.

    Le GC peut être produit en continu à 60°C par réduction à quatre électrons de l’acide oxalique (OX), acide carboxylique largement disponible.

    Le système développé par l’Université de Kyushu convertit presque 99,8 % de l’OX avec une efficacité de conversion énergétique de 49,6%, qui peut encore être améliorée.

    (en plus le GC est un actif anti-âge et comme les japonais sont âgés çà peut trouver d’autres applications !)

    12.12.2017 Electrochemical Production of Glycolic Acid from Oxalic Acid Using a Polymer Electrolyte Alcohol Electrosynthesis Cell Containing a Porous TiO2 Catalyst

    https://www.nature.com/articles/s41598-017-17036-3

    .

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.