Fessenheim : le sort de la centrale lié à la mise en service de l'EPR de Flamanville - L'EnerGeek

Fessenheim : le sort de la centrale lié à la mise en service de l’EPR de Flamanville

Fessenheim

Malgré les pressions de Ségolène Royal qui souhaitait acter officiellement par décret la fermeture de la centrale nucléaire alsacienne avant la fin du quinquennat de François Hollande, la procédure prévue dans ce cadre ne sera enclenchée que “dans les six mois précédant” la mise en service de l’EPR de Flamanville. Réuni jeudi 6 avril 2017, le Conseil d’administration du groupe EDF a en effet voté pour que la demande d’abrogation d’exploitation soit transmise à l’Etat tout en gardant la main sur les délais.

Votée à une faible majorité dans un climat tendu, marqué par de fortes manifestations de salariés opposés à la fermeture de la centrale, la présentation de la demande d’abrogation des droits d’exploitation a bien été validée par le conseil d’administration dans le respect des dispositions prévues par la loi de transition énergétique. EDF a en effet obtenu que la fermeture de Fessenheim “soit nécessaire au respect du plafond légal de 63,2 GW, tant à la date de demande d’abrogation qu’à la date de mise en service de l’EPR de Flamanville“.

Lire aussi : EDF valide le plan d’indemnisation pour la fermeture de la centrale de Fessenheim

Selon cet accord, la demande d’abrogation indispensable au gouvernement pour valider la procédure, ne sera donc transmise que “dans les six mois précédant” la mise en service de l’EPR de Flamanville, prévue à l’horizon 2019. Le gouvernement, qui avait déjà convenu précédemment que l’avenir des deux centrales serait lié, garantit ainsi le maintien des capacités de production maximales du parc nucléaire français dans les années à venir.

Lire aussi : Fermeture de Fessenheim : Bruxelles valide les conditions posées par EDF

Le Conseil d’administration a également donné son accord pour que le PDG d’EDF signe le protocole d’indemnisation négocié avec l’Etat “au plus tard à la date à laquelle cette demande sera adressée“, précise le communiqué du groupe. Validé au mois de janvier dernier, ce protocole prévoit une part fixe initiale de 489 millions d’euros versée d’ici 2021 couvrant l’anticipation des coûts à engager après l’exploitation (dépenses de reconversion du personnel, de démantèlement, etc), ainsi qu’une part additionnel variable censée compenser le manque à gagner pour EDF jusqu’en 2041. Versée ultérieurement, cette part sera calculée en fonction des prix de marché et de la production du palier 900 MW d’EDF, hors Fessenheim, tels que constatés sur la période.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
jeu 5 Sep 2019
Alors que nous entrons dans la seconde partie du débat public sur le Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR), le sort des combustibles usés issus de l’industrie nucléaire est plus que jamais un sujet d'actualité. D'abord…
ven 11 Oct 2019
Pour l'instant, la France a renoncé au projet de réacteur nucléaire Astrid. Pourtant, le rôle de l'atome dans la lutte contre le réchauffement climatique est de plus en plus reconnu. En effet, toutes les sources d'énergie bas carbone auront leur…
lun 15 Juin 2015
Fortement dépendante des hydrocarbures pour sa production d'électricité et pressée par une volonté nouvelle de réduire ses émissions de CO2, la Tunisie envisage désormais (comme de nombreux pays arabes aujourd'hui), l'intégration de l'énergie nucléaire dans son mix électrique. Le gouvernement…
mer 25 Mai 2016
Le 24 mai, le directeur général d’EDF Energy, Vincent de Rivaz, était interrogé par les membres de la Commission parlementaire sur l'Énergie et le Changement climatique du Royaume-Uni. Au cours de ces échanges, il a notamment apporté des précisions sur…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.